Voyage à l'autre bout du monde en Land

République islamique d'Iran (1ère partie)

08:25 , 5/12/2016, Iran .. Publié dans 44 Iran .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
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L'Iran  

Point de jonction entre l'Europe et l'Asie et carrefour géostratégique de première importance, l'Iran s'est toujours trouvé sur les routes des grandes invasions asiatiques. Si les provinces occidentales et orientales du pays sont séparées par une vaste chaîne de montagnes, qui limite l'accès aux plateaux, la route de la soie reliant Bagdad à l'Asie centrale en passant par Machhad et Téhéran, fut en effet aussi bien parcourue par les pèlerins et les marchands que par les armées conquérantes.

Le relief du pays est essentiellement constitué d'un vaste et haut plateau central, ponctué de dépressions arides et d'un désert salé, encadré par de hauts massifs montagneux entre 2 000 et 4 000 m. Ce large plateau central, s'échelonnant entre 1 000 et 1 500 m d'altitude, constitue plus de la moitié de la superficie de l'Iran. En raison de conditions climatiques difficiles, il ne convient pas à une agriculture extensive. Les deux grands déserts iraniens, le Dasht-e Kavir (200 000 km2) et le Dasht-e Lut (166 000 km2), occupent en outre près d'un quart de la superficie du pays. Jadis, les importantes caravanes marchandes engagées sur la route de la soie, entre l'Asie et l'Occident, parcouraient ces vastes étendues désertiques.

Les hautes chaînes montagneuses de l'Alborz et du Zagros, qui bordent les régions côtières au nord et au sud, forment une véritable barrière entre la côte et le plateau central. La longue chaîne de l'Alborz impose ses contreforts au nord du pays. Le mont Damavand, plus haut sommet d'Iran, culmine à 5 671 m. Il coiffe l'ensemble de la chaîne et domine Téhéran. Vient ensuite le Sabalan (4 811 m) au nord-ouest à proximité d'Ardebil et en direction de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie. La chaîne du Zagros, qui culmine à 4 550 m, s'étire sur 1 250 km à l'ouest du pays. Elle borde le haut plateau du centre par un paysage montagneux spectaculaire. Le mont Takht-e Soleiman (4 820 m) est situé dans le nord-ouest, entre Zandjan et le lac Orumiyeh. Le Zard-e kuh (4 548 m) se trouve dans la région de Kermanshah, à l'ouest d'Ispahan. L'est du pays est séparé de l'Afghanistan et du Pakistan par une troisième chaîne montagneuse qui culmine avec le mont Taftan (4 042 m), situé au sud de Zahedan, dans la province du Sistan-Balouchistan. Les régions montagneuses, par leur climat plus tempéré que celui du plateau central, servent de terres de pâturage aux troupeaux d'ovins des tribus semi-nomades, visibles en été lors de leur transhumance. Aux limites du plateau central, le piémont des chaînes montagneuses était jadis jalonné de grands centres urbains d'anciennes civilisations comptant des cités prestigieuses : Reyy (près de Téhéran), Hamadan (ancienne capitale d'empire), Ispahan, Takht-e Jamshid (Persépolis). Aujourd'hui, au pied de ces mêmes chaînes montagneuses, on trouve toujours des villes-oasis comme Ispahan et Chiraz où sont cultivés le blé, l'orge, le coton et les arbres fruitiers.

Les montagnes conservent encore quelques vestiges d'anciennes forêts (moins de 10 %), alors que les piémonts ne sont recouverts que d'une steppe arborée. D'autres plaines steppiques existent au nord-est - faisant la jonction avec les vastes steppes de l'Asie centrale - et, à l'extrême sud du pays, sur le golfe Persique. Avec ses plateaux montagneux et son climat aride, seul un tiers de la superficie du pays est cultivable, soit environ 14 millions d'hectares. Le reste constitue des pâturages pour les ovins.

 

 


Carte d’identité de l'Iran

Nom officiel : République islamique d’Iran.
Superficie : 1 648 000 km².
Capitale administrative : Téhéran.
Population : 81 224 870 (2015).
Densité : 49,3 hab/km².
Monnaie : le rial.
Régime : république théocratique.
Président de la République : Hassan Rohani (depuis mai 2013).
Langue : le persan (farsi) est la langue officielle, mais les langues régionales sont encore couramment utilisées.
Espérance de vie : 71 ans.
Religions : islam chiite à plus de 99 %, mais on compte quelques chrétiens dans la communauté arménienne, des juifs et encore quelque 30 000 zoroastriens.
Peuple et ethnies : Persans, Baloutches, Lors, Kurdes, Gilakis, Manzadaranis, Azéris, Turkmènes, Arméniens, Qashqai, Arabes, Assyriens.
Taux d’alphabétisation : 93 %

- Économie : le pays est étranglé par l’embargo depuis plusieurs décennies. Le pétrole et le gaz naturel sont la plus grande source de revenus. Le gouvernement souhaite développer l’aérospatiale et l'industrie automobile. Renault et PSA, qui étaient présents dans ce pays jusqu’en 2013, souhaiteraient vivement y retourner, attirés par les conditions d’investissements alléchantes consentis par le gouvernement. L’électronique, la pétrochimie et le nucléaire sont aussi des secteurs en développement. 

 

Formalités  et contraintes (quand on vient du Pakistan)

 

Le visa : selon les règlements du ministère iranien des affaires étrangères, un visa touristique est délivré aux ressortissants étrangers désireux de se rendre en Iran. Ce visa est délivré pour un séjour maximum de 30 jours avec une possibilité d'extension en Iran. Le visa est valable pour une période de 3 mois à compter de sa date d'émission. La plupart des consulats ont besoin d'un numéro d'autorisation du ministère des affaires étrangères à Téhéran. Sans ce numéro d'autorisation, il n'est pas possible de garantir que le visa soit accordé. L'obtention de cette autorisation constitue l'étape la plus importante dans la demande de visa.

Le numéro d'autorisation : dans un premier temps, nous avons demandé le numéro à l'agence key2persia.com . Nous déconseillons fortement cette agence : nous leur avons payé 60€ par paypal, ils ne nous ont jamais fourni le numéro demandé. Sur les conseils d'une amie, nous nous sommes ensuite adressés à l'Agence Touran Zamin Tour Operator à Téhéran et nous avons reçu le numéro d'autorisation 5 jours après. Prix du service : 114$ canadiens soit 78€.

Nous pouvions demander le visa soit à Islamabad, soit à Lahore. Nous avons choisi Lahore (31°31'55.91"N,74°20'15.5"E), car dans cette ville, le consulat était facilement accessible en voiture. Nous avons pu stationner, pendant le temps d'attente du visa, dans un parking à proximité (31°32'10.99"N,74°20'14.72"E).

Pièces à fournir le jour de la demande : une photo d'identité, une copie du passeport plus une attestation d'assistance et rapatriement (nous avions demandé à la Matmut cette attestation avant de partir). En cas d'absence d'attestation, il y a la possibilité de prendre une assurance sur place. 

Nous avons eu un petit problème lorsque nous nous sommes présentés au consulat de Lahore, ils n'avaient aucun dossier à nos noms (apparemment une modification du système informatique dont ils n'étaient pas informé??).  Après plusieurs démarches et intervention de l'agence Touran Zamin, nous avons pu obtenir les visas iraniens au bout de 4 jours. Prix du visa 58€.

Les contraintes : les escortes policières depuis la frontière du Pakistan (Taftan) jusqu'à Bam (inclus), mal organisées (par rapport au Pakistan) 

Après 450 km d'escortes, la police nous conduit devant le site de Bam et veut encore savoir où nous restons pendant la nuit. 

 

Des infos pratiques : à la fin de l'article République Islamique d'Iran, 3ème partie.

 

Le Sud-ouest (Désert Dasht-E Lut)

9 et 10  novembre, le Baloutchistan iranien : Zahedan et Bam 

Bam est une ville située dans le sud de l'Iran, dans la province du Kerman. Au recensement de 2006, sa population était de 73 823 habitants, pour 19 572 familles.La ville iranienne moderne de Bam entoure la citadelle de Bam. Elle s'est développée en centre agricole et industriel et profitait d'une croissance rapide jusqu'au tremblement de terre de 2003. En particulier, la ville est connue pour ses cultures de dattes et d'agrumes, irriguées par un important réseau de qanats. 

Le 26 décembre 2013, à 1 h 56 UTC (5 h 26 heure locale), un séisme de magnitude 6,8, a détruit la ville à 70%. Et Selon l'agence d'information iranienne ISNA, la citadelle était « complètement rasée » L'Iran n'a jamais fourni de statistiques précises et fiables en ce qui concerne le nombre exact de décès ou de blessés. On estime que, dans la région de Bam, environ 40000 personnes ont perdu la vie (sur une population de 142 376 habitants).

En mai 2016, Afshin Ebrahimi, le directeur de l'ONG Bam Heritage International déclare que le site historique sera à nouveau rouvert au public pour le Nowruz 2017 (le nouvel An perse : le 27 mars 2017). 

 

Bam, photo prise lors de notre précédent voyage, en 2001  

12 et 13 novembre, Kerman
Week-end bien rempli à Kerman : nous trouvons un bon garage pour faire faire quelques travaux bien nécessaires sur le land, après 46000kms de route. 

Le garage Toyota à Kerman où nous avons fait faire la vidange et quelques autres menus travaux 

Une bonne adresse et un bon accueil : N 30.315972 E 57.035587

 

Puis visite de la ville 

La mosquée du vendredi à Kerman 

 

 

Scènes de chasse sur la voute du portail d'entrée du hammam Gang Ali Khan à Kerman

 

 

Tchador. Littéralement " tente ". Grand voile noir des femmes iraniennes, qui les couvre de la tête aux pieds. Il ne possède pas d'ouverture pour les mains ou de fermeture, mais est tenu par les mains, ou en entourant ses extrémités autour de la taille. Plus fréquemment porté à la campagne que dans les grandes villes, où les femmes se contentent d'observer la tenue islamique obligatoire (foulard et long manteau ample). A la campagne, beaucoup plus conservatrice, le tchador a permis aux femmes de pouvoir sortir de leurs maisons. Autrement, elles seraient condamnées à rester enfermées pour être à l'abri des regards.  

 

 

 

Un bon bivouac à Kerman : sur le parking de l'hôtel Akhavan (N 30.284833 E 57.046955). Accueil chaleureux et familial. C'est ici que nous avons rencontré deux couples altiligériens (de Chaspinhac). Prix du parcking 100000 rials soit environ 3$

 

Place de la femme en Iran

Malgré la répression des conservateurs, le statut de la femme change peu à peu. La nomination d'une femme ministre en 2009, une première depuis la création de la République islamique, et le prix Nobel de la Paix décerné à Shirin Ebadi en 2003 témoignent de cette visibilité nouvelle du deuxième sexe au sein de l'espace public. Avec un indice de fécondité de 2 enfants par femme, l'Iran se rapproche en outre des tendances lourdes observées dans les pays les plus développés. Alphabétisées à hauteur de 70 %, elles forment désormais 68 % du corps étudiant. Juridiquement, la femme continue cependant de ne compter que pour la moitié d'un homme ! En cas de divorce, les enfants doivent ainsi rejoindre leur père dès l'âge de 7 ans. En revanche, et contrairement à d'autres pays musulmans, elles sont autorisées à conduire, disposent des mêmes droits de succession que les hommes et un certain nombre d'entre elles font partie du paysage politique du pays. Mais sous cette relative visibilité, beaucoup d'interdits, de discriminations et de luttes perdurent. 

Ecoles et universités de haut niveau, mais fuite des cerveaux

Tout comme pour c'est le cas dans le domaine de la santé, la population iranienne jouit d'une éducation gratuite et de bonne qualité. Le fort taux d'alphabétisation frise les 99% chez les jeunes, avec un taux net de scolarisation très élevé et quasiment identique pour les filles et les garçons. La jeunesse iranienne bénéficie donc d'un niveau élevé d'éducation, le progrès le plus substantiel en ce domaine concernant d'ailleurs les jeunes filles et les femmes. De 1976 à 1996, le taux de scolarisation est passé de 59 à 85 % pour les hommes et de 28 à 74 % pour les femmes. En créant des écoles et des universités dans des villes moyennes de province, la Révolution a permis de rapprocher, géographiquement, le lieu d'éducation du lieu de résidence - notamment au profit des ruraux. En ne nécessitant pas le départ des jeunes vers la capitale, cette démarche a largement incité les familles de culture traditionnelle à envoyer leurs enfants, notamment leurs filles, à l'université. Les universités iraniennes ont très bonne réputation et sont attractives dans toute la région, particulièrement en ce qui concerne les sciences et tout particulièrement la médecine. D'ailleurs, les médecins iraniens sont réputés et nombre d'entre eux s'exportent. La fuite des cerveaux est à ce propos marquée et n'est pas une nouveauté en Iran. Les étudiants aussi sont nombreux à quitter leur pays. 50 000 d'entre eux poursuivent un cursus universitaire à l'étranger. On estime à près de 150 000 les diplomés de haut niveau d'entre quittant l'Iran chaque année pour aller travailler ailleurs.

Mœurs et faits de sociétéSi la loi islamique (charia) prévaut dans l'ensemble du pays, des évolutions notables ont été enregistrées ces dix dernières années après l'accession au pouvoir des réformateurs et la montée en puissance d'une jeunesse née après la Révolution et désireuse de changement. Les plus grands centres urbains cristallisent ce nouveau rapport à la morale. A Téhéran, Tabriz, Shiraz et Ispahan, les femmes les plus modernes ont opté pour des tenues résolument féminines. Manteaux cintrés de couleur, mèches de cheveux largement rebelles, mascara et rouge à lèvres témoignent de cette tendance. Ne pas croire cependant que les couches les plus traditionnelles de la population aient disparu. Elles sont encore très présentes au sein des classes les plus populaires, les villes moyennes et, naturellement, les campagnes. Depuis plusieurs années, les Iraniens ont accès aux téléphones portables et à Internet, même si leur pénétration sur le territoire reste faible. En 2006, sur un échantillon de 100 personnes, seules 24 avaient un téléphone mobile et 26 utilisaient Internet (source Unicef).

 

 

Les religions en Iran

Le zoroastrime : c'est probablement vers 600 avant J.-C., avant la fondation de l'Empire perse par Cyrus le Grand (546 av. J.C.), qu'émerge le prophète Zoroastre, mi-savant, mi-prophète. Né dans la région du grand lac sacré d'Orumiyeh, il réformera le mazdéisme. Refusant les pratiques sacrificielles sanglantes, Zoroastre rejette également l'usage de la violence cruelle et désordonnée. Notoirement obscurs, les textes zoroastriens se prêtent à de multiples interprétations. La diffusion de la doctrine de Zoroastre n'élimina pas pour autant le mazdéisme traditionnel. Prônant le libre choix individuel entre bien et mal, le zoroastrisme repose sur un postulat de pureté des éléments naturels.

La diffusion du zoroastrisme

Un syncrétisme s'opère sous les Achéménides. Le culte s'impose comme religion d'Etat de l'Empire perse durant la période sassanide (224-642) sous l'influence du prêtre Kirdir, deuxième personnage sous le règne du roi Bahram II. Kirdir ne se bornera pas à promouvoir le zoroastrisme, il s'attaque également aux religions " hérétiques ", notamment le christianisme, le judaïsme et le manichéisme. Ce dernier, fortement structuré et doté d'un corps de doctrines rédigé par son fondateur, Mani, menaçait en effet la prépondérance des Zoroastriens avec sa prétention à l'universel. Kirdir n'épargna pas non plus les branches du zoroastrisme, tels que les Maguséens (astrologues chaldéens) et les Zervanites. Suite à la conquête arabe en 642, l'ensemble du pays se convertit à l'islam. Persécutés, les Zoroastriens fuient alors dans les montagnes ou émigrent au nord-ouest de l'Inde, où ils constituent toujours une communauté prospère de 100 000 membres, les Parsis. On estime à 200 000 le nombre de Zoroastriens dans le monde, dont 100 000 sont regroupés en Iran. Essentiellement installés dans les provinces de Yazd (communauté la plus importante avec 10 000 individus), de Kerman et d'Ispahan, ils ont maintenu leurs traditions depuis des siècles, en dépit des persécutions consécutives à la conversion du pays à l'islam.

Aisément identifiables, les femmes zoroastriennes portent des foulards à fleurs rouges sur fond blanc et des robes de couleurs vives. Active et évoluée, la minorité zoroastrienne a essaimé à Téhéran et entretient des relations suivies avec son homologue indienne.

Autel du feu. Dans le culte mazdéen et zoroastrien, le feu qui symbolise Atra, le fils d'Ahura Mazda, est un symbole de pureté qu'il convient de ne pas souiller. Ahura Mazda ne devant bénéficier d'aucun sanctuaire ou statue, les mages entretenaient le feu sacré au coeur des autels.

Tour du silence. Les Zoroastriens refuseront longtemps d'enterrer leurs morts par souci de ne pas souiller la terre. Suivant cette même logique, l'incinération sera également prohibée. Durant des siècles, ils exposeront leurs dépouilles au sommet des fameuses tours du silence (dakhme), les vautours se chargeant d'éliminer les corps. Interdite par les autorités, cette pratique prendra fin au cours du XXe siècle. Les enterrements sont désormais autorisés à condition de dédoubler les tombes d'une couche de ciment, destinée à empêcher toute pollution des sols.

 

 

L'islam

Avec près de 1,3 milliard d'adeptes à travers le monde, l'islam (littéralement " soumission ") est la deuxième religion de l'humanité après le christianisme. Fondée au VIIe siècle dans la péninsule Arabique, elle repose sur les préceptes religieux du Coran, révélé selon la tradition au prophète Mahomet par Allah à partir de 610. L'islam, s'il ne dispose pas de clergé à proprement parler, compte en revanche des guides religieux, interprètes de la loi coranique et gardiens de son application. Deux branches principales à retenir au sein du monde musulman : les Sunnites et les Chiites. Ils partagent la plupart des obligations religieuses, comme la proclamation de l'unicité de Dieu, les prières quotidiennes, l'aumône faite aux déshérités, le jeûne durant le Ramadan et le pèlerinage à la Mecque. A ces principes, les Chiites ajoutent une certaine tolérance quant aux représentations picturales humaines et à l'imamat. Selon eux, les imams, descendants du Prophète, sont les seuls habilités à interpréter le Coran, du fait de leur connaissance des secrets révélés à Ali par le Prophète. 
Cinq actes essentiels, les Cinq Piliers de l'islam, supportent la vie religieuse des croyants musulmans :

La profession de la foi (chahada) : " Il n'y a d'autre dieu qu'Allah, et Mahomet est son Prophète ".

La prière rituelle 5 fois par jour (3 fois chez les Chiites).

Le jeûne du Ramadan.

Le pèlerinage à La Mecque (le hajj) au moins une fois dans sa vie.

L'aumône rituelle.

Le sunnisme, courant majoritaire de l'islam, regroupe la majorité des Musulmans (90 %). Il s'appuie sur la sunna (la Tradition) et les hadîth, paroles et actions de Mahomet. La doctrine sunnite met l'accent sur le calife, désigné par élection, qui doit incarner le pouvoir temporel de l'Etat où vit la communauté musulmane. Au fil du temps, la plupart des Musulmans dans le monde ont rejoint la mouvance sunnite, courant orthodoxe de l'islam, à l'exception de l'Iran, où la grande majorité reste chiite. Les Chiites, moins attachés à la lettre de la sunna, centrent leur doctrine sur la position spirituelle de leurs chefs, les imams issus de la même lignée que le Prophète. Les Chiites constituent environ 10 % de la communauté musulmane, regroupée surtout en Iran, mais aussi en Irak, au Liban, dans la péninsule Arabique, en Afghanistan, au Pakistan et en Inde. Les Chiites se réclament d'Ali, le très charismatique cousin et gendre de Mahomet, qu'ils vénèrent comme un saint.

Ispahan 

 

 

Le Plateau central  

15, 16 et 17 novembre, Shiraz où nous sommes invités chez un ami d'Isabella. Nous avons rencontré Isabella une première fois au consulat d'Inde à Vientiane et retrouvée une deuxième fois, vraiment par hasard,  dans un magasin d'alimentation, à Kamandou.

 

 

 

Shiraz, by night, avec Mojtaba (Mojti en diminutif)

 

Mojti et son ami Rami nous font découvrir l'Iran sous un autre angle : l'Iran moderne et ouvert. Avec eux, nous apprenons beaucoup de choses et constatons qu'il y a eu d'énormes changements depuis 2001, l'année de notre premier voyage en Iran.

 

Chiraz est située dans une plaine d'altitude  (1540m) au pied des monts Zagros, la ville est réputée pour la douceur de son climat et jadis pour son vignoble, dont est issu le syrah, un cépage désormais cultivé partout dans le monde... sauf en Iran, pour cause de Révolution islamique. Troisième métropole d’Iran après Téhéran et Mashhad.

Chiraz, ville de poètes : de nombreux grands poètes et derviches mystiques iraniens sont originaires de Shiraz. Parmi les plus célèbres et influents, Saadi et Hafez, qui, y reposent toujours à l'ombre des cyprès, au coeur de mausolées vénérés; 

 

La citadelle de Karim Khan et le Bazar du Vakil ci-dessous, avec de nombreuses boutiques d'artisans (tapis, tissus, métal, marqueterie...) 

 

 

 

 

 

 

 

Une curieuse découverte : dans le quartier où nous résidons, à Chiraz,  Denis aperçoit un véhicule qui ressemble à un land, mais ce n'est pas un land rover.  Il s'agit du Pajan fabriqué en Iran. Comparaisons entre les deux véhicules : les discussions vont bon train avec ce jeune iranien. 

 

 

 

 

Lac salé et extraction de sel dans la région de Chiraz 

 

 

18 novembre, nous avons rendez-vous sur le parking de Persepolis, où nous devons retrouver des amis Claude et Alain 

Des rencontres Claude et Alain, les savoyards et leurs amis Marie Cécile et Jean-Yves, auvergnate et breton. 

 

 

 




République islamique d'Iran (2ème partie)

10:29 , 4/12/2016, Iran .. Publié dans 44 Iran .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
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20 et 21 novembre, Ispahan étape obligatoire quand on vient en Iran 

Alimentée par des générations d'architectes, d'artistes et d'artisans, sa réputation de joyau de la Perse musulmane n'est pas usurpée. Ancienne capitale et chef-lieu de la province éponyme, elle occupe, à 420 km au sud de Téhéran, une situation de carrefour sur la grande route qui longe la chaîne des Zagros. C'est avec Shiraz le maillon naturel des échanges entre le nord et le sud du pays. Située à une altitude de 1 575 m, elle est longtemps le centre urbain d'une riche oasis, alimentée par les eaux abondantes de la rivière Zayandeh Rud, descendues des monts Zagros. D'importantes fonctions politiques lui sont ensuite échues et s'y développent en raison de cette position centrale. Aujourd'hui, Ispahan et sa banlieue abritent près de deux millions d'habitants. Troisième ville d'Iran après Téhéran et Machhad, elle demeure le premier centre culturel du pays. La modernisation de l'Iran initiée par le dernier shah a assuré le développement de la cité. En 1970, l'édification d'un grand barrage en amont de l'oasis a régularisé l'alimentation en eau de la ville...

Nous sommes très contents d'y revenir. Nous y arrivons en fin de journée.

Ispahan, by night magnifique !  La place Naghsh-e Jahan (en persan : میدان نقش جهان), connue autrefois sous le nom de « place du chah » et aujourd'hui de « place de l'Imam Khomeiny » 

 

Comme nous avons eu la chance de trouver un bivouac très proche de la grande place de l'Imam, nous y retournons le lendemain.  En cette saison, peu de touristes et peu d'Iraniens sur le site. 

 

Ali Qāpu est un palais de 5 étages face à la place Royale à Ispahan  

 

 

 

Le bazar d'Ispahan, ses commerçants et artisans

 

Un grand choix de réchauds à gaz  

Une mercerie avec des milliers de boutons 

 

 

Un ferblantier à l'ouvrage 

 

Et, beaucoup de boutiques de cuivres  

 

 

Le climat en Iran
 

En mars-avril comme en octobre, la chaleur reste clémente dans le Sud et l'Est, et les températures ne sont alors pas encore trop fraîches au Nord et en altitude.

Les montagnes au nord (chaîne de l'Alborz), à l'ouest (Zagros) et au sud freinent les masses d'air humides de la mer Caspienne, de la mer Noire et du golfe Persique. Si les rives de la Caspienne au nord enregistrent des précipitations élevées, au sud, en revanche, le climat reste aride en dépit d'un taux d'humidité élevé. Pour le reste, l'essentiel du pays est occupé par un vaste plateau, où l'altitude moyenne varie entre 1 000 et 1 500 m, encadré par de hauts massifs montagneux entre 2 000 et 4 000 m. Dans cette zone, le climat est continental avec des hivers très rudes et des étés torrides. Il faut savoir que sur l'ensemble du territoire, les amplitudes thermiques entre les zones les plus chaudes et les plus froides atteignent parfois 40 °C !

En généralisant, au Sud, règne un climat humide aux températures très élevées (maximales à 50 °C), au Nord, un climat plus continental et froid (de -15 °C à 40 °C). La partie Est du pays reste quant à elle très ventée. A noter, enfin, le climat désertique prévalant sur un quart de la superficie du pays avec les déserts du Dasht-e Kavir et Kavir-e Lut, où le mercure grimpe alors à plus de 50 °C. A titre indicatif, la température moyenne à Téhéran, en juillet, s'élève à 30° C, avec des pointes à 40 °C. En janvier, toujours à Téhéran, le thermomètre oscille entre -10 °C et +10 °C. Les littoraux de la mer Caspienne et du golfe Persique connaissent, quant à eux, des climats radicalement différents de ceux du plateau central et des régions montagneuses. Si l'été est, en effet, particulièrement torride dans le Sud, les hivers sont en revanche agréablement doux. A Bandar-e Abbas, principale ville du golfe Persique iranien, le thermomètre descend rarement en-dessous de 20 °C, entre décembre et février. A noter enfin, les différences significatives de précipitations entre les provinces du pays. Elles varient de 1 500 mm/an à 2 000 mm/an sur la côte caspienne pour n'atteindre que 100 mm/an au coeur du plateau central. Sur ce plateau, depuis deux millénaires, les habitants ont mis en place un système ingénieux de qanats (canaux d'irrigation souterrains), pour pallier à la sécheresse endémique. Cette technique a d'ailleurs été exportée au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Espagne. Barrages et ponts à vannes permettent également d'irriguer les terres arables.

 

Leméthodes traditionnelles d'irrigation persanes ont joué un rôle important dans la civilisation et l'histoire perse, du fait de l'aridité du territoire de l'Iran. En effet, seul le littoral de la mer Gaspienne n'est pas classifié comme aride ou semi-aride et seuls le Khorosan, l'Aerbaïdjan et le Kurdistan pratiquent une agriculturenon irriguée. L'irrigation a donc toujours joué un rôle important non seulement pour développer les productions agricoles, mais aussi, pour faciliter l'installation de foyers de populations plus vastes.

Les qanats : c'est peut-être l'avancée technologique la plus importante de toute l'histoire de l'irrigation en Iran. Il serait apparu dans le nord-ouest du plateau iranien vers la fin du Ier millénaire av. J.-C. et a été développé à partir des techniques minières. Le qanat, qui est comparable à un aqueduc souterrain, s'est ensuite répandu sur le plateau iranien permettant d'ouvrir de nouvelles zones au peuplement humain. 

Qanats dans le désert 

 

Les grands déserts du Dasht-e Kavir et Kavir-e Lut et la province du Khorassan

L'Iran est un pays en partie désertique, et où le désert menace de s'étendre toujours plus. Actuellement, les régions désertiques et semi-désertiques occupent près d'un tiers de la superficie de l'Iran.Deux déserts sont particulièrement importants :

Le Dacht-e Kavir, désert salé, qui s'étend du sud-est des montagnes de l'Alborz jusqu'au centre du pays et abrite deux parcs nationaux importants où des espèces rares, comme le guépard asiatique ou le zèbre iranien, en voie d'extinction, font l'objet de mesures de protection internationales.

Le désert de Lout se déploie sur des centaines de kilomètres dans la partie nord-est de la province de Kermân. Il est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Le centre de ce désert serait le lieu le plus chaud du globe terrestre. Lout signifie " nu " en persan et effectivement, pas la moindre plante à l'horizon ! Il existe dans ce désert un phénomène naturel exceptionnel et unique, nommé kalout, " ville du désert ", c'est-à-dire la formation au fil du temps de couloirs profonds, du fait de l'action érosive du vent et de la pluie. Il faut savoir que le vent souffle environ 120 jours par an dans cette région en déplaçant la terre sablonneuse. Et si la pluie est rare, lorsqu'elle survient, elle est abondante et transforme le sable en une boue épaisse dans laquelle le vent creuse des gorges qui évoquent les ruelles d'une ville inhabitée aux maisons en pisé. 


22 novembre, départ pour Mashhad

Pas vraiment la bonne saison pour traverser les grands déserts iraniens situés entre 1500 m et 2400 m d'altitude : du froid, des gelées nocturnes et même un peu de neige. Des problèmes le matin pour démarer le land : gazoil gelé!

Un couple germano-danois qui voyage depuis 20 ans, avec leur camion 
 
 
Mashhad, la ville sainte parmi les saintes pour les Chiites. 
 
Deux photos prises sur internet, car les non-musulmans ne peuvent rentrer dans l'enceinte du sanctuaire 
 
Dès les premiers instants dans la ville, on mesure son importance. Après les étendues désertiques traversées, il est surprenant de trouver un centre de vie si actif. Les rues ressemblent plutôt à des boulevards, une impression de grandeur demeure à travers la cité, notamment à la vision de l'impressionnant complexe religieux de l'Imam Reza. Dans les magasins, derrière le comptoir des hôtels, dans les restaurants, une mixité culturelle et ethnique prédomine. Étendue dans une vaste plaine ouverte aux hivers rudes et aux étés relativement frais, la grande ville sainte des Chiites, capitale de la province du Khorassan razavi peuplée de 2,8 millions d'habitants (banlieue incluse), constitue la deuxième agglomération du pays après Téhéran. Située à proximité du Turkménistan et de l'Afghanistan, elle tirera profit du passage des routes caravanières reliant les plaines d'Asie centrale, à l'Inde, à la Chine, au golfe Persique et à la mer d'Oman.
 
Nous arrivons à Mashhad jeudi 24 novembre, en fin de journée et nous dépéchons de trouver une boutique pour faire recharger notre sim-card, car le lendemain vendredi, les magasins sont fermés. Visite de la ville tout le vendredi, mais nous ne pourrons pas rentrer à l'intérieur du complexe religieux. 
 
 
 

Des milliers de pélerins, qui marchent en groupe, jusqu'à Mashhad pour célébrer la mort du 8ème Iman, il y a 1200 ans. Ils mettront plusieurs jours pour atteindre la ville, car nous avons commencé à en rencontrer à plus de 100km de Mashhad. 

Et des défilés dans les rues des villages à l'occasion de la fête religieuse 

 

Grand froid à Mashhad, les fontaines sont entièrement gelées 

 

Depuis quelques jours, il fait très froid (de moins 7° à moins 14° la nuit à Mashhad). Nous devons faire remplir nos bouteilles de gaz pour notre apparil de chauffage

  

Escapades en terres turkmènes jusqu'à la mer Caspienne 

28 novembre, d'autres paysages à travers les Monts Albroz et un col à 2400 mètres d'altitude

La chaîne de l'Alborz, qui s'étire d'ouest en est au nord du plateau iranien, est constituée de montagnes dépassant les 5 000 m d'altitude. Le plus haut sommet de cette chaîne est le mont Damâvand (5 671 m). Le nom Alborz dérive de Hara Barazaiti, une montagne légendaire de l'Avesta, le texte sacré des Zoroastriens.
 
 
 
 
 
 
 
 

        

29 novembre, on arrive au bord de la mer Caspienne

A quelques centaines de kilomètres de la capitale iranienne, se trouve l'une des régions les plus fertiles d'Iran, où les franges aisées de la population aiment à s'échapper le week-end ou durant les congés.

S'étirant de la région de Bandar-e Torkman, à proximité du Turkménistan à d'Astara, à la frontière avec l'Azerbaïdjan, le littoral iranien de la Caspienne s'étend sur près de 650 km. Si, dans le nord-ouest, les montagnes avoisinent les rives, rétrécissant la bande côtière à une frange très étroite, celle-ci s'élargit considérablement à l'extrémité nord-est avant de rejoindre la vaste steppe turkmène. Cette bande côtière, ourlée de plages de sable blanc ou de galets, s'adosse aux contreforts montagneux couverts de forêts denses. Contrairement au reste du pays, le niveau des précipitations enregistrée y est en effet élevé (1 750 mm par an à Bandar-e Anzali, 1 400 mm à Lahidjan, 1 000 mm à Rasht). Un grand nombre de rivières prennent également leur source au coeur de la chaîne des Alborz. Dans ces paysages luxuriants, contraste saisissant avec le reste du pays, les cultures de riz (535 000 ha) et de thé dominent les plantations. Les Iraniens ont hérité des Asiatiques leur goût pour le riz sans pour autant délaisser le blé à la base des nan (galettes de pain). Champs de coton, cultures de tabac, d'orangers et d'agrumes se succèdent également. Longeant le littoral, la route relie les petites villes de la côte,...

 

Des orangers en bordure d'une rizière 

 

La mer Caspiennele plus grand lac salé du monde, a une superficie de 371 000 kilomètres carrés et est bordé par cinq pays : l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Kazakhstan, la Russie et le Turkménistan. La mer Caspienne est l'une des plus grandes réserve d'esturgeons au monde. Elle est donc rapidement devenue un haut-lieu de la pêche d'esturgeons, qui produisent le caviar. La pêche intensive de cet animal a mis en danger son existence même. La pêche de ce poisson sauvage est désormais interdite, même si certains pêcheurs continuent à en pêcher illégalement. 

Une mer riche, un écosystème fragile : la région posséderait entre 2 % et 6 % des réserves mondiales de pétrole et entre 6 % et 10 % des réserves de gaz. Ces ressources en hydrocarbures la situeraient derrière la Russie et le Golfe persique et juste devant la mer du Nord. La mise en valeur de ces richesses nécessite toutefois la prise en compte d'un environnement fragile dû à la situation d'enclavement de cette mer et à sa faible profondeur, afin de sauvegarder la production de caviar, autre source de richesse pour les pays riverains qui en sont les premiers producteurs mondiaux  
Agrandir l'image

La mer Caspienne, un écosystème menacé  http://www.teheran.ir/spip.php?article1583#gsc.tab=0

 

 

 

 

 

29 novembre, des rencontres à Sari : un gentleman farmer et sa famille

 

Il n'est pas si mal que ça ce faux defender (Pazhan de son vrai nom) . L'intérieur très bien fini!

 

 

Les Iraniens adorent pique-niquer. Qu'il s'agisse de familles, de groupes de jeunes, de copines avec leurs jeunes enfants à l'orée des aires de jeux... Dans les parcs et les jardins, le long des berges, le long des sentiers de randonnée en montagne, au bord de la Caspienne, on déploie à la bonne franquette un grand tissu ou un tapis pour déposer les ingrédients et préparer des tonnes de sandwichs.
 
Près de Sari 
 
 
1er décembre, pluie et brouillard au petit village de Massouleh
 

Massouleh, fondé au xe siècle, est situé à 1 050 mètres au-dessus du niveau de la mer dans la chaîne de l'Elbourz, à côté du littoral sud de la mer Caspienne. Le village en lui-même a une dénivellation de plus de 100 mètres. L'architecture de Masouleh est unique. Les bâtiments ont été construits à flanc de montagne et sont reliés entre eux. Les cours et les toits servent d'espaces piétons de la même façon que les rues, puisque le toit d'une maison sert de cour à la maison qui est située au-dessous. Masouleh n'autorise pas l'accès aux véhicules motorisés, à cause de sa conception unique. C'est le seul village en Iran à disposer d'une telle interdiction. Les rues étroites et les nombreux escaliers ne permettraient de toute façon pas aux véhicules de circuler dans le village.L'extérieur des bâtiments est recouvert d'argile de couleur ocre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cuisine iranienne et quelques spécialités 

Plusieurs variétés de pain dont le sangak, long et épais cuit sur un lit de cailloux. Boulangerie encore traditionnelle dans certains villages.

Le dizi est un ragoût que l’on mange en trempant dedans des morceaux de sangakSur un grand plateau en fer blanc, on nous apporte un pot en terre cuite rempli de soupe dans laquelle se trouve de la viande de mouton bouilli, des légumes (pommes de terre et pois chiches) et autres condiments. La première étape consiste à déguster la soupe qui est versée dans un bol. Ce qui reste dans le pot est écrasé avec un pilon. Cette pâte est ensuite étalée sur des morceaux de pain. 

 

Le plat populaire iranien : le chelow kabab (du riz pilaf avec des brochettes de viandes)

Restaurant à Ispahan : un bol de soupe aux navets ou au potiron, on n'a pas su ?  Mais, c'était bon (prix du repas, par personne 5€)

Beaucoup d'herbes et épices et d'agréables parfums qui embaument les rues. Beaucoup de fruits secs ou confits aussi.

 

 

Certains accompagnements sont essentiels pour chaque iranien au déjeuner (nahaar) et au dîner (shaam) quelle que soit la région. Ceux-ci incluent, avant tout, un plat de fines herbes fraîches, appelé sabzi (basilic, coriandre, estragon, persil...), différents pains plats appelé nan ou noon (sangaklavashbarbari), du fromage (appelé panir similaire à la feta), des concombres, oignons et tomates épluchés et tranchés, du yaourt et du jus de citron. Les conserves au vinaigre (khiyarshur pour les cornichons, torchi pour d'autres mélanges) sont aussi considérés comme essentiels dans la plupart des régions. Le torshi est une spécialité de légumes frais coupés en fins morceaux, assaisonnés et conservés dans du vinaigre. 

Le thé (chai) est servi au petit déjeuner et immédiatement avant et après chaque repas au déjeuner et au diner mais aussi tout le long de la journée. Les méthodes traditionnelles de préparation et de dégustation du thé diffèrent selon les régions et les gens. Sans oublier, de très bonnes confitures de cerises, pour le petit déjeuner. et le halva pour le goûter

 

Marchand de halva à Massouleh 

 

La datte Mazafati, produite selon le cahier des charges de l’agriculture biologique, est cultivée sur les hauts plateaux des régions montagneuses du pays. Cet emplacement idéal permet d’éviter la contamination par les traitements d’autres cultures voisines. Le fruit pousse de manière naturelle sans aucun traitement durant la récolte ni aucun additif ou conservateur. La récolte se fait à la maindirectement sur l’arbre, et seuls sont cueillis les fruits arrivés à pleine maturité, ce qui explique la disponibilité tardive de cette datte. Après la récolte, les dattes ne subissent aucun traitement, notamment à la chaleur, et sont simplement emballées et stockées au frais pour être envoyées dans le monde entier. Le goût de la datte Mazafati d’Iran, aux notes caramélisées, est bien plus savoureux que celui les dattes séchées, même en agriculture biologique. D’une couleur allant du brun foncé au noir, sa texture fondante et généreuse en fait une des dattes les plus prisées du monde. Le noyau est évidemment laissé dans le fruit afin de conserver sa fraîcheur. 

 

 

 

 

         

 




République islamique d'Iran (3ème partie)

09:46 , 1/12/2016, Iran .. Publié dans 44 Iran .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
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L'Azerbaïdjan iranien, région située au nord-ouest de l'Iran peuplé de 15 à 30 millions d'Azéris.

Du 1er au 3 décembre, petite virée dans les  montagnes de l'Albroz (avec les villes de Khalkhal et Myaneh) avec trois cols entre 2000 et 2400 mètres d'altitude  

Il a neigé ces derniers jours

 

 

Quelques maisons, ici et là, habitées essentiellement l'été lors de la transhumance

Mauvaise route par endroit, mais ça roule bien quand même !

 

3 et 4 décembre Tabriz (azéri: Təbriz/ تبریز, anciennement Tauris), est la capitale de la province de l'Azerbaïdjan oriental, au nord-ouest de l'Iran. Elle se trouve sur le cours de la rivière Talkheh (aussi appelée Aji-Chāi), près du lac Oroumieh, à proximité des frontières de la République d'Azerbaïdjan et de l'Arménie. 

 

La mosquée bleue de Tabriz 

 

 

Le bazar de Tabriz, en Iran, est l'un des plus anciens bazars du Moyen-Orient. Il se développe en particulier au xiiie siècle grâce à l'intense commerce le long de route de la soie. L'ensemble du bazar est progressivement agrandi au cours des siècles, mais il est complètement reconstruit au xviiie siècle sous les dynasties Zand et Kadjard. Avec une superficie de 75 hectares, c'est l'un des plus grands bazars couverts du monde. C'est un ensemble de bâtiments et de halles qui se côtoient, présentant des époques, des architectures et des destinations très variées. Il s'agit d'un des plus beaux et des plus impressionnants exemples encore complets de bazar traditionnel du Moyen-Orient, ce qui lui a valu d'être classé en 2010 au Patrimine mondial de l'UNESCO. 

 

  

 

 

Boulier mais aussi calculatrice!! 

 

 

 

 

4 décembre Kandovân (et le vrai, car on a recherché un certain Kandovan près de la ville de Khalkhal, dans les montagnes de l'Albroz que nous avons traversées le jour avant)

Le village de Kandovân, situé à l’est du lac d’Oroumieh et à 50 kilomètres au sud de Tabriz, appartient à une région volcanique qui couvre une surface de 400 kilomètres de long sur une largeur de 65 kilomètres, s’étendant du lac d’Oroumieh à la ville de Qazvin, située à 150 kilomètres à l’est de Téhéran. On le compare souvent au village turc d’Uçhisar en Cappadoce. Dans les deux cas, les spectaculaires cônes rocheux qui les caractérisent ont été formés par l’érosion du tuf, composé de débris d’éruptions volcaniques. 

Depuis quelques centaines d’années, une population, composée de nos jours de plus de 600 personnes, s’y est installée, aménageant son habitat dans les cavités de cet énorme « gruyère » résultant du feu tellurique du Mont Sahand. Selon les habitants eux-mêmes, leurs ancêtres se seraient réfugiés dans les grottes pour fuir l’armée mongole, au XIIIe siècle de l’ère chrétienne.

Aujourd’hui, des constructions récentes, s’étendant du pied de la colline à la rivière, abritent la plupart des villageois, remplaçant petit à petit l’habitat troglodytique, dorénavant réservé au bétail ou abandonné aux artistes et artisans qui y exposent leur production à l’intention des touristes. 

 

Kandovan recouvert d'une petite couche de neige bien verglacée 

 

 

 

 

 

Peu de touristes dans le village, mais quand même une boutique ouverte pour faire quelques emplettes 

 

La descente est plutôt difficile, les marches d'escaliers sont recouvertes de glace ! 

 

 

Les fameux pick-up bleus qu'on voit partout! 

 

 

Bruit anormal à l'arrière droit du land depuis quelques jours : ressort de suspension cassé, rien de grave

 

5 et 6 décembre, Jolfa et la vallée de l'Araxe

Jolfa  est une petite ville d’Iran de la province d'Azerbaïdjan oriental . Elle est située sur la frontière de la République d’Azerbaïdjan, plus précisément de la province autonome du Nakhitchevan. Jolfa est une des villes frontières les plus importantes de la République islamique d'Iran. Les installations douanières dans la ville et le chemin de fer Caucase-Jolva ont été conçues pour satisfaire les opérations en douane, le stockage, le transfert de chargement de trois millions de tonnes de biens par an. 

    

Le monastère Saint-Stepanos ou Saint-Étienne est un monastère arménien situé à proximité de la ville de Jolfa, près de la rivière Araxe. Il est dédié au premier lartyre chrétien Etienne. Peut-être érigé au viie siècle, il est attesté de façon certaine au xe siècle. Il a été reconstruit à de nombreuses reprises aux siècles suivants, et les éléments actuels datent pour la plupart des xviie et xixe siècles. 

Le monastère Saint-Stepanos (Saint Etienne) figure sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 6 juillet 2008

 

 

Relief sur la façade orientale de l'église : lapidation de Saint Etienne

 

 

 

6 décémbre, en route pour l'Arménie 

 

Rencontre avec Pierre le clermontois,(Cyclo-FEET) en vélo. Quel courage! 

 

 

La vallée de l'Araxe, qui longe la route jusqu'à la frontière avec l'Arménie

 

    

 

 

Khoda Hafez خُد حافِظ اl'IRAN (une expression de séparation commune dans la langue persane)

Autrement dit : Au revoir 

 

 

Mais, avant de quitter ce pays, quelques infos pratiques pour ceux qui voudraient venir en Iran, avec leur véhicule personnel

Les formalités administratives pour obtenir le visa : voir au début de l'article République Islamique d'Iran 1ère partie.  

Le carnet de passage en douane est obligatoire pour rentrer avec son véhicule en Iran.

Les assurances : la République islamique d'Iran figure sur la carte verte de notre assurance, la Matmut. 

Le réseau routier très bon en général. Sur les quelques auto-routes payantes empruntées, ça a toujours été "free" pour nous.

Les bivouacs : en dehors de la zone du sud-est proche du Pakistan et de l'Afghanistan, où nous avions des escortes, nous avons pu bivouaquer où nous voulions, souvent en pleine nature ou près des parcs municipaux. Dans les villes de Mashhad et Ispahan, nous avons trouvé des endroits à proximité immédiate des sites à visiter. Seulement 4 contrôles d'identité par la police (pas toujours agréable quant c'est à 2 heures du matin), lors de nos bivouacs. Mais on ne nous a jamais demandé de déménager.

Eau potable partout. 

Le système monétaire iranien est un peu compliqué car ils ont deux monnaies : la monnaie officielle est le Rial : 1€ = 39 000 Rials 1$ = 35000 rials en 2016. Mais en langage usuel ils comptent en Toman, en enlevant un zéro (mais on paie toujours en rials !). Ca demande une certaine habitude, mais à la fin on en prend l'habitude.   

Le gazoil : 6000 rials soit 0,16€ le litre (une seule fois, nous avons pu l'avoir au tarif des routiers à 3000 rials. 

Le gaz pour réchaud et chauffage : prix de la recharge des bouteilles de 3kg, 4000 rials soit 1€ environ. Malheureusement, ce gaz ne convenait pas à notre appareil de chauffage.

Le téléphone : avec un polonais, à la frontière, nous avons échangé nos sim-card. La sim-card utilisé était Irancel. Prix des recharges : 5GO : 160000 rials soit 4 € et 3 autres fois seulement 3GO pour 170000 rials environ, soit 4,20€ ???

Les connexion Internet : certains sites comme Facebook, Youtube et d'autres réseaux sociaux sont bloqués en Iran. Il faut utiliser un VPN. Sur mon smartphone et ma tablette j'ai installé Opera VPN. Très pratique, rapide et pas de pub. 

  

 

 





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