Voyage à l'autre bout du monde en Land

Retour du Golf de Guinée et Fin du voyage Afrique de l'ouest

08:52 , 12/04/2018, .. Publié dans 56 Burkina Faso Mali Mauritanie Maroc .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
Mots clefs :

Pour voir directement les pays que nous avons visités, allez dans RUBRIQUES (sur la droite de la page)

 

Fin du voyage et retour du Golf de Guinée, en passant par le Burkina Faso, le Mali , la Mauritanie, le Maroc, l'Espagne, avec de l'imprévu à partir du Burkina !

 

FORMALITES ADMINISTRATIVES  POUR LE RETOUR

BURKINA FASO : Prix du visa :  1 mois et 2 entrées 85€ par personne. Obtenu dans la journée à Dakar.

MALI : Prix du visa :  1 mois et 1 entrée 38€ par personne soit 38€. Obtenu dans la journée à Dakar. 

MAURITANIE : Prix du visa 55€, pris à la frontière.

  

 

Dernière étape et le retour vers la France, pas vraiment comme on l'avait prévu !

Tout c'était bien passé jusqu'à notre entrée au Burkina Faso. Nous avions fait de magnifiques rencontres en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Togo et au Bénin (voir ci-contre, à gauche,  les rubriques 48 à 55). Dès le 24 mars, c'est là que les soucis commencent : panne mécanique, grosses chaleurs depuis quelques jours, fatigue car nous avions attrapé la malaria.

 

Samedi 24 Mars :  on passe la frontière Bénin/Burkina à Nadiagou, en fin de journée, et bivouaquons près du poste de douane coté Burkina.

Dimanche 25 Mars au matin, nous filons sur la première grande ville du Burkina, Fada Ngourma. A quelques kilomètres de cette ville, Denis commence à avoir des problèmes pour passer les vitesses et peu de temps après c'est la panne, les vitesses sont complètement bloquées. Par chance, nous sommes sur la route et Denis arrête le chauffeur d'une camion-citerne qui accepte de nous tirer dans un garage à Fada Ngourma, où nous pourrons réparer dès lundi. Denis a un embrayage complet neuf dans la voiture qu'il avait acheté en 2013 et qu'il n'avait jamais posé, puisque ça marchait très bien. Nous passons la journée devant le garage, il fait une chaleur écrasante, plus de 40° à l'ombre.

Mardi 27 mars. Embrayage et cylindre changés, nous pensions pouvoir partir de bonne heure le mardi. Et ben non, ça ne marchait pas?? Après plusieurs essais de pompage (version technique ?? à me faire préciser), nous prenons enfin la route, mais Denis n'est pas content du travail qui a été fait. Il n'a pas vraiment pu vérifier ce qui se faisait car il était complètement à plat (à cause de la chaleur et certainement d'un début de palu qu'on lui a trouvé plus tard). Nous sommes invités ce soir à Ouagadougou chez des amis d'Isabella rencontrée au Laos, il y a deux ans. Cette invitation ne sera pas de refus, car nous sommes complétement crevés par la chaleur qu'il fait dans cette région du Sahel (dans l'après midi, le thermomètre dans la voiture est monté à plus de 50°).

Mercredi 28 mars. Après avoir passé une bonne nuit reposante à Ouagadougou, nous reprenons la route en direction de Bobo Dioulasso. En fin de journée, nous décidons d'aller dormir dans un hôtel car je ne vais pas très bien (fatigue, fièvre, diarrhée, transpiration mais aussi claquement de dents....). Nous prenons le premier hôtel que nous trouvons : l'Hôtel Pacific à Bobo (pas très bien pour le prix, 40€).

Jeudi 29 mars. Nous passons la frontière Burkina/ Mali, à Koloko, et je veux aller à l'hôpital le plus proche, car ça va de plus en plus mal. Nous arrivons à Sikasso en début d'après midi et cherchons l'hôpital. Nous sommes reçus dans un petit hôpital pas très neuf mais avec du personnel accueillant. Et c'est là, qu'on me dit que j'ai attrapé le paludisme (test à 16500 trophozoites de plasmodium falciparum/mm3). Me voilà repartie avec un traitement de 3 jours et on me confirme que ce sera suffisant pour éradiquer le palu.

Vendredi 30 mars. Sikasso/Bamako, 370 kms interminables pour moi, couchée à l'arrière du land. Nous décidons de retourner dans un autre hôpital. Cette  fois-ci, c'est une clinique rattachée à l'ambassade de France. On me fait une perfusion pour me retaper car je suis bien déshydratée. Cet hôpital est une clinique de jour et nous sommes dirigés, le soir, à la Polyclinique Guindo, juste à coté, avec un courrier pour le Dr Barry. Denis pourra dormir dans la chambre.

Du vendredi 30 mars mardi au 3 avril. Je suis soignée à la Polyclinique Guindo pour le paludisme par injections et on me fait des perfusions pour la déshydratation. Le traitement administré à base d'Artemisia* (traitement radical pour le palu africain) est très fort et les effets secondaires très fatiguants, mais au bout de quelques jours le test est bel et bien négatif. Denis, ayant eu des journées de grosses fatigues aussi, demande à se faire faire le test du palu. Et oui, un début de palu aussi (160 trophozoites/mm3) et le même traitement qu'on m'avait donné à Sikasso sera suffisant pour lui.

 

*des infos sur l'artemisia dans le traitement du paludisme africain : 

http://www.au-senegal.com/artemisia-la-plante-miracle-contre-le-paludisme,14888.html

http://www.ecovisionafrik.com/sante-lantipaludique-coartem-80480-mg-de-novartis-recoit-la-pre-qualification-de-loms/#.Wvv6bEiFO00

Ne me sentant pas le courage de faire plus de 6000 kilomètres, en voiture, pour rentrer en France, avec une chaleur encore torride au Sahara et les effets secondaires d'un traitement complémentaire de 3 jours,  je demande à mon assurance de me rapatrier. Le 3 avril au soir, Denis reprend la route tout seul.

Rapatriement avec Air France le 3 avril à 22h40 (en classe affaires) et arrivée à Vernines (Puy de Dôme), chez notre fils aîné Emmanuel, le lendemain à 14 heures 30. Merci à mon assistance MATMUT pour ce rapatriement bien organisé.

 

Du 4 au 14 avril, retour en France pour Denis : 6550 kilomètres en 10 jours, du Mali en passant par la Mauritanie, le Maroc et l'Espagne, avec une pointe de 1024 kms du sud au nord du Maroc et encore un problème sur l'embrayage du land au Maroc. Réparation bien faite cette fois-ci à Guelmin, chez Kalid Fillali un spécialiste du Defender TDI (tel 0662041345)

 

Plusieurs messages sur FB pour donner de mes nouvelles et celles de Denis (des kilomètres avalés, de la chaleur et encore des problèmes mécaniques au Maroc)

Le 5 avril .Coucou. Je respire l'air pur des volcans du Puy de Dôme ! Le retour avec Air France en "classe affaires" s'est bien passé. Dommage que je n'ai pu me régaler avec l'excellent dîner aux effluves alléchantes ! Concernant l'assurance et l'assistance tout était bien au point (Bamako CDG Paris Air France, transfert en taxi entre les 2 aéroports, Orly-Clermont Air France, puis taxi jusqu'à la maison de mon fils, où je suis arrivée hier vers 15 heures).

J'ai été hospitalisée à la Polyclinique Guindo de Bamako qui m'a administré un traitement radical pour le paludisme africain, à base pour 60% d'Artemisia Annua. Ce traitement n'est pas reconnu en France.
http://www.au-senegal.com/artemisia-la-plante-miracle-contr...
Après quelques jours très difficiles à cause des effets secondaires, je suis sortie de l'hôpital, avec le test palu négatif. Je reprends des forces de jour en jour.
Coté santé pour Denis, lui aussi avait un test palu légèrement positif, il a été soigné en 3 jours mais par comprimés (toujours d'Artemisia). Il m'a appelé en fin de matinée, tout allait bien. Il était à Aïoun El Atrouss au sud de la Mauritanie et il faisait encore 45°, mais pas pour longtemps car une fois arrivé à Nouakchott, la température va baisser avec le bord de l'océan tout proche.
Merci pour tous vos messages durant ces derniers jours, ça fait au chaud au cœur ! On vous embrasse.

10 avril  Des nouvelles de Robinland .
Denis avale les kilomètres, 6 jours 3021 kms :
- Départ Bamako (3 avril au soir), 
- Traversée de la Mauritanie Ayoun El Atrous (5 avril) , Nouakchott, 
- Sahara occidental Dakla (8 avril) et hier 10 avril bivouac à Tan-tan (Maroc).

Traversée de la Mauritanie avec encore des températures à plus de 40°, mais depuis Nouakchott température plus clémentes (il a ressorti la couverture et le pull)

Il va ensuite tirer sur le nord du Maroc, pour prendre le ferry Ceuta/Algesiras

 

11 avril  Et, c'est reparti pour ROBINLAND, après une nouvelle panne sur l'embrayage hier après midi !
Denis n'était pas content de la première réparation faite au Burkina.
Cette fois-ci, à Guelmin, il a eu à faire à des mécanos compétents, spécialisés en Defender 300tdi qui ont tout démonté et remonté correctement. 

 

12 avril Denis est en attente du ferry Ceuta/Algesiras 

 

14 avril, Je l'attendais dimanche dans la journee mais ça a été la surprise ce samedi soir à 20h. Traversée Espagne Malaga/ Llerida (exactement 1024kms en 1 jour) 

 

Des rencontres, des pépins mécaniques lors de notre remontée au nord par le Burkina et le Mali

A l'ombre de ce baobab pour  constater qu'il y a un problème avec l'embrayage

 

Karim, un sympathique routier accepte de nous tirer jusqu'à la plus proche grande ville, où nous pourrons faire réparer. Remorquage gratuit, Karim n'a pas voulu qu'on le paye. Nous lui avons offert à manger au restaurant. 

 

 

A Fada Ngourma, la réparation, faite par les mécanos, ne satisfait pas vraiment Denis !

 

220 kms entre Fada Ngourma et Ouagadougou aver une chaleur écrasante ! 

 

Un havre de paix, à Ouagadougou où nous sommes agréablement accueillis par les amis d'Isabella et où nous pouvons nous reposer.

 

C'est vrai que nous avions "une sale tête" 

A l'entrée de la Polyclinique, cette dame malienne m'offre des citrons, en attendant l'ouverture de la clinique

 

 

Des photos prises par Denis, du Mali à la France

 

Le désert mauritanien avec plusieurs jours à 50°

Le retour en France et la joie de retrouver la famille 

 

 

 

Des photos en vrac lors de notre court passage au Burkina et Mali 

Non, ce n'est pas du pastis dans ces belles bouteilles, mais de l'essence qui vient du Nigeria, car beaucoup moins cher dans ce pays. On a vu ça également au Benin. Au Togo, il ne laissait pas rentrer les bidons de 20l. Des contrôles de la police partout vers les frontières pour éviter ce marché noir. 

La rivière Pendjari, qui coule au coeur du parc Pendjari entre le Bénin et le Burkina

Des camions africains, toujours avec des spots religieux . Ici : le sang de Jésus me couvre !

 

 

 

Bilan de nos 3 mois en Afrique de l'ouest avec la traversée de 10 pays africains :  la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, et au retour à nouveau la Mauritanie et le Maroc.

 

Administratif : visas obtenus facilement soit à Dakar (Sénégal) soit à Abidjan (Côte d'Ivoire),

Sécurité : aucun problème nul part.

Météo et santé : on savait que ça serait très dur, car au Burkina, au Mali et en Mauritanie les mois les plus chauds sont avril, mai et juin.  Au sujet des antipaludéens que nous avions dans la voiture et que nous n'avons pas pris, est-ce de la négligence de notre part (pas vraiment de moustiques vus) ou alors la crainte d'avoir à se médicamenter pendant 3 mois ??                

Vie quotidienne  

Alimentation : nourriture peu élevée pour nous Européens, à condition qu'on achète localement (fruits et légumes dans les marchés). Pour des produits typiquement européens, on trouve tout ce que l'on veut dans les supermarchés des grandes villes,

Laveries : on en trouve partout à des prix raisonnables dans les hôtels ou les chambres d'hôtes,

Gaz : nous n'avons pas eu besoin de recharger nos bouteilles,

Bivouacs : essentiellement dans le land, en pleine nature ou près des stations-services et endroits sécurisés quand on ne peut pas trouver ailleurs (vigile ou gardien, poste de police ou douanes au frontière). 

Téléphone : nous avons trouvé à acheter une simcard dans tous les pays que nous avons traversés, à des prix bien abordables, avec une très bonne connexion.

Visites des sites touristiques : habituellement pas très chers.

Contacts avec la population : BON.  Les Africains sont très gentils et toujours près à rendre service. Le problème réside dans les zones touristiques avec les faux guides qui essayent de nous arnaquer et la population (adultes et enfants) qui réclame en permanence des cadeaux et de l'argent ! Le record a été atteint au Bénin avec la Guinée en 2ème position.

 

Notre sentiment (tout à fait personnel) sur ce voyage de 3 mois passé en Afrique noire :

Nous ne retournerons pas en Afrique noire pour trois raisons :

- la 1ère, peut-être, parce que nous sommes à un âge où nous ne sommes plus en mesure de supporter la chaleur, comme il y a seulement 10 ans, Et puis, il y a les moustiques...

 

 - la 2ème, c'est qu'il y a trop de misère dans tous les pays que nous avons traversés et un écart immense entre riches et pauvres. C'est INSUPORTABLE ! 

- la 3ème c'est qu'au niveau paysages et sites, rien à voir avec l'Asie (nous sommes devenus des nostalgiques de l'Asie et du Moyen Orient),

Par contre, nous retournerons avec plaisir au Maroc, PAYS QUE NOUS ADORONS !

 

Euro4X4parts, notre sponsor qui nous accompagne en Afrique : http://www.euro4x4parts.com/

   




Togo Benin, deux pays sur notre itinéraire, entre le Ghana et le Burkina

08:55 , 18/03/2018, .. Publié dans 55 Togo Benin .. 2 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
Mots clefs : togolaisbaobab

 

 

Pour voir directement les pays que nous avons visités, allez dans RUBRIQUES (sur la droite de la page)

 

Deux pays sur notre itinéraire, entre le Ghana et le Burkina Faso

Dès notre sortie du Ghana au nord, notre route est de descendre au sud du Togo (à Lomé, la capitale), longer le golfe de Guinée jusqu'à Cotonou et Puerto Nuevo (la capitale du Bénin), pour remonter au nord du Bénin jusqu'au Burkina Faso.

Itinéraire au Togo du 17 au 21 mars : Cinkassé, Dapaong, Niamtougou, Kara, Sotouboua, Kpalimé, Lomé, Baguida, Kpemé, Aného, Frontière Bénin.

Itinéraire au Bénin du 21 au 25 mars : Grand Popo (frontière), Cotonou, Ganvié, Abomey, Salavou, Bassila, Natitingou, Porga et Frontière Burkina Faso.

 

 

LE TOGO

LES FORMALITES : Visa pour le Togo obtenu à Dakar (Sénégal) pour le prix de 45000FCFA (68€). Ce visa nous a été délivré immédiatement.

LA MONNAIE est le franc CFA (Communauté financière africaine), indexé sur l'euro. Taux de change fixe. 1 € = 656 FCFA.

LE TELEPHONE : opérateur Togocell, du réseau pratiquement partout. 

LES ROUTES : assez bonnes dans l'ensemble en cours de travaux sur certaines parties.

 

Nord du Togo, on circule beaucoup en vélo ou en moto 

 

Bonne arrivée au Togo !

Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant variant de 50 à 150 kms, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le Golfe de Guinée, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana. Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages : une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord. L’altitude maximale est le Mont Agou qui culmine à 986 m. Le climat du Togo est de type tropical.

Les baobabs au nord. Les feuilles et fleurs n'apparaîtront que dans un ou 2 mois à la saison des pluie 

Le baobab, cet arbre unique et emblématique de la savave africaine  

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-baobab-arbre-pharmacien-arbre-vie-666/page/3/

 

ECONOMIE ET POLITIQUE

2018 : La Banque africaine de développement vient d'annoncer la reprise de la croissance pour l'économie du Togo. Dans ses perspectives économiques en Afrique 2018, l'institution financière multilatérale a indiqué que la croissance devrait atteindre 5% en 2018 et 5,3% en 2019, après une chute à 4,5% en 2017. Seul bémol, les conséquences de la crise politique que vit le pays depuis septembre dernier. 

 

Un article sur LA TRIBUNE/Afrique. Togo : l'économie renouera avec la croissance dès cette année

https://afrique.latribune.fr/economie/conjoncture/2018-01-21/togo-l-economie-renouera-avec-la-croissance-des-cette-annee-765485.html

 

  

Au Togo, l'agriculture représente 38% du PIB, 15% dans les exportations et emploie 65% de la population

 

Le territoire du Togo est à 25 % cultivé (cela va du petit champ de mil, au nord du pays, aux terres argileuses du sud du Togo, qui produisent despatates douces et du maïs) et est parvenu à une autosuffisance alimentaire à peu près complète.

L'agriculture assure en grande partie la sécurité alimentaire des Togolais, le secteur rural fait vivre encore environ 80 % de la population.

Les cultures sont très diverses :mil, sorgho, maïs, manioc, ignames, cacao, café, karité. Le coton est la principale culture industrielle et le premier produit d'exportation agricole. On remarque aussi que ce sont les petites et moyennes exploitations qui dominent.

En mars 2006, on note un élan d'industrialisation de l'agriculture par le gouvernement togolais qui entame (à nouveau) la motorisation de l'agriculture, jusque-là pratiquée par les paysans au moyen de la force manuelle avec des outils traditionnels comme la houe et le daba.  

Champ de manioc 

Une vendeuse d'ignames en pleine journée de travail au marché  (source Wikipédia)

 

Par ailleurs, les fortes densités au Togo ont conduit à un besoin accru en bois combustible, qui est la cause d'un des taux les plus élevés de déforestation en Afrique.

Vente de bois et charbon de bois le long des routes 

Ramasser du bois, c'est le travail des femmes 

Beaucoup de petits vendeurs de fruits au bord des routes

 

Nous quittons la région des savanes au fur et à mesure que nous descendons vers le sud  

Plus d'air frais à 700 mètres d'altitude et paysages différents

La voie n'est pas large sur le pont, mais ça passe quand même ! 

Mais, où vont toutes ces femmes? Peut-être une cérémonie funéraire ? 

 

LOME, la capitale du Togo 

Lomé n’est ni une ville « coloniale » construite et établie par les puissances coloniales, ni une « ville traditionnelle », dont les racines villageoises seraient encore inscrites dans les structures et les processus urbains.

Lomé est une ville africaine qui vit, qui évolue à une vitesse fulgurante, aux rythmes des boîtes de nuits, des Nana-benz du grand marché, des cyber-cafés, des motos-taxis (zémidjans) ou des cargos de la zone franche du Port autonome de Lomé.

Lomé est donc incontestablement une ville africaine, mêlant tour à tour la tradition et la modernité à l'image des hôtels de luxe et des bâtiments bancaires. Elle demeure une capitale cosmopolite où de très nombreuses langues et dialectes sont parlés, avec pour prédominance le kabyè et le mina. 

Située au bord de l’océan Atlantique, la ville de Lomé abrite des plages majestueuses sublimées avec des couchers de soleil renversants. On s’y laisse facilement bercer par le doux murmure du vent qui entraîne palmiers et cocotiers dans une danse sans fin.

Le monument de l'Indépendance 

La cathédrale de Lomé

Tout près de la cathédrale, le grand marché de Lomé où nous avons réussi à nous faufiler! 

La plage de Lomé est un site naturel public de contemplation de la mer et des pêcheurs à l´œuvre et, sans aucun doute, l’attraction la plus connue de Lomé. Elle est avant tout un lieu de baignade, de détente,  de tranquillité, et de relaxe loin des tumultes urbains.

 

BIVOUACS SYMPAS ! 

Devant l'entrée de l'hôtel Alizé à Baguida Plage, où nous avons rencontré des expatriés qui faisaient une partie de pétanque. Apéro apprécié avec cette joyeuse compagnie. Parmi les expatriés, un ardéchois d'Annonay (dont la famille est originaire de Coucouron) qui continue à exercer son métier de patissier à Lomé.

 

Et, à Aného, où nous avons flémardé une bonne journée. Aného est située à 15 kilomètres à l'est d'Agbodrafo et fait frontière avec le Bénin. La ville est bâtie près d'une lagune sinueuse et est entourée de villages de pêcheurs et de plantations de cocotiers.

Aného 06°12'56.56" N  01°32'27.64" E

 

Et, toujours de belle rencontres !

Un voisin de bivouac très courageux. Charlie, un danois de 29 ans marche, depuis 2 ans, pour son projet : http://walkingforwater.dk/ 

 

Une discussion intéressante avec cet agriculteur qui part semer dans son champ. C'est le début de l'hivernage, il faut semer les tomates, les piments, les choux. Son fils qui ne va pas à l'école aujourd'hui, puisque c'est dimanche, va faire sa lessive dans une petite rivière à proximité. 

 

La charmante petite Théodora 8 ans 

Du tissage à Kpémé 

 

 

 

TOGO-Online Le taux de grossesse dans les établissement scolaires du Togo va crescendo

http://www.togo-online.co.uk/togo/taux-de-grossesse-etablissements-scolaires-togo-va-crescendo/

 

 

 

LE BENIN

 

LES FORMALITES : Visa pour le Bénin obtenu à Abidjan (Côte d'Ivoire) pour le prix de 35000FCFA (53€). Ce visa nous a été délivré immédiatement. Laisser-passer pour le land de 7500 CFA,à la frontière.

LE TELEPHONE . L'opérateur pris est MOOV pour 11500 CFA. Pas très performant au nord. 

LA MONNAIE est le franc CFA (Communauté financière africaine), indexé sur l'euro. Taux de change fixe. 1 € = 656 FCFA.

LES ROUTES : route assez bonne le long du littoral , mais route complétement pourrie du sud au nord (de Savalou à Porga (ville avant la frontière avec le Burkina). 

 

Beaucoup de camions en panne le long des routes de montagne 

La remorque du camion s'est couchée sur le coté. Un autre camion est en train de récupérer le coton

 

Ici, la remorque s'est carrèment detachée du tracteur 

 

Le Bénin, un étonnant condensé de paysages africains

Lagunes et plages bordées de cocotiers au sud, douces collines plantées de savane arborée au centre, monts arides au nord...
Mais sa richesse, c’est surtout son immense patrimoine culturel, ses traditions variées (une bonne quarantaine d’ethnies), son histoire dense et tumultueuse, bien antérieure à la présence coloniale. 

Le Bénin, c’est aussi la terre du vodoun, culte « animiste » toujours prégnant qui a essaimé au Brésil, en Haïti, à Cuba. Car le pays a été marqué par la traite des esclaves, dont des millions furent déportés depuis ses côtes. On y rencontre aujourd’hui nombre d’Afro-américains, venus marcher sur les traces de leur histoire.

Le Bénin vibre enfin d’une réelle vie intellectuelle et artistique. On l’avait d’ailleurs surnommé le Quartier latin de l’Afrique.

Quant aux amoureux des grosses bébêtes, ils pourront pousser jusqu’au nord du pays, abritant deux parcs animaliers (dont un partagé avec le Burkina Faso et le Niger).

À signaler également : le Bénin est le seul pays d’Afrique de l’Ouest francophone à avoir effectué depuis l’indépendance des transitions politiques sans violence.

 

Grand Popo,  première ville au Bénin. C'est un paradis sous les cocotiers, mais pour combien de temps encore ? Au delà de la base navale en effet, l'étroite bande de terre entre le fleuve Mono et l'océan est soumise à l'érosion et aux inondations. Le barrage de Nangbéto en amont, au Togo, a modifié le cours naturel des alluvions du fleuve.

 

   

Le bazin africain à base de coton est teinté artisanalement pour devenir un tissu damassé caractérisé par la raideur et une éclatante brillance.

 

Le tourisme au Bénin, qui bénéficie d'un important potentiel naturel et culturel, constitue la deuxième source nationale de rentrées de devises et le troisième employeur du pays, après l’agriculture et le commerce1, mais a manqué de moyens pour se développer. De nouvelles perspectives se dessinent à partir de 2015, avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale et celui du gouvernement, déterminé à faire du tourisme un vecteur de croissance et d’emploi. Le Ministère de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme (MCAT) est son ministère de tutelle. 

La ville de Ouidah est connue pour son rôle dans la traite des esclaves de l'Atlantique du XVIIe au XIXe siècle.

 

 

La Route des Esclaves, un chemin par lequel les esclaves étaient emmenés pour rejoindre les navires, est bordée de monuments et conduit à la "Porte du Non Retour", une arche commémorative sur le front de mer. Le musée d'Histoire de Ouidah, aménagé dans un fort portugais du XVIIIe siècle, relate la traite des esclaves dans la ville.

Maison de l'époque coloniale à Ouidah

 

La Route des pêches : La Route des Pêches longe la longue plage de sable qui s'étend depuis Ouidah jusqu'à Cotonou. Considèree comme le plus beau paysage du Bénin, ce site "touristique" naturel est menacé par les autorités : il est question de goudronner la route alors que son principal charme c'est justement son état naturel de piste damée. Il est question de bâtir d'énormes complexes hôteliers et donc de détruire encore davantage de cocotiers ! Sans parler des pêcheurs qui se verront chasser et ce sont eux qui ont donner le nom à la route, ce sont eux, avec leurs modestes villages de palmes qui contribuent au charme des lieux, avec leurs activités ancestrales pour hâler un long filet sur la plage. 

 

  

 

La pêche à la senne de plage est très pratiquée tout au long de la Route des Pêches. Il s'agit de ramener sur la plage un très long filet terminé par une nasse où sont piégés les poissons. Tout le monde s'atèle à cette tâche qui dure près d'une demi-heure, hommes femmes et jeunes garçons. Ensuite le tri du poisson revient aux femmes tandis que les hommes ravauderont les filets et transporteraont tout le lourd matériel de cordages sur des chariots tractés manuellement.

 

Le projet d'aménagement de la  Route des Pêches validée par le gouvernement  !

https://www.24haubenin.info/?La-phase-II-du-projet-Route-des-Peches-validee

 

Cotonou, grande ville portuaire est la capitale économique et la plus grande ville du Bénin avec 760 000 habitants lors du recensement de 2013. À l'extrémité est du boulevard central Saint-Michel se trouve le vaste marché Dantokpa, où sont vendus des objets religieux et des épices aux côtés d'objets du quotidien. Au sud-ouest, la cathédrale de Cotonou du XIXe siècle possède une façade originale aux rayures rouges et blanches. 

 

La ville de Ganvié,  surnommée la « Venise de l'Afrique », la cité lacustre de Ganvié, sur le lac Nokoué,  constitue la première destination touristique du pays et attire chaque année des milliers de visiteurs. Dans le cadre du projet "Réinventer la cité lacustre de Ganvié"– l'un des axes prioritaires de la nouvelle politique en matière de tourisme –, un important processus de réhabilitation et de rénovation devrait permettre d'obtenir l'inscription de la localité sur la liste du patrimoine de l'UNESCO,  alors qu'elle ne figure pour le moment que sur la liste indicative (1996). 

Ambarcadère pour aller au village de Ganvié et bivouac

On part au village lacustre avec David, notre guide, et deux jeunes filles qui sont en train de faire le recensement sur le village de Ganvié (environ 18000 personnes recensées à ce jour) 

 

La pêche à l'éparvier sur le lac

Le marché flottant 

 

 

 

Au fur et à mesure qu'on remonte au nord du Bénin, on retrouve la savanne et aussi la chaleur !  

 

Maison tata avec les greniers en hauteur

Poussière et chaleur, la totale!!  

  

Après une journée à 38°, qu'est ce que ça fait du bien, un pastis ! 

 

Des photos et des sourires ! 

 

On quitte le Bénin le 24 mars 

 

Euro4X4parts, notre sponsor qui nous accompagne en Afrique : http://www.euro4x4parts.com/

   




Le Ghana

07:33 , 7/03/2018, .. Publié dans 54 Ghana .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
Mots clefs :

Pour voir directement les pays que nous avons visités, allez dans RUBRIQUES (sur la droite de la page)

 


LES FORMALITES : Visa pris à Abidjan (Côte d'Ivoire). Prix du visa express : 50000FCFA (76€) délivré sous 24 heures. En plus des pièces obligatoires (2 formulaires, photos etc...), il faut fournir la copie du visa du pays où on est (pour nous c'était la Côte d'Ivoire) et faire une réservation d'hôtel au Ghana (réservation faite sur Internet, sans paiement, puis annulée par la suite). Si on prend un visa simple délivré sous 4 jours, le  prix du visa est 30000FCFA (45€).

A l'entrée au Ghana (fronière CI/Ghana), comme nous n'avions pas de carnet ATA, nous avons payé une taxe d'importation pour le véhicule de 50 cedis (soit environ 10€). A la frontière, on nous a également demandé de présenter nos carnets de vaccinations.

LA MONNAIE : 1€ = 5,30 cedis

LE TELEPHONE : nous avons pris l'opérateur MTN : 63 cedis (15€) pour 9GO pendant un mois. Réseau quasiment partout. 

LES ROUTES : le réseau routier est assez bon dans l'ensemble. Au niveau piste, on a tout eu : des pistes bien roulantes et entretenues, d'autres complètement défoncées par le passage des camions. Aucun problème sur ces pistes, car nous étions en fin de périodes séches.    Prix du litre de gazoil 4,49 cedis (0,84€ le litre).

SANTE ET HYGIENE : depuis notre départ, nous n'avons pas eu de moustiques et c'est tant mieux ! Donc, aucun traitement pour l'instant. Au Ghana, nous avons été surpris par la propreté des villes et villages. Beaucoup moins d'amas de détritus à l'entrée et sorties des agglomérations par rapport aux autres pays déjà traversés et nous avons parfois trouvé des poubelles dans les villes. 

 

LA SECURITE :  visiter le Ghana représente une rare possibilité de découvrir l'Afrique de l'Ouest sans prendre des risques majeurs pour sa sécurité. Le pays est souvent vanté pour la sécurité qui y règne. Effectivement, c'est l'un des rares pays du Golfe de Guinée à connaître une stabilité politique couplée d'une sécurité minimale. Si l'on ne peut garantir l'absence de crime, c'est tout de même un pays assez sûr. Quand on le replace dans le contexte de sa zone géographique, c'est une terre où la circulation est relativement libre. Le Ghana est une Afrique de l'Ouest qui possède son lot de dureté et de difficultés, mais qui reste accessible et sans danger majeur pour le visiteur.

LE CLIMAT : schématiquement, le climat est constitué d'une saison humide d’avril à septembre-octobre et d'une saison sèche de novembre à mars. La saison sèche est provoquée par l'harmattan, un vent sec et chaud en provenance du Sahara. Les températures sont  alors plus chaudes ; elles peuvent atteindre 40 °C contre environ 30 °C pendant la saison humide. Dans les faits, le Ghana est situé de part et d'autre de la ligne de convergence intertropicale. Le climat varie donc beaucoup entre les régions du Sud, verdoyantes et boisées, plus humides, et les savanes du Nord, plus sèches.

Encore en saison sèche en ce mois de mars, nous avons connu les températures avoisinant les 40° dans la journée dans le nord du pays, avec des nuits où le thermométre s'est maintenu à plus de 30°. Difficile pour nous qui ne sommes pas habitués à ces fortes chaleurs !

 

 

  

 

Le Ghana est situé en Afrique de l'Ouest sur la côte du golfe de Guinée, entre 5 et 11 ° de latitude nord. Il est bordé au nord par le Burkina Faso, à l'est par le Togo, à l'ouest par la Côte d'Ivoire et au sud par l'océan Atlantique, sur 560 km de côte.

  

Le pays s'étend sur 672 km du sud au nord et sur 536 km d'est en ouest.

Géographie

Le pays est généralement plat et peu contrasté avec des monts ne dépassant guère les 900 m. Plus de la moitié de la surface du pays se trouve en dessous de 150 m d'altitude. Le Ghana possède cependant quelques petites montagnes qui brisent la monotonie du paysage.

La plaine côtière des régions sud (de Sekondi à l'ouest jusqu'à la frontière togolaise à l'est) s'étend à l'intérieur du pays jusqu'à 50 km (à Accra), voire 80 km (aux extrémités).

Elle est morcelée en de nombreux herbages, bosquets, marécages et lagunes. C'est une zone sèche, voire aride en certains endroits.

Cependant, la partie sud-ouest est plus attrayante que la région d'Accra, car la route longe la mer et les allées de palmiers, et la plage toute proche lui donne plus d'allure. Ce paysage se poursuit de l'autre côté de la frontière ivoirienne. Cette région a aussi pour caractéristique de compter de nombreux châteaux et forts, dont les plus anciens datent du XVe siècle. Ils sont un témoignage de la conquête européenne et du trafic d'esclaves qui a suivi.

Au-dessus, s'étendent une forêt tropicale dense (environ 60 000 km2) et le bassin de la Volta. Le grès et d'autres pierres tendres y alternent, l'altitude ne dépasse pas les 100 m.

La partie nord du pays est constituée d'un plateau qui culmine à 500 m d'altitude.

C'est une région de savanes (sur environ 150 000 km2) dans laquelle on pratique la culture du coton. On y trouve quelques collines arrondies qui occupent tout le Nord-Ouest et se terminent en pointe à la frontière du Burkina Faso et de la Côte-d'Ivoire. Elles sont suivies à l'ouest par un plateau précambrien, de même altitude, recouvert de forêts et coupé de gorges profondes. Ce plateau descend jusqu'à la côte et va rejoindre à l'est le plateau du Kwahu.

La majeure partie du cacao est cultivée dans la zone centrale, appartenant essentiellement au pays Ashanti, qui l'a toujours cultivé. Cette région est également connue pour ses mines d'or. A noter enfin, au coeur du pays Ashanti, le lac Bosumtwi qui est alimenté par les rivières environnantes.

Omniprésente Volta. La principale particularité du pays est d'être couvert à plus de 60 % par le bassin du fleuve Volta. Il existe des failles au nord du pays (escarpement de Gambaga), à l'ouest (Wenchi) et au sud (Mampong) qui donnent naissance à d'étroits plateaux. Enfin, il faut noter le lac artificiel Volta, l'un des plus grands du monde (8 500 km2, soit plus de trois fois la superficie du Luxembourg) et les rivières secondaires dénommées Pra, Ankobra et Tano. Le lac Volta est alimenté par la Volta blanche et la noire qui prennent leur source au Burkina Faso.

 

Un contraste Nord-Sud saisissantComme dans beaucoup de pays de la Gold Coast, les différences culturelles entre le Nord et le Sud du pays sont facilement détectables au Ghana. Sur le plan de l'architecture par exemple, depuis de longues années, des maisons de style occidental dans la partie tropicale du pays s'opposent aux constructions traditionnelles visibles dès que la terre s'assèche, à plus de 400 km de la côte et jusqu'à la frontière avec le Burkina Faso. C'est d'ailleurs à cette limite que se trouvent ces cases rondes aux murs peints si caractéristiques du nord du Ghana. Des différences s'observent également au niveau des religions pratiquées, avec une forte dominante chrétienne au sud et musulmane au nord. Dans le monde de l'agriculture aussi, des disparités sont observées, correspondant logiquement à la géographie et au climat environnants. Ainsi les cultures de cacao, de café ou de bananes emplissent les champs au sud, alors que l'élevage et le riz dominent l'activité du secteur

 

 

Histoire de la Gold Coast (Côte d'Or)

Sur les rives de l'actuel Ghana, les Européens ont autrefois débarqué, attirés par l'or et le commerce des esclaves. Le premier fort d'Afrique de l'Ouest, construit en 1492 par les Portugais, vit le jour à Elmina. A cette époque, le Ghana était un nouvel eldorado, une véritable " Gold Coast ". 

L’héritage colonial du Ghana est visible absolument partout dans le pays, et tout particulièrement le long de la Gold Coast. On y découvre d’anciens forts, trônant face à l’océan, destinés à maintenir le contrôle de la région face aux envahisseurs. Ces forts et ces autres monuments coloniaux témoignent avec brio des puissances européennes qui se succédèrent et s’affrontèrent pour le contrôle de la Gold Coast.

Il faut dire qu’à cette époque, la région était bien connue pour ses gisements d’or et son abondance d’esclaves. Le pays était d’ailleurs l’un des piliers principaux du commerce triangulaire des esclaves, aussi connu sous le nom de traite occidentale. La traite négrière était alors considérée comme une monnaie d’échange entre l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. L’objectif : fournir des produits européens et américains à l’Afrique, distribuer des esclaves à l’Amérique et approvisionner l’Europe de produits Américains.

Aujourd’hui, les forts coloniaux présents sur la côte ghanéenne témoignent de ce lourd passé.   

 

Notre itinéraire au Ghana

 

 

Du 9 au 11 mars, le littoral :Axim, Takoradi, Sekondi, Elmina, Cape Coast, Accra

Axim 

 

Sao Antonio à Axim, le 2ème fort le plus ancien du Ghana construit par les Portugais au début du 16ème siècle

 

   

 

 

 

 

 

Elmina

Le fort d’Elmina, classé à l’UNESCO. Cet édifice bâti à la fin du 15e siècle par les Portugais, fut le tout premier comptoir commercial du golfe de Guinée. Il s’agit du monument européen le plus ancien de toute la région au Sud du Sahara. Le fort Saint-Georges, c’est son nom, vit passer en ses murs quelques quatre millions d’esclaves, un chiffre qui lui vaut tristement d’être le plus gros centre de traite de tout le continent africain.  

Le fort San Jago qui domine le port d'Elmina 

 

Nombreuses églises aux croyances diverses dans le sud (Eglise à Elmina) 

 

Rencontre avec les Fantis

Cape Coast est non seulement l’une des plus importantes villes historiques de toute l’Afrique, mais aussi le lieu de vie principal des Fantis, l’ethnie de la région. Ce peuple d’Afrique de l’Ouest possède sa propre culture et sa propre langue. Selon les traditions orales, les Fantisarrivèrent du Nord jusqu’à la Côte de l’Or au 17e siècle. Au 18e siècle, ils formèrent une confédération dans l’objectif de se protéger contre les envahisseurs Ashantis. Après de nombreux affrontements entre ces deux ethnies, les Fantis finirent par rejoindre la colonie de Gold Coast. La majorité d’entre eux vivent de la pêche, et les admirer à l’oeuvre représente un véritable spectacle. Avant l’aube, les barques colorées amarrées le long du rivage disparaissent en pleine mer, où les filets sont lancés. Quelques heures plus tard, le fruit de leur dur labeur peut être acheté puis dégusté depuis le marché aux poissons, installé au pied du fort de Cape Coast.

 

Accra 

Accra est la capitale du Ghana depuis 1877, et la ville est devenue une métropole moderne par rapport au reste du Ghana aujourd’hui. L’environnement de construction à Accra se caractérise par une société complexe qui se compose de différentes classes économiques et sociales.. A l’origine, le Ghana était constitué de tribus et de groupes ethniques différents. Leur architecture traditionnelle était influencée par des facteurs tels que les matériaux disponibles et les limitations technologiques, les relations économiques et sociales au sein de la communauté et les croyances religieuses. Mais au cours des dernières décennies, il y a eu une énorme migration vers les villes du Ghana et surtout vers la capitale Accra, qui augmente en population de 4,4% chaque année et qui tend vers une architecture européenne. Une urbanisation rapide comme celle-ci conduit à une pauvreté accrue. Les niveaux de revenu moyens au Ghana ont beaucoup augmenté ces dernières années, et ils ont augmenté de 40% entre 1996 et 2008. Mais beaucoup de gens ont encore du mal à trouver un endroit où vivre. L’une des principales raisons est que la valeur de la terre a augmenté, de sorte que seules les classes moyennes et supérieures peuvent se permettre d’acheter des terres dans les villes pour construire une maison à Accra. Cela rend les conditions encore pires pour les communautés pauvres, et en particulier pour ceux qui migrent de la campagne, sans emploi ni revenu stable. De cette façon, les maisons à Accra sont à la fois caractérisé par le capital et le niveau de revenu, mais aussi par les mauvaises conditions des gens qui ne peuvent pas se permettre tous ces biens matériels, et certains vivent encore dans des bidonvilles illégaux.

 

 

     

11 et 12 mars, d'Accra à l'ouest, en passant par la région d'Ashanti et les villes de Obuasi, Kumasi, Techiman, Wenchi

Vue aérienne du nouveau marché central de Kumasi, un projet de 298 millions de dollars en cours de réalisation par la firme brésilienne Messrs Contracta Engenharia Limited. Le nouveau Kejetia Market de Kumasi sera un « All-in-One Market » avec 5.000 magasins, une clinique, un commissariat de police, un centre social, un centre informatique, un bureau de poste, un service de sapeurs pompiers, des banques, et sera équipé de caméras de surveillance. Le projet terminé à 60% devrait être livré en 2018.

Grand marché de Kumasi, ce qu'on en a vu   

Belle piste en latérite dans l'Ashanti. 

La latérite (du latin later, brique) est une roche rouge ou brune, qui se forme par altération des roches sous les climats tropicaux. Le sens large désigne l'ensemble des matériaux, meubles ou indurés, riches en hydroxydes de fer ou en hydroxyde d'aluminium, constituant des sols, des horizons superficiels, des horizons profonds de profil d'altération. On trouve des latérites surtout en domaine intertropical. Elles recouvrent 33 % des continents.

 

Petite mosquée de village 

 

 

Sur les cacaoyers, les cabosses ne sont pas encore mûres. A l'intérieur de la cabosse, on trouve les fèves de cacao. 

 

Visite d'une école à Asin Bereku dans la région d'Ashanti 

Bons moments de partage avec ces 400 écoliers (primaire et collège) et leurs 14 teachers. Les enfants sont ravis de cette heure de distraction inattendue ce lundi matin ! 

Bivouac sur la place du village d'Asin Bereku (région d'Ashanti), près d'une petite mosquée et une école. Nous sommes contents le matin, quand le directeur de l'école nous propose de la visiter, en compagnie de Saara, une écolière que nous avons rencontrée hier. 

 

Avec Saara, son frère et le directeur de l'école 

 

La propriétaire de l'école vend des bonbons dans la cour de l'école. Voilà pourquoi, je voyais des enfants rentrés à l'école avec un billet de 1 cedi à la main 

 

On ne se lasse pas de l'accueil ghanéen

Arrêtés au bord de la route pour voir les écoliers en récréation, à l'ombre d'un arbre, l'institutrice court vers nous pour qu'ils viennent nous réciter un poème. Quelle joie de vivre ! 

 

Du 13 au 16 mars Larabanga, Swala, Wa, Tumu, Navrongo,

Pulimakom (frontière du Togo)

Larabanga est un village situé en lisière du parc national de Mole. Sa mosquée est en terre de style soudanais et date du XVème siècle.

 

 

  

 

Mosquée de Wa

 

 

Scènes de vies  le long des routes, dans les marchés, dans les villages,...

 

 

 

 

 

 

 

Des sourires d'enfants.....

 

Les enfants sont heureux quand ils peuvent monter dans le land (Stéphanie, son frère Salomon et un copain)

 

Artisanat ghanéen

 

Le tissu Kente est fabriqué par des tisserands très expérimentés. Les principaux centres de tissage se trouvant dans la région Ashanti autour de Kumasi. Il en existe aussi dans la Volta région.  Le kenté est composé de bandelettes multicolores tissées à partir de fils de coton ou de soie sur un métier à tisser traditionnel. Les bandelettes sont ensuite cousues côte à côte. Les motifs et les couleurs ont des significations particulières.

 

Le Ghana est aussi réputé pour la qualité de ses tissus. On vient d'Abidjan, pays voisin, pour acheter à la frontière

 

 

Le coin des voyageurs 

Un jeune couple russe rencontré à Elmina

 

 

Changement de programme : 

Comme nous venons de nous rendre compte, sur nos visas, que la date d'entrée au Togo était le 17 mars, nous modifions notre itinéraire. Nous allons aller au Togo, puis ce sera le Bénin pour remonter ensuite au Burkina Faso

15 et 16 mars 2018 : dernières journées passées à Pulimakom, frontière Ghana/Togo, où il fait très chaud. Sauna jour et nuit, 39 et 40 degrés dans la journée avec encore 32° à 1 heure du matin (au moment où je lance ce post sur internet, car impossible de fermer l'oeil). Denis a même déserté le land pour aller dormir dehors. 

 

Euro4X4parts, notre sponsor qui nous accompagne en Afrique : http://www.euro4x4parts.com/ 

  




Côte d'Ivoire

08:53 , 2/03/2018, .. Publié dans 53 Cote d Ivoire .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
Mots clefs :

Pour voir directement les pays que nous avons visités, allez dans RUBRIQUES (sur la droite de la page)

 

  

 

La Côte d’Ivoire ou République de Côte d’Ivoire, est un pays membre de l’Union Africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Libéria et la Guinée, à l’est par le Ghana et au sud par l’océan Atlantique.  La population est estimée à 26 578 367 habitants en 2015. La Côte d’Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro ; Abidjan est son principal centre économique. Elle a pour langue officielle le français et pour monnaie, le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO.

 

 

 

LES FORMALITES : L'ambassade de Côte d'Ivoire à Dakar ne délivre plus de visa pour un mois, aussi nous avons été obligés de prendre un visa pour 3 mois avec double entrée au prix de 130€ par personne. Ce visa nous a été délivré immédiatement.

LA MONNAIE est le franc CFA (Communauté financière africaine), indexé sur l'euro. Taux de change fixe. 1 € = 656 FCFA.

LE TELEPHONE : encore l'opérateur Orange . Prix de la carte Sim avec 10GO le jour et 6 la nuit (de minuit à 6 heures du matin) pendant un mois : 10200FCFA (15€).

LES ROUTES :  En dehors d' Abidjan et l’autoroute du nord, les routes sont totalement dégradées. Des projets sont en cours pour leur reconstruction. Prix du gazoil 595FCFA = 0,92€

Côte d'Ivoire, la piste  n'est pas guère meilleure qu'en Guinée, il faut veiller à bien viser pour mettre les roues du land sur les troncs d'arbres

Des chantiers chinois ici aussi,, comme en Guinée

Belle autoroute entre Yamoussoukro et Abidjan 

Bouchons aux heures de pointe à Abidjan 

           

La Côte d'Ivoire et son sens de l'accueil incomparable !

En tant que " toubabou " (1), on peut légitimement se demander quel accueil réservent les Ivoiriens aux Français, avec lesquels les relations ne furent pas toujours au beau fixe. Il ne s'agit pas d'une critique, mais d'un simple constat qui aura pu susciter quelques interrogations chez certains, et sera d'ailleurs vite balayé par la façon dont vous serez reçu sur place. Dans la grande majorité des cas, on n'observe en effet aucune animosité, et, à Abidjan, les seuls problèmes que l'on pourrait rencontrer sont inhérents à l'insécurité que présentent certains endroits à certaines heures de la nuit... Comme dans n'importe quelle grande ville du monde, finalement. Les Ivoiriens gagnent vraiment à être connus : accueillants, chaleureux, drôles, solidaires, toujours prêts à aider ou à rendre service... et dotés d'un sens de l'hospitalité et de la fête incomparable !

(1) Toubab (en malinké toubaboutoubab ou encore en wolof tubaap, tubaab, également toubabetoubaboutuabtubab) est un mot utilisé en Afrique de l'Ouest, principalement en Guinée, au Sénégal, en Mauritanie, en Gambie et au Mali, mais aussi en Côte d'Ivoire, pour désigner toute personne à peau blanche c'est à dire  en général les Européens. 

 

Un maquis, c'est quoi ? La Côte d’Ivoire est bien connue pour son argot bien singulier. S’il y a un mot dans ce langage original qui résiste au temps, c’est bien le mot maquis. Ne faisant pas l’objet d’une définition claire et précise, on pourrait s’appuyer sur les endroits dénommés maquis pour fixer une définition. Un maquis, c'est un espace de restauration et de consommation de boisson à prix réduit comportant des caractéristiques particulières. Les maquis existent en Côte d’Ivoire depuis longtemps et connaissent une évolution depuis ces dix dernières années. 

Soro, artiste peintre africain de Côte d'Ivoire "Bon maquis chez Poline"

         

LE CLIMAT : On peut diviser la Côte d'Ivoire en deux grandes zones climatiques :

Le Sud, avec un climat équatorial caractérisé par une température de faible amplitude, quasiment constante tout au long de l'année (de 25°C à 32°C), et un degré hydrométrique élevé variant entre 65 % et 90 %. Le Sud du pays est régulièrement arrosé, mais l'on peut néanmoins distinguer 4 saisons : grande saison sèche, de décembre à avril ; grande saison des pluies, de mai à juillet ; petite saison sèche, en août et septembre ; petite saison des pluies en octobre et novembre.

Le climat du nord du pays, au-delà de la zone forestière, est plus contrasté. Il se caractérise par une température plus élevée et des différences thermiques plus prononcées (de 22°C à 35°C à Bouaké). L'hydrométrie est plus faible et l'ensoleillement plus constant. On distingue deux saisons : la saison des pluies, de mai à novembre ; la saison sèche, de novembre à mai.

 

LES RELIGIONS : l'islam (38,6 %), le christianisme (32,8 %), les religions traditionnelles ou tribales (11,9 %), et autres (16,7 %).

La basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro est l’édifice religieux catholique le plus grand au monde. Son apparence rappelle celle de la basilique Saint-Pierre à Rome.

 

L'ECONOMIE : Le Sud ivoirien concentre 85 % de l'activité économique, notamment du fait du climat tropical humide qui caractérise cette région et la rend très propice aux cultures.

Nombreux villages faits de briques de terre et de tôle dans le sud ivoirien, région agricole   

 

Agriculture. L'économie ivoirienne repose essentiellement sur l'agriculture qui représente 28 % du PIB. Le secteur emploie les deux-tiers de la population active. Premier producteur mondial de cacao (avec près de 34 % de la production mondiale), les autres productions agricoles d'exportation du pays (caoutchouc, anacarde, café, coton, palmier à huile, sucre, cola, banane, ananas, mangue) se situent aux premiers rangs africains.

C'est la saison de la banane plantain, différente de la banane douce et qui s'utilisent uniquement en cuisine (le régime de bananes platain est également bien différent).

 

 

Saison aussi, des ignames

 

 

 

Dernier jour en Côte d'Ivoire, beaucoup d'ananas à vendre le long de la route Aboisso, Noé 

 

Industrie. L'industrie ivoirienne est née de la volonté de transformer sur place la majorité des produits de l'agriculture. Elle représente près de 25 % du PIB et ses principales composantes sont la préparation industrielle d'aliments, le textile, la mise en conserve du thon, les matériaux de construction, les engrais et l'assemblage mécanique. Le secteur minier (or, fer, nickel, manganèse, bauxite) et celui des hydrocarbures (pétrole brut et gaz naturel) connaissent depuis quelques années un essor remarquable avec des taux de croissance réguliers et des investissements massifs visant à en faire le second pilier de l'économie ivoirienne après l'agriculture.

De magnifiques pagnes dans une belle boutique (Centre commercial Cap Sud Abidjan) 

 

Services. Le secteur tertiaire représente 47 % du PIB ivoirien. Il est porté par une vingtaine de banques commerciales, une trentaine de compagnies d'assurance et une filière télécommunications en pleine expansion : la téléphonie mobile a enregistré un rythme annuel moyen de progression de 8 % entre 2000 et 2010.

 

3 gros arbres suffisent pour remplir un camion 

 

Commerce extérieur. La Côte d'Ivoire est le centre des activités commerciales en Afrique de l'Ouest grâce à ses infrastructures logistiques modernes (plus de 8 000 km de routes bitumées, 11 560 km de lignes de chemin de fer, 3 aéroports, 2 ports en eau profonde). La balance commerciale largement excédentaire est portée par les exportations de matières premières agricoles (cacao, caoutchouc, huile de palme, coton, anacarde) et de produits pétroliers (raffinés et bruts). Les produits importés sont principalement les carburants minéraux et le pétrole, les véhicules, navires et bateaux, les céréales et machines. En 2013 les premiers clients du pays sont les États-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas et les principaux fournisseurs sont la Chine, la France et le Nigeria

.   

Notre itinéraire en Côte d'Ivoire du 1er mars au 9 mars : Danané, Man, Yamoussoukro, Dabou, Abidjan, Grand Bassam

Abidjan est la capitale économique de la Côte d'Ivoire, dont la capitale administrative et politique est Yamoussoukro. Située au sud de la Côte d’Ivoire, au bord du golfe de Guinée, c’est la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone. On la surnomme la "Manhattan des tropiques". Très industrialisée, elle possède tout de même de belles plages.

  

 

Ville historique de Grand-Bassam (Ville Patrimoine de l'UNESCO)

Première capitale de Côte d’Ivoire, la ville de Grand-Bassam est un exemple urbain colonial de la fin du xixe siècle et de la première partie du xxe siècle. Elle suit une planification par quartiers spécialisés dans le commerce, l’administration, l’habitat européen et l’habitat autochtone. Le site comprend également le village de pêcheurs africain de N’zima et des exemples d’architecture coloniale comme des maisons fonctionnelles dotées de galeries, de vérandas et de nombreux jardins. Grand-Bassam fut la capitale portuaire, économique et juridique de la Côte d’Ivoire ; elle témoigne des relations sociales complexes entre les Européens et les Africains puis du mouvement en faveur de l’indépendance. La ville, véritable poumon économique du territoire des comptoirs français du golfe de Guinée – qui a précédé la Côte d’Ivoire moderne – a attiré des populations venant de toutes les contrées d’Afrique, d’Europe et du Levant méditerranéen.

Village de paillottes à Azuretti, le long de la lagune (Grand Bassam) 

              

Des rencontres ici et là ! 

Frontière Guinée/Côte d'Ivoire 

 

Bivouac sur le parking du petit aéroport de Man. Le lendemain matin nous sommes invités à faire la visite de la tour de contrôle 

  

 

 

La situation de la femme en Côte d'Ivoire, 20 ans après BEIJIN 

Sur 51 % de personnes analphabètes en Côte d’Ivoire, plus de 70 % sont des femmes sont atteintes, une réalité qui freine l’intégration sociale de la femme. En 1995, à Beijing, en Chine, un programme a été mis en place par les Nations Unis afin d’améliorer le taux de représentativité des femmes dans la prise de décision dans le monde, C’est dans ce cadre que plusieurs structures ont été créés en Côte d’Ivoire tel que le Compendium des compétences féminines afin de mener des actions pour augmenter le taux minime de la participation des femmes aux organes de décision. Depuis le 02 mars 2017, un conseil national, présidé par le chef de l’état a été créé ,20 ans après les résolutions du Beijing afin de créer l’égalité entre les genres en Côte d’Ivoire. 

 

Education et enseignement = uniforme et crane rasée (dans certaines écoles primaires et collèges)

La coupe de cheveux a-t-elle une incidence sur la réussite scolaire ? C’est manifestement ce que pensent des parents d’élèves et certains directeurs d’établissement en Côte d'Ivoire. Au collège public de Koumassi en Côte d’Ivoire, le nouveau proviseur a décidé d’imposer la coupe de cheveux courts à ses écolières et collégiennes. Les cheveux longs déconcentrent les jeunes filles. Cette décision étonnante est intégrée à un nouveau programme de réussite. En effet, le directeur d’établissement estime que les jeunes filles s’attardent trop sur leur longue chevelure. Déconcentrées par leur coquetterie, les fillettes et jeunes filles ne peuvent atteindre l’excellence.

La coupe de cheveux est bien mise en application dans de nombreux collèges car, nous croisons chaque jour beaucoup d' élèves qui, en plus de l'uniforme obligatoire, ont la tête pratiquement rasée

 

De bonnes adresses !

Le restaurant le Bouclier de Brennus à Yamoussoukro : le patron auvergnat, suporter de l'ASM comme il se doit !

 http://www.lebrennus.com/

 

Abidjan, une guest house pour se reposer. Nous recommandons cet établissement ! 

http://abidjanguesthouse.intelafrique.com/

 

Un petit coin de paradis, à l'ombre des cocotiers (Azuretti, Grand Bassam près d'Abidjan)  05°12'53.14" N, 03°49'27.93"W

 

Images insolites 

Excellent !

Une succursale de Michelin à Man !

Une casse de deudeuches ! 

 

 

Modes et coquetterie

"Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues"

Les mille et une techniques des femmes pour se grossir les fesses. Sur le marché de Treichville dans la banlieue d'Abidjan, les femmes achètent des produits "élargissants" pour se grossir les fesses.

« Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues »

 

La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. « En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin », observe Sarah, une commerçante de 34 ans. « Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues ». Car les rondeurs sont signe d’opulence et de « bonne santé », explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de « maternités glorieuses », dont « les fesses sont le siège », poursuit-il. Tous les artifices semblent donc permis pour épanouir son séant.

Evelyne est vendeuse de « grossifesse », autrement appelé « botcho crème » dans le marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne. En nouchi, la langue de la rue, « botcho » signifie « vaste arrière-train ». Cet onguent, produit à base d'« huile de foie de morue », de « miel » ou encore de « beurre de karité », selon sa notice, connaît un succès inégalé. « C’est ma meilleure vente », affirme Evelyne, devant la crème « jolis seins » et la pommade « bazooka », qui sert à « affermir et grossir les membres » des hommes.

Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15.000 ou 25.000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, poursuit-elle. Une fortune en Côte d'Ivoire. Dans son petit kiosque, deux gros cartons destinés au marché ghanéen voisin attendent d’être emportés. Les résultats sont « garantis au bout de 30 jours » et durent, lance Evelyne, « il n’y a pas une seule cliente qui s’est plainte ». « C’est pas comme les comprimés, qui te font gonfler, et ensuite tu perds », ajoute-t-elle.

Faux médicaments et fausses fesses

Des médicaments « élargissants » vendus dans un packaging plus professionnel -la plupart venant de pays anglophones, notamment du Nigeria- sont également proposés aux clientes à Treichville. Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma, met en garde le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar. Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un « énorme » problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année, s’alarme-t-elle.

Moins lourdes de conséquences : les « fausses fesses », sortes de culottes rembourrées, que tâte Christine à Abidjan. « C’est pour ma fille », explique cette retraitée de 56 ans. « Moi, j’ai déjà beaucoup de derrière, c’est lourd à porter », plaisante cette dame en robe jaune, qui assure toutefois préférer le « naturel » à l'« artificiel ». « Ce que Dieu donne, il faut garder », dit-elle.

Apparus il y a cinq ans, ces compléments fessiers se vendent comme des petits pains, à 9.000 FCFA (13,7 euros) l’unité, se réjouit Kader Camara, le propriétaire du magasin. « Avant, on n’avait pas ce genre d’articles. C’était un secret de femmes qui, pour aller danser, se cousaient plusieurs pagnes » afin de gonfler leur derrière, raconte-t-il. Les insatisfaites de leurs cuisses se voient aussi proposer des rembourrages grossissant le haut des jambes, appelés « pistolets », poursuit le commerçant qui, pour expliquer ce terme, mime le geste d’un cow-boy, les bras le long du corps et rangeant ses revolvers.

Des techniques épicées

Autre technique d’élargissement, le bouillon cube Maggi, omniprésent dans la cuisine africaine, se verrait détourné de son usage alimentaire. « J’ai une amie d’amie qui en prenait sous forme de suppositoire pour faire grossir ses fesses », assure Francine, jeune trentenaire. Cette pratique, apparue en République Démocratique du Congo, a même donné lieu à une chanson dans ce pays. Les femmes « pensent que comme c’est gras, ça va leur faireprendre du volume», observe-t-elle. « Le bouillon doit être utilisé pour la cuisine », commente sobrement Peggy Diby, communicante pour Nestlé/Maggi en Afrique de l’ouest, qui s’interroge sur la « véracité » de cette pratique.

Pour les plus argentées, reste la solution bistouri, qui passe par une opération hors de Côte d’Ivoire. Le chirurgien plastique parisien Robin Mookherjee, qui vient chaque mois à Dakar, indique avoir vu passer « des centaines de patientes » ouest-africaines, notamment ivoiriennes, influencées selon lui par la culture négro-latino-américaine. Il cite aussi le cas de Maliennes venues le consulter depuis Tombouctou à la première occasion, dès que les combats ont cessé dans leur pays.

Autant de femmes prêtes à payer 3 à 4.000 euros pour se faire « lipo-injecter » dans les fesses leur propre graisse, prélevée dans leur ventre ou leurs bras. 

 

Chignons, postiches, tresses et mêches, quelquefois de véritables oeuvres d'art !

 

 

Dépigmentation : les Ivoiriennes y laissent leur peau ! - Laura en Côte d'Ivoire

https://www.youtube.com/watch?v=JFSS3nAI6dc

 

 

Rencontres avec d'autres voyageurs

Des voyageurs de Saint Nazaire qui reviennent d'Abidjan

Des australiens avec un camion russe rencontrés à Yamoussoukro 

 

"Lézard, vous avez dit lézard" !! 

L'agame d'Afrique

 

8 mars 2018. Dernières photos de la Côte d'Ivoire, avant de partir pour le Ghana

 

18h30, nous arrivons à Noé, dernière ville avant la frontière. Dernier bivouac en Côte d'ivoire, au bord de la route avec les camions. Nous passerons la frontière demain matin.

 

Euro4X4parts, notre sponsor qui nous accompagne en Afrique : http://www.euro4x4parts.com/

   




La Guinée ? Mais c'est où ?

11:42 , 25/02/2018, .. Publié dans 52 Guinee Conakry .. 0 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien
Mots clefs :

Pour voir directement les pays que nous avons visités, allez dans RUBRIQUES (sur la droite de la page)


La Guinée ? Mais c'est où ?

 


Bienvenue en Guinée "Bonjour, ça va, ça va bien ??? "

 
LES FORMALITES : le visa est obligatoire pour venir en Guinée . Prix du visa pris à Dakar 75€ par personne + 1000 CFA (6€) et 1000 CFA pour l'avoir le lendemain matin à 9 heures. Et pour le véhidule, nous avons présenté le carnet ATA à l'entrée.
LA MONNAIE : l'unité monétaire est le franc guinéen (FG). L'euro est très apprécié en Guinée, notamment les coupures de 50 euros et plus.
Taux de change (officiel) : 1 € = 11216 FG (en 16 février 2018), mais nous n'avons pu changer à ce taux (change à Labé à la Banque Centrale 11000FG pour 1€). Les cours varient quasi quotidiennement à la baisse ou à la hausse. Il ne faut pas changer tout son argent dès le début du voyage, et prévoir un petit sac à dos pour aller faire le change, car si 150 € tiennent dans une poche, 1 650 000 FG, même en liasses bien serrées, nécessitent un peu plus de place...

0n ressort millionnaire de la banque avec 3 liasses de 100 billets de 5000FG et quelques billets de plus pour faire le compte !


LE TELEPHONE : les principaux opérateurs européens de téléphonie mobile ont passé des accords avec les opérateurs guinéens (Orange, Cellcom, Areeba, Sotelgui, Intercel). Prix de la carte Sim achetée chez Orange à Sambailo (juste après la frontière) : 200000 FG (19€),10GO et un mois, le taux de change à la frontière étant plus bas 10400FG pour 1€.  Le téléphone passe quasiment partout, même dans les régions les plus reculées.
LA SECURITE : Les routes étant en très mauvais état, il faut être très attentif et clément et ne jamais rouler la nuit. Pour une autre raison, il est déconseillé de rouler la nuit, notamment près des grandes villes, car des barrages routiers improvisés par des militaires ou groupes armés peuvent se mettrent en place afin de récupérer de l'argent ou des pièces d'identité. Concernant la police (sur la N5 qui mène à Labé), nous avons eu une mauvaise expérience, dès le deuxième jour de notre entrée en Guinée. Des policiers peu aimables et agressifs voulaient nous verbaliser pour un motif qui ne figure pas dans le code de la route : conduire avec des sandales non fermées à l'arriere. En fin de page (1) le récit de ce passage qui nous fait bien sourire maintenant. Dans tous les cas, ne jamais payer une contravention sans avoir un reçu officiel, précisant le motif exact avec le montant. 
Rectificatif : après renseignements, il s'avère que "conduire avec des tongs ou des claquettes" est bien interdit en Guinée, de même que 2 triangles de sécurité sont exigés. On nous a, aussi, souvent demandé si on avait un extincteur. Si la police n'a pas été aimable cette fois-là, le même incident ne sait jamais reproduit par la suite, malgré de nombreux contrôles.
 
INFORMATIONS SUR LES FRONTIERES POUR RENTRER EN GUINEE 
https://foutadecouverte.wordpress.com/2017/02/24/to-enter-guinea-information-at-the-borders/
 
LES ROUTES : Le réseau routier guinéen se limite à quelques centaines de km de RN bitumées au départ de Conakry vers quelques villes de province. Les routes sont principalement constituées de pistes améliorées ou carrossables, difficiles pendant la saison des pluies. Malgré les difficultés du pays, des projets se mettent en place et des chantiers pour la réfection des routes font leur apparition. 

 

 


Projet chinois pour la construction d'une route entre Lola et Guela (poste frontière avec la Côte d'Ivoire) 

 
LES BIVOUACS : souvent en pleine nature ou quelquefois dans une station service si on ne trouve pas mieux. A Labé, nous sommes allés à l'hôtel-restaurant Tata. Prix de l'emplacement pour une nuit 100000FG avec douches et possibilité de faire laver le linge.

Bivouac en Guinée forestière près d'une plantation de palmiers à huile 


 
" La Guinée ? Mais c'est où ? En Afrique. Ah bon !

 

Mais au fait, c'est quelle Guinée ? La Guinée équatoriale, la Nouvelle-Guinée ? Non, non c'est la Guinée " tout court ", enfin, la Guinée Conakry... ".

Ces questions mille fois entendues par ceux qui parlent de ce pays sont révélatrices du manque total de visibilité à l'échelle internationale de la Guinée. Et pourtant !
Alors c'est vrai, devenu le pays du " non " à de Gaulle puis de Sékou Touré lors de l'indépendance en 1958, l'histoire de la Guinée semble ne devoir s'écrire qu'au rythme des crises politiques, sociales ou sanitaires et ne jamais pouvoir s'apaiser. Et pourtant ! Pourtant... la Guinée compte parmi les plus beaux pays de toute l'Afrique de l'Ouest. Il est à lui seul un " concentré " de toute la sous-région. Il offre tout ce que peut désirer le voyageur prêt à sortir des sentiers battus. Le potentiel est certes peu mis en valeur, mais que de belles surprises ! Entre savane arbustive du pays mandingue, plaines côtières bordées de plages de sable blond, entre forêts et montagnes du Sud-Est, massif du Fouta-Djalon, le château d'eau de la région, îles de Loos.
Le pays est un immense carrefour où se croisent des populations de toutes ethnies et de diverses nationalités, exilées volontaires ou pas (Libériens, Sierra-Léonais, Ivoiriens...) dans un immense melting-pot à la guinéenne. C'est aussi un creuset de la musique et de la danse traditionnelle ouest-africaine, où maîtres du djembé et du balafon perpétuent les traditions et animent la vie locale.
"Petit Futé" Janvier 2017


      
LE CLIMAT : Il y a deux saisons : une saison sèche de novembre à mai, et une saison des pluies (ou hivernage) de juin à octobre. Mais ces deux saisons sont d'intensité et de longueur variables suivant la zone géographique.
En Guinée maritime, à climat tropical humide, les températures avoisinent les 25 °C toute l'année, mais l'humidité est étouffante. C'est une région très arrosée : la pluviométrie est d'environ 4 000 mm par an, avec un maximum de précipitations en août et septembre.
Dans le Fouta-Djalon, à climat tropical de montagne, les températures sont bien plus agréables (20 °C à 25 °C le jour et 10 °C à 15 °C la nuit en hiver), l'air y est sec. Appréciable pour se reposer ! La saison des pluies s'étend de juin à octobre avec une pluviométrie de 1 800 mm à 2 000 mm par an.
En Haute-Guinée, à climat tropical sec, les températures sont très élevées toute l'année (30 °C à 35 °C et jusqu'à 40 °C en mai), sauf de novembre à février grâce à l'harmattan (alizé du nord-est) et l'air est sec. La pluviométrie est faible, de 1 200 mm à 1 500 mm par an.
En Guinée forestière, au climat subéquatorial, les températures sont comprises entre 24 °C et 28 °C. La saison des pluies dure jusqu'à 9 mois, avec une pluviométrie de 2 800 mm.
 
L'ECONOMIE : la Guinée dispose de nombreuses ressources naturelles : un sous-sol riche en minéraux et métaux précieux (diamant et or), un potentiel hydroélectrique égal à celui de la France, des surfaces agricoles encore peu utilisées. Elle reste pourtant toujours classée parmi les PMA (Pays les Moins Avancés du monde). L'économie est fortement dépendante du secteur minier alors que la population se trouve être rurale à 80 %. Le secteur minier représente à lui seul près de 80 % des recettes d'exploitation du pays, et 25 % des recettes de l'Etat.
 


Pas d'eau, dans les maisons, mais de nombreuses pompes dans tous les villages

 
LE TOURISME : dotée par la nature d'un potentiel touristique très riche, tourisme balnéaire, tourisme de découverte et aventure, tourisme naturel et écologique, tourisme culturel, tourisme de chasse et pêche, la Guinée tire encore trop peu avantage de la diversité de ses paysages aux contrastes saisissants et insoupçonnés. L'industrie touristique guinéenne reste relativement jeune et embryonnaire. L'intérêt étatique pour ce secteur existe bien depuis quelques années, mais la mise en oeuvre d'une politique cohérente et ambitieuse semble rencontrer de nombreux freins.  
 
Du 17 au 22 février Le Fouta-Djalon, de Koundara, Goual, Lélouma, Labé, Pita, Dalaba à Mamou 

 

Le Fouta-Djalon ou Moyenne-Guinée. Couvrant une superficie de 80 000 km2, ce massif montagneux ancien offre un ensemble de plateaux dépassant 700 m d'altitude, qui tranche avec la luxuriance des plaines côtières. D'un seul coup, on découvre un paysage de vallées herbeuses dominées par des falaises d'où s'écoulent d'innombrables cascades, rehaussant la douceur et la pureté de l'air. Véritable éden au sein d'une Afrique au climat difficile, on sera surpris d'y voir pousser forêts de pins, légumes de toutes sortes, fonio (céréale), arachides, agrumes, pommes de terre et même... des fraises !
Le Fouta-Djalon est en outre le berceau de grands fleuves d'Afrique de l'Ouest, le Sénégal et la Gambie notamment.


 

 
LA RELIGION : En Guinée, la majeure partie de la population est musulmane (85 %). L'islam est pratiqué de façon modérée. Il n'y a pas ou peu d'extrémisme dans ce pays. Les obligations de cette religion ne sont pas respectées par tous ses disciples de la même façon. Ainsi, les jeunes, d'ordinaire plus occidentalisés que les anciens, sont musulmans tout en consommant de l'alcool... Le reste de la population est animiste ou chrétien (3 % à 5 % environ). En Guinée forestière, le christianisme est pratiqué par 25 % de la population. Cela s'explique par le fait que les catholiques ont lutté moins sauvagement contre les pratiques animistes ancestrales que les musulmans. Dans le Fouta-Djalon, le pays des Peuls, la religion musulmane est souvent pratiquée avec plus de rigueur que dans le reste du pays. 


 

LES MŒURS ET FAITS DE SOCIETE

Mariages et enterrements. Traditionnellement, mariages et enterrements se déroulent en extérieur. En ville, tout le quartier y participe et la rue peut vite se retrouver bloquée. Ce sont surtout les femmes et les enfants qui mettent l'ambiance, dansent et chantent. Les familles font souvent appel à un groupe de musique traditionnelle (percussion, balafon, doum-doum, etc.) ou un petit orchestre qui s'accompagne la plupart du temps d'une sonorisation stridente et sursaturée. Le groupe est surtout rétribué par les convives qui donnent un billet quand ils veulent danser. Les griottes, elles, ne sont généralement pas appelées par la famille, mais elles participent " d'office " à la fête. Munies d'un haut-parleur, elles " chantent " les mérites des participant(e) s en espérant un " geste " de remerciement.
Polygamie. La religion musulmane permet à un homme d'épouser jusqu'à quatre femmes, mais la polygamie a ses obligations. Ainsi, lorsque le mari offre un cadeau à l'une de ses femmes, il doit donner l'équivalent en termes de valeur aux autres. Il doit aussi consacrer à chaque femme la même attention afin d'éviter la jalousie. Le mari doit par ailleurs s'assurer de subvenir aux besoins de toute sa famille, souvent nombreuse. Et chaque jour, après sa journée de travail, il doit s'occuper avec soin et amour de l'une de ses femmes. De plus, il se doit d'arbitrer les disputes qui ne manquent jamais de survenir entre les différentes épouses. Bref, aujourd'hui, et pour plus de commodités, la jeune génération préfère la monogamie et use de pratiques " moins officielles " avec discrétion...



La polygamie en Guinée et voilà la composition d'une famille : 5 enfants la femme de droite âgée de 38 ans et 8 enfants celle de gauche beaucoup plus jeune. C'est la femme la plus agée qui me l'a dit en me montrant le bébé : "C'est de mon mari...."
 

Circoncision et excision. La circoncision est pratiquée par tous les peuples du pays, de même que l'excision. Ces deux opérations, considérées comme complémentaires, servent selon eux à affirmer l'identité sexuelle. En effet, selon la mythologie, les individus naissent hermaphrodites et doivent donc se voir couper une partie du sexe afin d'être homme ou femme. Chez l'être masculin, cette partie est le prépuce ; chez la femme, le clitoris. Ces pratiques ne sont en aucun cas, contrairement à l'affirmation de certains, prévues par les religions (la Bible, le Coran ou la Torah). Dans le cas de l'excision, elle constitue un véritable danger pour la femme. Suite à cette opération, certaines connaissent des problèmes de règles douloureuses et des complications lors de l'enfantement. Encore aujourd'hui certaines en meurent ! En plus d'être un danger, elle supprime à la femme tout plaisir lors de l'acte amoureux. Cette jouissance que l'on supprime est malheureusement la principale raison pour laquelle on continue cette pratique barbare. En effet, les hommes pensent qu'ainsi les femmes resteront fidèles à leur mari. On assiste actuellement, de plus en plus dans la capitale, à des campagnes pour l'abolition de ces pratiques d'un autre âge, promues par des ONG locales ou étrangères.
           

Mode de vie localLa Guinée vit en ce moment ce que les autres pays africains voisins ont vécu dix ou vingt ans auparavant. La tradition séculaire commence à se fissurer et les jeunes, avides d'une nouvelle réalité, se retrouvent confrontés à la volonté de leurs parents. L'accès récent et massif à Internet et aux réseaux sociaux accélère d'ailleurs le phénomène. Cette situation conduit souvent à la fuite du fils pour la ville et ses illusions. Vers la ville... ou l'étranger, considéré encore comme l'Eldorado. Mais quel autre choix pourraient-ils envisager face au chômage ? Mêmes ceux qui réussissent à achever des études supérieures n'ont pas beaucoup de perspectives.



Discussion intéressante avec ces trois jeunes étudiants qui nous parlent de leur pays et de leurs perspectives d'avenir pas vraiment réjouissantes !


Les chutes de Kambadaga, coté rive droite Pita- Télimélé, ce que nous en avons vu ???La raison, c'est que nous avons été, tout au long de la route, abordés par des jeunes qui nous demandaient de l'argent pour visiter le site. Nous n'avons pas voulu laisser la voiture sans surveillance, le temps de marcher une vingtaine de minute pour accéder au point de vue sur les chutes. Arrivés sur les berges de la riviere, trois jeunes nous y ont rejoint et pendant une bonne demi-heure de protestations, nous leurs avons expliqué que nous ne refusons jamais de payer lorsque les visites sont organisées et légales. Ils n'ont rien voulu entendre et pour avoir la paix et partir, nous leurs avons donné 20000FG (1,80€). La bonne image de la Guinée en prend, quand même, un coup !!


La passerelle de lianes    


Carrières de sable vers Ley-Miro 

 


La voiture chargée de baguettes de pain passe de village en village et entre parenthése le pain guinéen est délicieux !

Bac pour aller à Télimélé


Le bac est actionné manuellement par un système de cables et de poulies 
 

 

Abattage des arbres et débitage en planches sur place 
 

Les animaux, vaches et chèvres, ont une sorte de collier avec une large barre en travers, pour éviter qu'ils rentrent dans les maisons ou les jardins 

 
L'EDUCATION :  du temps de Sékou Touré, l'enseignement était donné en langue nationale à l'école primaire. Cette pratique a été néfaste à l'apprentissage de la langue française (langue officielle). Ainsi, rares sont les adultes parlant couramment français dans les endroits reculés de Guinée. Le plus simple est souvent de s'adresser aux plus jeunes générations. L'école se fait, depuis 1985, en langue française dès le primaire pour les enfants âgés de 7 à 10 ans : les maths, l'histoire et la géographie sont au programme. Les cours se déroulent de 8h à midi puis de 15h à 18h.
Il y a un minimum de 40 élèves par classe et pas de maximum... Dans certains villages, le taux de scolarisation est quasi nul du fait de l'éloignement des écoles. Enfin, il y a 12 classes avant le baccalauréat, examen final identique au nôtre. Ceux qui poursuivent leurs études jusqu'au plus haut niveau sont des privilégiés : rappelons que le taux d'analphabétisme dans ce pays est de l'ordre de 60 % ; il est bien plus élevé dans les zones rurales.
 

 

 


Souguéta, Région de Kindia

Plus de bananes, mais le début des mangues !

 
Du 22 au 25 février, la Haute Guinée, de Dabola à Faranah 

 

La Haute-Guinée ou bassin du haut Niger. Le plateau de la Haute-Guinée (103 000 km2), d'une altitude comprise entre 200 m et 400 m, est uniformément recouvert de savanes arbustives et arborées. Ses hautes herbes sont régulièrement brûlées en début de saison sèche (novembre à février) pour préparer les prochaines cultures ou capturer les animaux qui s'y cachent.

On y trouve en abondance des manguiers, des nérés (arbres à feuilles composées de pompons rouges de février à mai, et dont les gousses sont comestibles), des karités (dont la noix grillée, écrasée et transformée en beurre sert d'hydratant pour le corps et les cheveux), des kapokiers (leurs grosses gousses vertes renferment un coton, dont on peut faire des coussins) et des flamboyants. Des baobabs et des fromagers (ces fameux arbres sacrés dont le tronc ressemble à une toge plissée) signalent l'entrée des villages.
C'est aussi la région des grands fleuves, le Niger et ses affluents, qui déroulent langoureusement leurs eaux sous un soleil de plomb.


Des cases carrées dans cette région 
 

Le logo Euro4x4Parts même en Guinée! On suit un semi-remorque avec à l'intérieur des camions et, dans le dernier camion à l'arrière, un HDJ80. Ce chargement , certainement, venu tout droit du port de Conakry , où sont débarqués des véhicules hors d'usage en France. 



Des nids d'oiseaux suspendus aux branches : sortes de petits paniers soigneusement tressés et ouvert sur le bas
  

Des cases rondes, aussi, dans cette région de la Haute Guinée



Des pagnes de toutes les couleurs et merveilleusement bien portés 


 
Du 25 au 28 février, la Guinée forestière, de Kissidougou, Guékedou, Macenta, N'Zérékoré, Lola et N'Zoo la frontière avec la Côte d'Ivoire


 

 

 


De beaux tronçons de routes goudronnées et beaucoup de chantiers en cours également 

 

La Guinée forestière. Elle forme le sud-est du pays, à la frontière du Liberia et de la Côte d'Ivoire. Alors qu'autrefois la forêt primaire recouvrait toute cette zone, elle ne subsiste maintenant que dans quelques vallées peu accessibles. Il y a cependant encore une belle forêt dense secondaire d'où émergent quelques massifs, notamment celui des monts Nimba, dont le sommet culmine à 1 752 m. L'altitude moyenne de cette région est de 500 m. Les cultures sont dominées par les bananiers, poivriers, cacaoyers, caféiers, hévéas et palmiers à huile.

Plus de mangues ici dans cette région, mais des bananes à gogo !! 
 

Production d'huile de palme dans la région 
 

Le séchage du café en plein air   
  

Ravitaillement en essence dans les grandes villes (Kissidougou)


77 bidons de 20 litres d essence rangées minutieusement dans la R19, plus 3 personnes sur la banquette avant ??? 
 

 


Que de monde dans les villages ! Tout le monde veut poser pour la photo !

 

Un comité d'accueil bien mignon à Guéckedou! (Désolée, mais je ne sais pas mettre les vidéos  sur mon blog, c'est dommage)


Plus de cases et paillottes, mais des maisons en dur le long de la route de Kissidougou à N'Zerekore


 
Le long des routes, des artisans, des camions, des motos-brousses, des marchés.... Toujours beaucoup de monde sur les routes, dans les villages et des enfants joyeux....


 


Le coin des forgerons  
 
 

 

  

 


Un jeune couple roumain nous donne des informations sur la Côte d'Ivoire (Irié, Macenta) 



Situé aux confins de la Guinée, du Liberia et de la Côte d’Ivoire, le mont Nimba (1752m) domine les savanes environnantes. Ses pentes, couvertes d’une forêt dense au pied d’alpages de graminées, recèlent une flore et une faune particulièrement riches.
 


 
 
Le lépi, pagne que tissait nos ancêtres depuis de nombreuses années dont la pratique continue de se transmettre de génération en génération. Il est purement traditionnel, utilisé pour des cérémonies sacrés ou à des grandes occasions telles que : le mariage, couronnement royal, chefferie traditionnelle, les prêtres, imams ou guise de récompense ou symbole de reconnaissance offert à un expatrié qui a longtemps servi le pays ou la ville. En effet, la variété des couleurs chatoyante et dessins ont fait de ce pagne un textile très riche et significatif. De nos jours plusieurs acteurs de la culture guinéenne s’en servent pour faire valoir leur art (les peintres, stylistes, modélistes, tapissiers, décorateurs…).
 

Minuscule la moto au pied de ce géant !  
   
 
28 février, dernier jour en Guinée et la pluie est arrivée cette nuit, et ça fait pas de mal ! Il ne fait que 24° aujourd'hui, au poste frontière de N'Zoo, alors que depuis notre entrée en Guinée le thermométre affichait presque tous les jours 38°, à la même heure.
Si pour notre plus grand bonheur les températures ont baissé, il va falloir affronter les pistes difficiles. Ça va se corser...  
 


Une magnifique fôrets de bambous, avec une piste bien détrempée ! 
 

 


 

 
1er mars, nous quittons la Guinée, après avoir passé une très bonne nuit près du poste de douanes
guinéen, à N'Zoo

2 kilomètres après le poste frontière guinéen, un camion s'est embourbé et bloque la piste   
 
 
Nous quittons la Guinée Conakry, nous n'entendrons plus : Bonjour, ça va, ça va bien ??? mais nous garderons un souvenir magnifique de ce pays si attachant, qui nous a séduit par sa vie douce et calme.  
A bientôt de Côte d'Ivoire....... 

 

Euro4X4parts, notre sponsor qui nous accompagne en Afrique : http://www.euro4x4parts.com/

   

 


 




{ Page précédente } { Page 1 sur 22 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

La carte des lieux visités







Rubriques

00 Nous contacter
01 La famille Robin
02 Les chiens font pas des chats
02b Les pays visites depuis 1982
03 Les voyages avant 2010 1ere partie
04 Les voyages avant 2010 2eme partie
05 Amerique du sud Le projet
06 Le vehicule
07 Les preparatifs
08 Les aurevoirs
09 La traversee de l Atlantique
10 L Argentine et La Patagonie
11 Le Chili
12 L Argentine et Le Chili
13 La Bolivie
14 Le Perou
15 L Equateur
16 L Argentine
17 Le Paraguay
18 Le Bresil
19 L Uruguay
20 Buenos Aires Argentine
21 Le retour
22 L Europe et le bilan
23 La fin du voyage
24 La Chambre d hotes Freycenet La Cuche
25 Le voyage en Chine 2011
26 Les nouveaux projets et changement de vehicule
27 Le land 130 et la cellule
28 Des Balkans au Caucase 2013
29 Espagne Portugal
30 Traverser la Chine avec son vehicule
31 Kazakhstan Kirghizistan
32 Voyager en Land Rover
33 Chine 2015
34 Laos
35 Cambodge
36 Thailande
37 Malaisie
38 Myanmar
39 Inde 1
40 Nepal 1
41 Nepal 2
42 Inde 2
42 Inde 3
43 Pakistan
44 Iran
45 Le Caucase Armenie Georgie Ukraine 2016
46 retour en Europe Slovaquie Autriche Allemagne France
47 Bilan voyage en Asie 2015 2016
47b Euro4X4parts notre sponsor
48 Depart Afrique de l Ouest Espagne
49 Maroc Sahara Occidental
50 Mauritanie
51 Senegal
52 Guinee Conakry
53 Cote d Ivoire
54 Ghana
55 Togo Benin
56 Burkina Faso Mali Mauritanie Maroc

Derniers articles

Retour du Golf de Guinée et Fin du voyage Afrique de l'ouest
Togo Benin, deux pays sur notre itinéraire, entre le Ghana et le Burkina
Le Ghana
Côte d'Ivoire
La Guinée ? Mais c'est où ?
Traversée du Sénégal, de la Mauritanie à la Guinée Conakry
La Mauritanie "sautée à pieds joints" cette fois-ci !
La route vers l'Afrique de l'Ouest nous ramène pour la 9ème fois au Maroc
Nouvelle destination, l'Afrique de l'Ouest : départ mi-janvier 2018
Euro4X4parts, notre sponsor en Afrique
Bilan Voyage en Asie 2015/ 2016
La Slovaquie, l'Autriche, l'Allemagne et la France

Menu

Retrouvez nous sur Facebook
Notre chambre d'hôtes
Cornac expedition
Voyageurs du coeur
Terra incognita
Comulysse
Aneazimut
Viedelmondo
En route vers l'essentiel
Octopousse
Chambre d'hôtes Château de Lemps
musée des croyances populaires au Monastier sur Gazeille
Histoire de Voy@ge
La croisée des chemins
Le fin gras du Mézenc
Expédition Mongolie 2013
Famille Nanet de Reims
Famille Verney
Laspid
Afrikam 2009
Urgasia 2013
Le Monde pour Passager
Claude et Alain d'Annecy
Sites de voyageurs autour du monde
Paris Paname e Amérique du Sud
Famille Un tour à Cinq
Michel et Lucile avec nous au Tibet
Céline et Anthony
Chacha§XavierAroud the Rock
Rodarpelmon
Yves et Laura les Suisses
Tobi et Lydia
Damien et Emilie (1)
Claude et Alain
Euro 4X4 Parts
Damien et Emilie (2)
Patrick et Patricia
Les Famille autour du monde

Amis

cornacexpedition

Newsletter

Saisissez votre adresse email