Voyage à l'autre bout du monde en Land

L’Uruguay entre le Brésil et l’Argentine

08:18 , 22/07/2010, Uruguay .. Publié dans 7 L Argentine Le Bresil l Uruguay .. 1 commentaires .. Lien
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L’Uruguay entre le Brésil et l’Argentine

10 et 11 juillet, derniers kilomètres au Brésil avant Chuy (frontière de l’Uruguay) : zone marécageuse où il y a une nombreuse faune (oiseaux d’eaux et rongeurs comme le capibara (rongeur le plus gros du monde, certains de la taille d’un cochon).

 

A la nuit tombante, des nuées de petits oiseaux dans le ciel.

Oiseaux au long bec.

 

Agacé par ce rapace qui s’est posé sur son dos, ce capibara préfère se mettre à l’eau.

Des petits capibaras blottis un contre l’autre.

Un des derniers bivouacs au Brésil, dans une belle forêt.

L’Uruguay est situé au sud du Brésil et à l’est de l’Argentine, dont il est séparé par le fleuve Uruguay qui lui a donné son nom. L'Uruguay a une superficie totale de 176 220 km² pour une population de 3 477 770 habitants (population essentiellement urbaine et concentrée sur le littoral). La majorité des Uruguayens sont des descendants d'Européens arrivés au XIXe siècle, dont la plupart étaient originaires d'Espagne ou d'Italie. Les descendants d'Européens représentent 88 % de la population. Environ 8 % des Uruguayens sont métis, d'une ascendance à la fois européenne et amérindienne. Les personnes d'origine africaine représentent 4 % des habitants et les Amérindiens représentent moins de 1 % de la population nationale (principalement des Guaranis). La langue nationale est le castillan (terme préféré en Amérique Latine à espagnol). Sa capitale est Montevideo, qui est également la plus grande ville du pays avec près de 1 500 000 habitants. Elle est considérée comme la ville d'Amérique Latine où la qualité de vie est la plus élevée. L'Uruguay se situe dans la continuité géographique de la Pampa argentine, c’est-à-dire que le pays est principalement constitué de grandes plaines ondulées et sillonnées par de petites montagnes de faible élévation appelées cuchillas*. Les plus importantes sont la Cuchilla Grande et la Cuchilla de Haedo (point culminant du pays 514 m). Avec ses étés chauds (autour de 28°) et ses hivers doux (entre 6 et 17°), le climat en Uruguay est tempéré, presque semi tropical et les précipitations sont assez copieuses et plus ou moins homogènes pendant toute l'année. L'économie de l'Uruguay est très marquée par l'agriculture et notamment par l'élevage, puisque le pays se trouve dans le prolongement des prairies de la pampa argentine. Suivent l'industrie, principalement agroalimentaire, et le tourisme, qui se développe de plus en plus. L'Uruguay est le pays le plus proche culturellement de l'Argentine, pays frère pour beaucoup d'Uruguayens. Le mode de vie y est européen et le niveau de vie est bien plus élevé que dans les autres pays latino-américains. L'Uruguay est considéré comme la « Suisse de l'Amérique latine ».

*Cuche ou cuchilla en castillan qui veut dire une petite montagne. Nous connaissions déjà l’explication du mot cuche dans le nom de notre commune, Freycenet La Cuche.

Montevideo, centre économique de l'Uruguay.

12 au 14 juillet, nous longeons l’océan atlantique jusqu ‘à Punta del Este et Montevideo : c’est bien l’hiver en Uruguay. Actuellement le thermomètre ne dépasse pas les 9° dans la journée et avec le vent qui vient du sud et quelques pluies intermittentes, il ne fait pas chaud. Tous les Uruguayens sont emmitouflés jusqu’aux oreilles (manteaux, anoraks, bonnets et moufles…Bien qu’habitués à des températures beaucoup plus froides dans notre Haute Loire, nous sortons, nous aussi,  les vêtements chauds. Le changement de température est trop brutal : la semaine dernière au Brésil, nous avions entre 25 et 30°. Fini les petits déjeuners au soleil !!! Mais, on ne va se plaindre car jusqu’à maintenant, nous avons eu beaucoup de beau temps.

Punta del Diablo, magnifique village.

Hautes vagues et beaucoup d’écume.

Station balnéaire de Punta del Este : tours de 15 à 25 étages sur le front de mer, mais aussi de magnifiques villas et de somptueux hôtels. Tout est presque vide en cette saison.

Punta del Este : une main qui sort du sable, sculpture du chilien Mario Irrarrazawa.

Bateau de pêche et yachts dans le port de Punta del Este.

Bivouac devant un camping fermé au bord de la plage.

A la sortie de Montevideo, sur l’autoroute nous sommes interpellés par un automobiliste qui nous dépasse et nous demande en français, où nous allons ? Il s’agit de Christophe du Loir et Cher qui vit ici et dont le travail est d’organiser des parties de chasse dans sa propriété.

15 au 18 juillet : Régions de Colonia et Rio Négro : Le temps est un peu meilleur et nous pouvons visiter la belle ville de Colonia del Sacramento construite au bord du Rio de la Plata (estuaire des fleuves Parana et Uruguay). Ancienne ville coloniale, comme son nom l’indique, Colonia del Sacramento fondée en 1680 fut tour à tour portugaise et espagnole, puis devint uruguayenne au début du XIXe  siècle.


Colonia del Sacramento, quartier historique et colonial classé au Patrimoine mondial par l’Unesco.

Ses fortifications, ses vieilles rues pavées et ses  beaux bâtiments de style portugais en font une ville pleine de charme.

Bivouac au camping de Las Canas, à Fray Bentos où nous faisons la connaissance de trois argentins très sympathiques en virée en Uruguay avec leurs motos, pour quelques jours. Deux d’entre eux ont des origines françaises, belges et suisses.

Au bord du Rio Uruguay.

Au camping avec Albert, Hugo et Claudio. Nous conversons moitié castillan, moitié français et c’est incroyable comme nous arrivons bien à nous comprendre. Ils connaissent parfaitement bien l’histoire de France et nous nous rendons compte combien la France compte pour eux. 

Le land est  photographié et examiné sous toutes les coutures !!

19 juillet, départ du camping de Fray Bentos où il a plu 2 nuits et un jour entier. Après le froid, la pluie et ce n’est pas mieux ! La bâche de l’auvent est complètement trempée et il ne fait pas chaud du tout avec cette humidité !  Passage à la douane uruguayenne avant de prendre le pont qui enjambe l’estuaire du Rio Uruguay. De l’autre coté du fleuve, c’est l’Argentine.

Les joies du camping, quand il pleut !

Rubrique Rétromobile

Le parc automobile en Uruguay est surprenant. Les taxes sur les voitures étant très élevées, beaucoup uruguayens circulent encore avec de vieux véhicules. Certains sont utilisés par leur propriétaire pour travailler (le boulanger fait sa tournée avec une deudeuche fourgonnette, par exemple). D’autres en piteux états sont dans les casses pour la vente de pièces détachées.







Land Rover des années 50, un peu modifié quand même !

Celui-ci date des années 60.

Celle-ci qui n’a pas trouvé d’acquéreur sert maintenant de jardinière !



Encore quelques charrettes tirées par des chevaux. Le portable n’a pas l’air d’être interdit !


Changement de programme : nous restons au Brésil encore quelques jours…

04:09 , 8/07/2010, Brésil .. Publié dans 7 L Argentine Le Bresil l Uruguay .. 0 commentaires .. Lien
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Changement de programme : nous restons au Brésil encore quelques jours… Nous qui pensions être de retour le 15 août, pour la fête de notre village : c’est loupé !!

Les couleurs du Brésil

24 et 25 juin : à Torres, au nord de Porto Alegre, nous apprenons que le départ de notre bateau est reculé du 11 juillet au 24 juillet. Si nous l’avions su plus tôt, nous aurions pu visiter le Pantanal brésilien (grande réserve naturelle) dans la région de Campo Grande, à l’est de La Bolivie, mais maintenant cette région est trop éloignée pour qu’on puisse y aller. Nous allons donc visiter la province de Santa Catarina, vers Curitiba et Florianópolis.

Le Brésil, un immense pays ! Il faudrait un voyage à part pour le visiter en entier.

Le camping de Torres pour nous tout seul : le temps de réfléchir comment nous allons pouvoir occuper ces douze jours de plus. On en  profite pour prendre des nouvelles des voyageurs rencontrés depuis le début du voyage.

26 au 28 juin : sur l’île Santa Catarina, près de Fioranopolis, nous cherchons le restaurant Beira d’Agua dans le village de San Antonio de Lisboa et faisons la connaissance de Clecio qui parle un peu français (sa mère est française),  Michel et Tatiana.

A l’entrée de Fioranopolis

Resto La Beira d’Agua, la gargote de pécheurs la plus authentique de l’île. Antonio le patron, élève lui-même les huîtres et les moules qu’il sert. On se régale !

Resto où Clecio a l’habitude de venir. Il nous dessine un plan pour qu’on aille chez lui lundi.

Ile Santa Catarina, région très touristique en été. Actuellement, nous pouvons la visiter très tranquillement.

Nous sommes invités à dormir chez Michel et son amie Tatiana à Fioranopolis et bien sûr, on nous parle du Mondial (et du désastre de l’équipe de France !). Eh oui Alex, c’est inévitable si ont dit qu’on est français ! Michel connaît bien les équipes de foot françaises, il a un ami qui habite Marseille.

Muito obrigado (a) Michel! Ate brevé, espero eu.

Puis, on passe le dimanche sur une petite plage déserte de l’île Santa Catarina.

Nombreux bivouacs le long des plages (on nous prendrait presque pour des romanichels !)

Au petit matin, les pécheurs remontent, de l’océan, les paniers remplis de crabes.

Oiseaux de jour et de nuit

Une voisine dans les dunes !

Clecio et sa femme Deborah nous font visiter la très jolie région de Porto Belo (station balnéaire renommée, très calme en cette saison, seulement quelques appartements et villas occupés). Un grand MERCI, Clecio et Deborah pour votre gentillesse et votre accueil !

La baie de Porto Belo, à la tombée du jour.

29 juin au 4 juillet : Blumenau, Curitiba, Moretes, Joinville.

Blumenau fondé en 1850 par des immigrants européens, principalement des allemands, qui ont gardé certaines de leurs traditions, comme la fête de bière.

Rue des palmiers à Joinville

J’ai trouvé une autre « Tina », prête à nous suivre dans le land !

Maisons portugaises dans le quartier historique de Paranagua.

Autoroutes et rues désertes, magasins et écoles fermés, personne ne travaille pendant le match de foot Brésil Hollande.

5 et 6 juillet : Paranagua,  Fioranopolis, Torres. Nous redescendons vers le sud par les petites routes qui longent le littoral. Le temps est superbe, les couleurs magnifiques.

Praya del Este (région de Paranagua) : plage déserte en semaine

Par endroits, nous quittons la route et roulons sur la plage.

Et, quel temps magnifique !

Des maisons colorées dans les villages que nous traversons le long de la côte (la plupart sont fermées car ce sont des résidences pour les vacances. On finit par s’habituer à ces couleurs et finalement ce n’est pas déplaisant.







On dirait du carton ! 

7 juillet : de retour au camping de Torres (le camping pour nous tout seul !). Aux dernières nouvelles, notre bateau est encore retardé du 24 au 27 juillet ! Serons-nous de retour pour l’anniversaire de notre petit fils???? Félix aura 2 ans le 27 août. 

 

Rubrique Cuisine : 

Les restos ao kilo : buffet où l’on se sert à volonté des divers plats, puis on paie au poids. C’est excellent et imbattable au niveau prix (repas complet, plus dessert et café pour moins de 5€). On ne paie que ce que l’on mange et, en plus ça permet de rencontrer les Brésiliens. Nous avons souvent mangé dans ce genre de restaurant.

Une boisson brésilienne fort appréciée par Denis (qui aime fréquenter les rhumeries avec sa nièce Fif !) : la cachaça (appelée aussi argamente). C’est un rhum blanc agricole assez fort (40°) fait avec de la canne à sucre  avec lequel, on fait un succulent cocktail, la caïpirinha : mélange d’alcool, de glace pilée, de citron vert écrasé et de sucre de canne. Excellent et rafraîchissant, mais vite euphorisant ! (Denis rajoute que je n’y crache pas dessus non plus …).

Fabrication de la cachaca (Morretes) : ce que l’on voit de plus en plus rarement en France!




Après l’Argentine, une petite semaine au Brésil :

11:18 , 27/06/2010, Brésil .. Publié dans 7 L Argentine Le Bresil l Uruguay .. 3 commentaires .. Lien
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Après l’Argentine, une petite semaine au Brésil : Nous allons passé ces dernières semaines en Amérique du Sud en traversant le Sud du Brésil puis une partie de l’Uruguay.

Parque Aparados da Serra.

Un peu de géographie sur ce grand pays qu’est le Brésil (16 fois la France) découpé en 5 régions administratives et peuplé de 190 millions d’habitants (dont 63% vivent dans le Sud-est et  le Sud). .

Le Nord : région la plus vaste et la moins peuplée, elle forme avec une partie du Centre-ouest  ce qu’on appelle l’Amazonie. Presque entièrement couvert de forêts, on y trouve des milliers d’espèces d’oiseaux, de poissons, de reptiles et de mammifères uniques au monde. Des dizaines de nations indiennes perpétuent leurs civilisations sylvestres et réclament la délimitation de leur territoire. C’est aussi le théâtre de l’actuelle « conquête de l’ouest » qui provoque la destruction rapide de la plus grande réserve de forêt, d’eau et d’oxygène de notre planète

Le Nordeste : c’est ici et dans le nord que se concentrent les immenses domaines privés de plusieurs dizaines de milliers d’hectares, sur lesquels règnent de grands propriétaires terriens qui font la pluie et le beau temps dans leurs états. C’est de là que viennent les millions de paysans privés de terre qui se bousculent autour des grandes capitales du Sud-est. Terre de grande richesse, c’est aussi une région de grande misère sociale.

Le Centre-ouest : partie continentale du pays au centre duquel est édifié la capitale, Brasilia. Il se partage entre les hauts plateaux, où on pratique l’élevage, et les marais et forêts tropicales d’Amazonie. Dans sa partie occidentale, existe un lieu de conflits pour la possession de la terre (colonisation par les paysans venus du Nordeste et du Sud).

Le Sud-est  qui constitue à peine 10% du territoire,  abrite 40% des brésiliens. Région au climat tropicale, l’agriculture de hauts rendements (café, canne à sucre, lait, agrumes) se combine avec la concentration industrielle. On trouve dans cette région les grandes villes de Sao Paolo et Rio.

Le Sud, est une région subtropicale et tempérée à mesure que l’on traverse les 3 états : Parana, Santa Catarina et Rio Grande do Sul* jusqu’aux frontières uruguayenne et argentine. C’est la terre des gauchos (prononcer gaouchos) cow-boys brésiliens, des rodéos et des churrascos (quartiers de bœuf grillés). Bien que ne bénéficiant pas d’un climat aussi chaud surtout en hiver, c’est une terre chaleureuse, où les racines noires et indiennes, les utopies des jésuites et les traditions d’immigrants d’Europe Centrale ont formé un mélange étonnant. Une terre où l’équilibre social, mis aussi à rude épreuve, ne connaît pourtant pas le naufrage du reste du pays.

Rio Grande Do Sul,  um Brasil differente.

*Région de Rio Grande do Sul, c’est  la seule région que nous aurons traverser au Brésil, avec Iguaçu au Parana et quelques escales dans les villes du Sud-est : Vitoria, Rio de Janeiro, Santos (port de Sao Paolo), lorsque nous étions à bord du cargo San Paolo et peut être Paranagua lors du retour.

Du 19 au 24 juin : S.Borga (frontière) à Porto Alegre

21 juin, premier jour de l’hiver : près d’une maison abandonnée, on prend le petit déjeuner en écoutant le chant des oiseaux rythmé par les coups de bec d’un pic-vert.

Des maisons en planches qui ressemblent étrangement à celles d’Europe centrale.

Quelques araucarias sauvés du déboisement.

Au nord de Porto Alegre, dans la région de Sao Francisco de Paula, nous faisons deux balades dans les parcs nationaux de Serra Geral et Aparados do Serra. La route qui y mène est bordée d’hortensias (plus que quelques fleurs, hélas...). Paysages magnifiques : allées d’eucalyptus, forêts de conifères, lagunes et rivières, profonds canyons et cascades , sous un beau ciel bleu.

Le temps très clair permet de voir les côtes de l’océan atlantique.

Parque Aparados do Serra

Balade au canyon de Fortaleza (altitude 1037m).

Une facette du Brésil, qu’on n’aurait pas imaginée : bivouac à la sortie du parc et  - 5° au petit matin. L’herbe craque sous les pieds et les vitres du land sont entièrement givrées (autant à l’intérieur qu’à l’extérieur). Ah oui, nous avions oublié que nous étions en hiver. Gla-gla !! Nous attendons que le soleil tape sur la voiture pour mettre le nez dehors. Nous réchauffons nos vêtements sous les couvertures et enfilons nos pantalons sur les pyjamas. Au bout d’une heure, on quitte les polaires et les doublures et il fait très beau.

Devant l’entrée d’une fazenda.

Magnifiques forêts où l’on peut apercevoir  une faune variée (différents oiseaux et même un couple de  renards).

Plusieurs rapaces énormes dans un arbre (cousins éloignés du condor qui lui, a la tête rouge).

Echassier d’une hauteur d’environ 70cm

Cascade dans le canyon Itaimbezinho.

On rejoint Torres sur la côte par une belle piste sinueuse et verdoyante.

Et le lendemain, beau lever du soleil sur la côte atlantique, et il fait 12° à 7 heures du matin.

En descendant sur Torres.

Economie : treizième économie mondiale, cinquième pays du monde par sa population, le Brésil est indépendant en matières premières et en ressources minérales, et il se dirige vers une autosuffisance énergétique. Certains grands économistes disent que ce pays est en marche pour devenir une des grandes puissances du XXIème siècle.

25 et 26 juin : de Porto Alegre au poste frontière de Chui (coté Brésil) et Chuy (coté Uruguay), où nous enverrons notre prochain message.

« Alter-Egaux : le nom de Porto Alegre résonne comme synonyme  d’altermondialisme…En 1988, le Parti des Travailleurs (de gauche), élu aux municipales, met en place un système de démocratie participative. Les citoyens décident directement de la gestion directe des finances publiques et des priorités budgétaires : assainissement, éducation, etc. Un vrai laboratoire de démocratie directe, scruté bien au-delà des frontières. C’est presque tout naturellement que le Forum Social Altermondialiste (FSM  ou anti-Devos), y pose ses valises de 2001…jusqu’en 2005, lorsque la mairie change de couleur. » (Guide du routard 2009-2010).

 

Rubrique Sport :

Quant au parle de sport au Brésil, on pense évidemment au football élevé au rang de religion populaire par l’ensemble des Brésiliens et pratiqué dans toutes les villes et villages du pays, sur une plage, un chemin de terre, dans les rues en pentes des favelas. Pour les grandes rencontres (et surtout pour le moment avec le Mondial), TOUT s’arrête. Tout le monde est devant la télévision, dans les bars, dans les magasins. La ville est déserte, silencieuse et à chaque but, fusées et pétards retentissent. Les grands champions  - le « roi » Pelé, Ronaldo, Ronaldinho - sont adulés à l’égal des dieux. L’équipe nationale du Brésil est la seule à avoir remporté cinq Coupes du  monde, en 1958, 1962, 1970, 1994 et en 2002.

Egalement la formule 1 est popularisée par les pilotes mythiques du sport automobile Nelson Piquet (années 1980) et Ayrton Sénat (1960-1994). Surdoué du sport automobile, ce dernier est déjà sur les circuits de karting dès l’âge de 4ans. Devenu pilote professionnel, il est triple champion du monde avec 41 victoires en Grand Prix, jusqu’à ce funeste 1er mai 1994 à Imola, où il fit sa dernière sortie de piste …Le Brésil décréta un deuil national.


Nord Est de l’Argentine appelée Mésopotamie Argentine :

11:11 , 27/06/2010, Argentine .. Publié dans 7 L Argentine Le Bresil l Uruguay .. 0 commentaires .. Lien
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Nord Est de l’Argentine appelée Mésopotamie Argentine :

Région des grands fleuves, végétation tropicale humide, terre rouge, forêts resplendissantes et plaines fertiles. Son climat souvent chaud et pluvieux bénéficie à une flore et une faune très riches, surtout vers les grands cours d’eau, le rio Parana et l’Uruguay. Les deux pôles d'attraction touristique les plus réputés de cette partie de l'Argentine sont les chutes d'Iguaçu et les ruines Jésuites de San Ignacio, près de Posadas dans la province de Missiones. Cette région est la première du pays en ce qui concerne la production de bois et de yerba maté et la deuxième pour le thé.

Piste humide en forêt.   

15 au 17 juin, d’Iguaçu à Posadas :

Les chutes d’Iguaçu (Iguaçu qui signifie en indien guarani, eau grande) : dans une végétation tropicale luxuriante, 200 chutes se pressent sur un front de 2,500km. Les cascades étagées se jettent les unes dans les autres, tantôt en de minces filets perçant une végétation touffue, tantôt en de larges et hautes chutes (jusqu’à 82m de haut) qui déversent à la seconde des milliers de m3 d’eau dans un grondement assourdissant et sous un nuage permanent de vapeur.

 Le chutes d’Iguaçu, les plus connues au monde, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1986.

Le débit moyen de la rivière Iguaçu est d’environ 1500m3 à la seconde et varie entre 500m3 pendant les périodes de sécheresse et 6500m3 pendant les crues. Actuellement beaucoup d’eau.

Seulement deux véhicules au camping d’Iguaçu, nous et cet énorme camping-car brésilien : véritable appartement ambulant ! Et en plus, il tracte à l’arrière une  voiture de tourisme qu’ils utilisent pour visiter et surtout pour rentrer dans les villes. 

Les missions jésuites de San Ignacio : près de Posadas se trouvent de nombreuses ruines d'anciennes missions Jésuites, Loreto, Santa Ana, Matires et San Ignacio Mini. Toutes ont été déclarées Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'Unesco. Les ruines les plus imposantes et les mieux conservées sont celles de San Ignacio Mini. Cette mission fondée en 1632, couvrait 1687 km2 et hébergeait 4000 Indiens Guaranis. Ces missions étaient destinées à évangéliser et à éduquer les tribus indiennes qui résistaient à l'implantation des conquérants espagnols. Les prêtres jésuites y enseignaient l'élevage, l'agriculture, la médecine ainsi que le dessin et la musique. Devenues des entités économiques puissantes (production de tabac, de maté, de bois précieux), ces missions furent attaquées par le Brésil et définitivement détruites en 1767, expulsant les missionnaires Jésuites.

La maquette reproduite des Missions jésuites de San Ignacio : véritable village avec monastère, cimetière, écoles, cuisines, logements et ateliers de travail.

Linteau sculpté dans la pierre ocre.

Proportions incroyables de cette ancienne mission surtout celle de sa cathédrale de plus de 60m de long, au murs épais de 2m.

S’il ne reste que des ruines à San Ignacio, c’est surtout l’histoire de ces missions jésuites qui est intéressante à retenir.

18 et 19 juin : on part à nouveau vers la frontière brésilienne

Subitement plus de phares : c’est plus que gênant, puisque en Argentine, on doit rouler avec les feux de croisements allumés. Après plusieurs heures, Denis trouve enfin la panne : ce n’est pas l’alternateur qui est mort, mais simplement un mauvais contact sur l’interrupteur de commande. Ouf !

On rentre au Brésil par le poste frontière de San Tomé/S.Borja : Passage peu fréquenté par les  touristes étrangers, aussi l’accueil est très chaleureux et les douaniers se coupent en quatre pour nous indiquer les bureaux où nous devons remplir les formalités. Tout ça, avec beaucoup de gestes et un mélange de portugais/espagnol/français/anglais, car ici au Brésil, on ne parle pas l’espagnol mais le portugais. On a bien sûr droit au pouce levé qui signifie à la fois Tudo bem, Beleza ou Valeu (OK, Bonne route ou Salut).


Le Paraguay par la ruta Trans-Chaco

11:37 , 17/06/2010, Paraguay .. Publié dans 6 le Paraguay .. 1 commentaires .. Lien
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Le Paraguay par la ruta Trans-Chaco 

Il y a quelques années, la ruta trans-Chaco était l’un des périples les plus extraordinaires d’Amérique du Sud, qui consistait à traverser le Gran Chaco entre Villamontes en Bolivie et Filadelphia au  Paraguay, par des pistes impraticables à certaines saisons et surtout beaucoup d’incertitude concernant le lieu où l’on devait faire tamponner les passeports. L’itinéraire a perdu de son charme depuis que plusieurs bus de la ligne Santa Cruz-Asuncion relève le défi.

 Arbre en forme de bouteille de Perrier,  dans la région du Chaco

Quelques uns ont encore des fleurs.

9, 10 et 11 juin : les réserves d’eau, de nourriture et de gasoil faites, nous prenons la route du Chaco. A la saison où nous circulons, les pistes sont sèches (et il n’y a pas trop d’insectes piqueurs !!). Coté environnement, nous traversons des paysages rudes et sauvages, constitués essentiellement de buissons et arbrisseaux épineux, et d’arbres riches en tanin comme le quebracho (bois extrêmement dur qui ne flotte pas). La route est éternellement plate et en ligne droite : piste sablonneuse en Bolivie (route asphaltée en construction) et du goudron au Paraguay. Le Chaco étant pratiquement inhabité, la région est l’un des derniers refuges d’espèces menacées sur le continent comme le jaguar ou puma (nous en avons vu un qui traversait tranquillement la route) et de nombreux oiseaux (toucans, perroquets, rapaces…). Coté administratif, pas de problème : tampon de sortie de Bolivie à Ibibobo, 70km avant la frontière (douane bolivienne à la frontière) et tampon d’entrée au Paraguay  et douane à Mariscal Estigarribia 235km après la frontière. Au total 365km d’Ibibobo à Mariscal, que nous avons fait en un jour et demi, alors que nous pensions les faire, dans le meilleur des cas, en 3 jours.

 998Km de route plate et rectiligne. Nous avons du battre notre record de ligne droite!

Au fur et à mesure que nous roulons, sur cette route, les buissons épineux laissent la place aux forêts de cocotiers et à la pampa où paissent d’immenses troupeaux de bovins, puis aux cultures.

On commence à rencontrer quelques estancias.

Palmiers ou cocotiers ? No sabe.

Des dizaines de perroquets dans les arbres (pas facile de les prendre en photo).

Bivouac à Benjamin Aceval, à 40km d’Asunción près d’une petite habitation et à coté d’un champ de canne à sucre.

La plupart des maisons en campagne, occupées par les ouvriers agricoles, sont comme celle-ci.

Les hommes sont partis dans les champs de canne à sucre. Les femmes et la petite Carmen Violetta (4mois) restent à la maison.

Ramassage de la canne à sucre (culture organique, nous supposons sans engrais chimique). La canne à sucre est auparavant coupée à la main à l’aide d’une machette. Le cœur de la canne par pour l’industrie pour la fabrication d’alcool et de sucre, les feuilles et les branches servent à nourrir le bétail.

De la canne à sucre chargée dans un char tiré par des zébus.  

12 juin : Asunción (Assomption en français), capitale du Paraguay : on se rend à l’office du tourisme pour avoir quelques informations sur la ville (car nous n’avons aucun guide sur le pays) et nous apprenons qu’aujourd’hui est jour férié au Paraguay. On commémore la fin de la guerre du Chaco avec les Boliviens. Peu de circulation dans la ville et beaucoup de magasins fermés. Hélas, nous avons raté le défilé! En circulant dans les rues, on apprend que le mondial a commencé. Ici, on ne parle que football. Heureusement, qu’on nous met au courant, car on est loin de tout ça ! On se rend à l’Alliance Française pour pouvoir consulter quelques revues et journaux  français, mais on trouve la porte close. Eh oui, on avait oublié que c’était jour férié! (On a quand même su que Clermont-Ferrand avait remporté le bouclier de Brennus, Gilbert 1 à 1 !).

A l’heure du Mundial, des tee-shirts aux couleurs de l’équipe du Paraguay et des  drapeaux sur toutes les maisons et voitures.

Asunción : la cathédrale et Le Panthéos de Hereos, sous un magnifique ciel bleu.

Le Paraguay est un petit pays d’une superficie terrestre de 397000km2 et aquatique de 9450km2. situé entre la Bolivie, le Brésil et l’Argentine. Pays extrêmement plat, son point culminant est le Cero Raphaël avec une altitude de 850m et il est traversé par deux grands fleuves le Paraguay et le Parana à 46m d’altitude. L’économie repose essentiellement sur l’agriculture (canne à sucre, manioc, yucca, coton, soja, maïs et blé) qui représente 1/3 du PIB annuel. Ses grandes réserves de forêts contribuent à l’expansion de l’industrie du bois. Les principaux produits exportés sont  le bois, le coton et l’huile de soja. Bien que le Paraguay soit l’un des pays les plus pauvres du continent, son économie est actuellement une des meilleurs d’Amérique latine et sa croissance une des plus rapides et, à la différence avec les autres pays, son économie n’est pas hypothéquée à cause de la dette. Le climat : la température est très élevée en période estivale (entre décembre et mars) : 35/45°C et quasi 100% d’humidité. A l’inverse, en avril-mai et août-septembre la température peut descendre à 7/8°C. En ce moment températures très agréables : mini 11°,  maxi 26°. Le seul inconvénient, comme on est en hiver, il est nuit très tôt (17h30).

13 et 14 juin : après avoir traverser la ville de Coronel Oviedo, on file vers la frontière brésilienne.

La famille Sanchez nous propose de dormir près de leur estancia : famille de 7 enfants dont deux travaillent en Espagne. Nous faisons quelques courses dans la petite épicerie que tient la femme du propritaire.

Alcides, le fils du patron nous fait visiter l’exploitation : 150ha, 800 vaches et 15 salariés. On cultive sur l’estancia à peu près toutes sortes de plantes, mais essentiellement de la canne à sucre Il y a également de nombreux arbres fruitiers (bananiers, manguiers et  mandariniers) et des bassins pour l’élevage de poissons. A proximité de la maison d’habitation, Alcides nous fait voir la  piscine à coté de laquelle est construit  un bâtiment qui sert de salle de fêtes.

Tradition du maté (ou maté hierba) comme en Argentine.

Coutume du Paraguay : à notre passage, quelques automobilistes (mais aussi des personnes à qui nous demandons notre route), nous saluent en lever le pouce. Nous avons cherché à savoir ce que cela voulait dire. Lancer le pouce signifie à la fois OK, bonne route ou salut. On utilise ce geste un peu à toutes les sauces pour marquer son accord, féliciter, saluer, remercier….On appelle cela en paraguayen : aypelo.

Sympathique petit paraguayen, rencontré au poste frontière du Brésil, qui nous salue d’un aypelo.

Adieu Paraguay : nos impressions sur ce pays, où personne ne va. On n’avait eu deux versions : que c’était un coupe-gorge, que la police était corrompu mais aussi que c’était un pays très accueillant (un couple de français avec un enfant nous avaient même dit y être resté un mois). Pour notre part, nous n’avons eu aucun problème et avons toujours eu de bons contacts avec la population. Les policiers qui nous ont souvent arrêtés ont toujours été très courtois (il y en a même un qui nous a dit être à notre service). Jamais aucun bakchich ne nous a été demandé. Comme dans les autres pays, nous avons toujours fait du camping sauvage, à coté des habitations lorsque nous étions près des grandes villes. Bien sûr, nous nous étions renseigné auprès du site : www. Diplomatie.gouv.fr/conseil aux voyageurs, sur lequel nous avions lu que le Paraguay ne connaît pas une insécurité élevée, mais comme dans d’autres pays d’Amérique latine, il y a une hausse sensible de la délinquance dans les grandes villes. Côté route, la traversée du Chaco ne nous a posé aucun souci.

15 juin, les Chutes d’Iguaçu, aux confins du Paraguay et que le Brésil partage avec l’Argentine

Devant les chutes d’Iguaçu, coté Brésil.

Rubrique nature 

Sur cet arbre, drôles de fruits qui  poussent sur le tronc !


Petits papillons aux couleurs éclatantes et aux magnifiques dessins (photographiés dans la jungle qui borde le Rio Parana)

Visite du Parque das Aves : magnifique parc de forêt tropicale de 17ha, peuplé de 900 oiseaux tropicaux.

Nous avons vu le même toucan dans les forêts du Chaco

Une autre espèce de toucan au bec blanc

Des perroquets aux superbes plumages.

Grue cocardée

Cet arbrisseau aux feuilles rouges s’appelle un poinsettia.

 

Bonjour! Je vois que votre périple continue de bien se dérouler et que vous allez bien malgré tous les écarts d'altitude et de climats. La plante est un poinsettia (le nom vient de Joël Robert Poinsett) c'est un euphorbe arbustif qui peut atteindre 4 à 5m de haut. C'est aussi une plante allergène : lorsque l'on casse la plante, il sort un liquide blanc (latex) proche du caoutchouc (on n'échappe pas à Michelin!!!) et qui contient les mêmes protéines allergènes, donc les personnes ayant une allergie au latex peuvent avoir la même réaction .Ce  sont les feuilles colorées en rouge dans la nature qui en font son intérêt, la fleur elle-même au coeur des feuilles rouges est insignifiante. Bonne route et encore merci pour nous faire participer à votre voyage. Bien amicalement. LILIANE 


Bolivie, sur les routes vers l’est, régions de l’Oriente et du Chaco.

09:18 , 12/06/2010, Bolivie .. Publié dans 3 La Bolivie .. 2 commentaires .. Lien
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Bolivie, sur les routes vers l’est, régions de l’Oriente et du Chaco.

L’Oriente qui représente 67% de la surface du pays est une zone de plaines torrides, d’une végétation luxuriante. Elle constitue aujourd’hui, avec la ville de Santa Cruz,  le principal espoir économique du pays. L’Amazonie et le Pantanal (la plus grande réserve de faune et de flore du monde) se trouvent là. Le Chaco, riche en pétrole, cette zone sèche et plate s’étend sur le coin sud-est de l’Oriente aux confins du Paraguay.

29 mai : visite du site archéologique de Tiahuanaco (ou Tiwanaku), 70Km avant la Paz. Ce site fut construit vers 700 ans avant JC, puis aux alentours de 1200 ans après JC, cette société semble avoir disparu. On a cependant retrouvé des traces de cette civilisation dans toute la région qui est devenu le vaste empire inca.

Juste après le passage de la frontière à Desaguadero, le lac Titicaca avec la chaîne des Andes enneigées.

 Les ruines de Tiwanaku, qui ont inspiré Hergé, dans Tintin et le temple du soleil.

Plus intéressés pas les populations actuelles que par les civilisations anciennes (et les vieilles pierres qu’il en reste), nous regrettons de ne pas nous trouver à Tiwanaku le 21 juin pour assister à la fête du Nouvel An Aymara. A l’occasion du solstice d’hiver, on marque le passage à l’hiver et la fin de l’année agricole. La Pachamama va se reposer jusqu’en août, mois des premières pluies. Les Aymaras arrivent avec leurs costumes de cérémonie avant le lever du jour, on fait des offrandes et on sacrifie des lamas. Ensuite, musique et danses jusqu’à midi, avant de faire un bon repas. 

31 mai, La Paz (4000m): il y a plus de neige sur les sommets qui entourent La Paz que lors notre passage à la mi-avril. Il faut dire qu’on est à la fin de l’automne et il commence à ne pas faire très chaud au dessus de 3500m, surtout la nuit. Dans la journée, tant qu’il a du soleil, les températures restent agréables.

Pas pressée de sortir du lit le matin, surtout quand il ne fait pas très chaud dehors !

Sommet enneigé autour de La Paz

Les boliviennes ont sorti les couvertures de laine dans lesquelles elles s’enveloppent à la tombée du jour.

Nous décidons de passer la journée à la Paz, car nous voulons appeler en France à l’occasion de la fête des mères. Par chance, nous trouvons facilement un parking centre ville, avec cybercafé et cabines téléphoniques juste à coté. A proximité, nous tombons même, par hasard, sur un super restaurant Angelo Colonial, l’un des principaux repaires des gringos de la Paz (c’est le nom qui est donné aux blancs). Et en plus la déco de ce restaurant est délirante : mobilier dépareillé et bric à brac en tout genre, datant du siècle dernier.

Nous n’avons pas perdu nos défauts, nous sommes toujours aussi gourmands. Et pour terminer, un bon maté de coca.

La Paz : assez choquant ce mélange de moderne et d’ancien !

La cathédrale de la Paz, avec des stands sur la place!

31 mai au 3 juin : de Cochabamba à Santa Cruz, en passant par Montero, la route du nord.

Petite ferme bolivienne au toit de chaume, à la fin de l’automne. Aucune maison en Bolivie n’a de cheminée, donc pas de chauffage en hiver. Beaucoup n’ont ni électricité, ni l’eau courante.

La fin des moissons.

C’est la saison des mandarines, on ne voit que ça !

Vendeuse de mandarines et coiffeuse en même temps.

Région de Montero, en Amazonie (rivière et marécages).

Santa Cruz : ville champignon qui a beaucoup profité de l’exploitation du pétrole et du gaz, de l’agriculture et (un peu, il faut le dire) du trafic de la coca. Bien qu’elle soit la ville la plus peuplée de Bolivie, Santa Cruz garde une atmosphère de ville provinciale. Outre les Cambas (gens qui peuplent l’Oriente et nés du métissage des espagnols et des indiens), une étonnante variété de communautés y vit : Japonais, Allemands, Italiens, Européens de l’Est, Arabes, Sikhs et Mennonites germano-canadiens.

De nouvelles rencontres en Bolivie :

Bivouac tranquille sur le parking de l’aéroport Viru-Viru de Santa Cruz. On fait la conversation un bon moment avec Carlos Ruiz qui travaille à l’aéroport. Sur le parking, on rencontre également Bernard et sa femme Gill, des aveyronnais,  qui voyagent en land rover (avec cellule camping car). Durée de leur périple : 3 ans.

Enorme Toyota flambant neuf appartenant à un japonais (5,7litres de cylindrés, 6m de long et au moins 2 de large et coûtant la coquette somme de  70000 dollars !)

 Deux jeunes français, Yoann et Camille, qui viennent faire un stage en agronomie, dans le cadre de leurs études. Nous les rencontrons dans le hall de l’aéroport et les déposons devant leur hôtel à Santa Cruz.

Près du Fort de Samaipata : agréable soirée passée avec la famille Nanet de Reims. Patrice, Hélène et leurs enfants Solène et Timothé voyagent avec « passepartout » leur camping car.

Surprise ! Pluie fine et brouillard  sur le matin et la piste pour descendre du fort est plutôt glissant http:/pagesperso-orange.fr/soletime

Rose et Dave, deux sympathiques écossais et leur beau camion qui nous donnent des nouvelles de Martin et Lynne qui étaient sur le cargo avec nous : www.nessiesadventures.com

4 au 6 juin, sur La Route du Che  (Vallegrande, Pucara, La Higuera : Nous empruntons la route du Che, sous le brouillard et la bruine. La piste qui monte dans la montagne est bonne et assez large, mais un peu glissante aujourd’hui, à cause de la pluie de cette nuit. Bivouac en cours de route et nous arrivons à La Higuéra sous le soleil.

Vallegrande sous la pluie ( des plantes poussent autour des fils électriques)

65km de bonne piste depuis Vallegrande et on arrive au petit village de la Higuera.

Le buste du Che érigé sur la petite place de la Higuéra.

9 octobre 1967, le Che est fusillé dans la petite école de la Higuéra où il était détenu.

Petite biographie du Ché : Ernesto Guevara de La Serra est né en 1928 à Rosario (Argentine) dans une famille aisée. En 1951, son diplôme de médecine obtenu, il parcourt l’Amérique Latine en moto et est confronté à la misère qui y règne. Ses pérégrinations le mènent ensuite au Guatemala et au Mexique, où il fait la connaissance de Fidel Castro avec lequel il décide de renverser le gouvernement à Cuba. Le 21 janvier 1959, Castro prend la tête du gouvernement cubain et Ernesto Guevara y occupe différents postes. Rapidement,  il s’oppose aux soviétiques et est progressivement mis sur la touche. Il décide alors de partir au Congo,  puis en Bolivie  où il tente de constituer une guérilla. Après 11 mois de campagne, le Che ne rencontre que peu d’écho auprès des campesinos (les paysans) de la région. Le 8 octobre 1967, après une bataille de plusieurs semaines, 2000 soldats boliviens le blessent et le capturent avec six de ses compagnons. Affamés et fatigués, ils avaient été  dénoncés par le propriétaire d’un champ auquel ils avaient volé quelques pommes de terre. Dès la nouvelle de sa capture, son sort est rapidement décidé à La Paz.  Le lendemain, il est fusillé, ainsi que ses camarades, dans l’école de La Higuera, où il était détenu. Son corps est transporté dans la lingerie de l’hôpital de Vallegrande. Ses mains sectionnées pour éviter toute possibilité d’identification par les empreintes digitales sont emportées clandestinement par un journaliste bolivien à Cuba, où elles se trouvent encore dans un endroit tenu secret. Près de 30 ans après avoir été enterré dans une tombe anonyme, l’un des soldats ayant participé à l’inhumation, révéla que la dépouille du célèbre révolutionnaire se trouvait sous la piste d’atterrissage de Vallegrande. Les gouvernements cubains et boliviens réclamèrent son exhumation et, le 17 octobre1997, un enterrement officiel eut lieu à Santa Clara de Cuba.

Vue depuis La Higuera.

La Higuéra : Surprise ! à l’entrée du village, nous rencontrons Christian et Nanou, dromois et ardéchoise qui viennent d’ouvrir le Bar Los Amigos. Un petit jaune sur le coup des midis, ça fait du bien !

Le bar des Amigos récemment installé à la Higuera.

Puis, nous allons à la Posada La casa del telegrafista pour voir Juan qui peut nous renseigner sur les pistes et le passage de frontière pour aller au Paraguay. Après le repas, Denis fait de la mécanique sur le 4X4 de Juan, qui est en panne depuis un mois. Finalement, nous ne repartirons que le lendemain et passons la veillée avec un groupe d’allemands professeurs à Santa Cruz, qui sont venus faire de la randonnée et du VTT dans les magnifiques quebradas environnant La Higuera. En cette saison, tout est fleuri, et on se croirait au printemps dans l’arrière pays méditerranéen, mais à  2200m d’altitude. Pour le moment, on nous dit que c’est la période la plus froide (cependant le thermomètre ne descend jamais en dessous de 5 degrés) et que d’ici 3 semaines ce sera la saison sèche donc la plus chaude.

Là, où le livre des Berlivet nous a emmené www.landandino.org

Problème d’embrayage sur le 4x4 de Juan, finalement résolu.

Devant la Casa del telegrafista, posada et camping tenus par Juan et Aude www.lacasadeltelegrafista.com  

Pour les futurs voyageurs en Bolivie : ne pas aller à Santa Cruz, sans s’arrêter à la Higuera. Que l’on arrive de Vallegrande (depuis Cochabamba) ou par Villa Serano (depuis Sucre), les pistes  sont bonnes et traversent de magnifiques paysages. Hormis le souvenir du Che, la Higuera est un charmant petit village situé à 2200m, où il y a de nombreuses possibilités de randonnées à pied, VTT ou 4X4, tantôt sur les hauteurs à plus de 3000m tantôt le long du Rio Grande dans la vallée. Nous avons beaucoup aimé cette région de Bolivie.

Au dessus de la Higuera

Au fur et à mesure que nous descendons vers le Rio Grande, tout devient plus sec et on n’aperçoit d’énormes cactus, aux formes étranges.

Magnifique quebrada, où coule le Rio Grande.

7, 8 et 9 juin : en route vers la région du Chaco et la frontière paraguayenne : nous suivons les indications de Juan pour aller au Paraguay : Monteagudo, Camiri, Villamontès, Ibibobo, Infante Rivarola, Mariscal, Joef Estigarribia. Bonne piste de montagne jusqu’à Camiri, puis  à partir de cette ville,  nous trouvons du goudron.

490 km de piste de Vallegrande, La Higuera jusqu’à Camiri, début du Chaco

Le Chaco : région plate et peu peuplée qui couvre la majeure partie du sud-est de la Bolivie et l’ouest du Paraguay, débordant même sur l’Argentine. Arrêt à Villamontès pour vous envoyer des nouvelles, puis direction Ibibobo, où nous devons faire les formalités avant de rentrer au Paraguay.

Rubrique Jardin :

Le chirimoya (ou anone), un fruit tropical de Bolivie que nous avons goûté à la Casa del telegrafista à la Higuera.

Tout est en fleurs à La Higuera.

Des arbustes en fleurs ou des plantes d’appartements chez nous, qu’on achète à Noël. Liliane, rappelles le moi le nom, je ne m’en souviens plus ?

Un mandarinier dans chaque cour. Ici, dans le sud, c’est la fin de la saison.




De retour au Pérou

10:17 , 31/05/2010, Pérou .. Publié dans 4 Le Perou .. 3 commentaires .. Lien
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De retour au Pérou. Mais cette fois-ci pas sur les routes principales bien goudronnées et touristiques de l’ouest, mais sur de petites pistes montagneuses, en selva (ou forêt amazonienne) pour rejoindre les Andes.

16 et 17 mai, du petit poste frontière Equateur/Pérou (Namballé), San Ignacio à Jaén (région d’Amazonie): tantôt mauvaise piste, tantôt ancienne route goudronnée, mais pas meilleure car pleine de nids de poules, nous traversons des vallées encaissées à basse altitude où il fait très chaud (35° dans l’après midi). En ce dimanche, les villages que nous traversons sont très animés. Personne ne travaille, les jeunes se réunissent sur les places ou jouent au foot. Les commerçants et les villageois sont sur le pas de leur porte et papotent  entre voisins ou en famille, et les enfants jouent sur la route (il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de circulation). Tout cela, nous rappelle les années de notre enfance (les années 50) : c’était la même chose au Monastier, on jouait à la marelle ou à d’autres jeux sur la rue et nos parents faisaient le couvige (petite réunion de personnes).

Mauvaise piste, juste après la frontière

Région de Jaén, où on produit beaucoup de café. On l’étale sur les routes pour le faire sécher.

Toute une rue de négociants et exportateurs en café à Jaén.

Pub sur la façade de la maison d’un négociant

On cultive aussi du riz dans la région

Travail dans les rizières

Sur les routes, on est parfois stoppé pour causes de travaux. La route peut être coupée pour une demi-heure, une heure ou parfois deux heures. Des marchands ambulants proposent des repas, des enfants vendent des glaces ou des boissons fraîches. Tout le monde attend sans rechigner et on en profite pour grignoter quelque chose.

Stoppés pour cause de travaux sur la route.

Une femme qui vend de quoi se restaurer.

Pas mauvaise la pastèque et  surtout rafraîchissante avec la chaleur qu’il fait, pas loin de 35°!!

Une belle ombre pour le pique nique !! Forêt très dense aux alentours.

18 et 19 mai Chachapoyas, Kuelap, Célendin, Cajamarca :

Les ruines de Kuelap, dans la région d’Amazonie se situent à 3000m d’altitude. La citadelle qui date du 10ème siècle est l’une des plus importantes constructions précolombiennes du Pérou. ¨

Des murs d’enceinte de plus de 20m de haut, à certains endroits.

Des vestiges d’habitations : 400 habitations, palais et temple y ont été dénombrées.

Kuelap : plantes parasites qui poussent sur les arbres.

Maison traditionnelle  à Ticon, près de Kuelap

A 3000m d’altitude, le matin.

Sur la route de Cajamarca, en fin d’après midi..

Le poncho péruvien est surtout porté par les hommes.

Maison faite de plusieurs couches de terre battue entre des rangées de pierres posées horizontalement.

Deux petits péruviens, devant leur maison, à 3500m d’altitude.

Le chapeau péruvien, avec ses larges bords, qui protège aussi bien de la pluie que du soleil.

Et le chapeau de Denis, qu’en pensez vous ? Pas mal, non ? Choisi en fonction de la longueur de son pif, (après avoir pris des coups de soleil les uns sur les autres). Et,  encore bien d’autres avantages, quand il ne reste plus beaucoup de cheveux : il protège du vent et même du froid…

20 au  22 mai, circuit hors bitume pour rejoindre la Cordillère Blanche(itinéraire pour les futurs voyageurs *, San Marcos, Cajabamba, Huamachuco, Conachugo, Cachicadan, Angasmarca, Mollepata, Pallasca, Quiroz, Chuquira et Yuracmarca, Canon Del Pato). Tantôt à 500m d’altitude tantôt à plus de  4000m, nous empruntons des pistes en mauvais état, ravinées par endroits avec de nombreuses saignées et rendues très étroites par des effondrements sur le coté. Vitesse moyenne, entre 15 et 25km à l’heure pour éviter la casse. Tout le long de la route, des maisons isolées où les habitants utilisent les bus, camions et pick-up 4X4 qui assurent la liaison avec la ville la plus proche (mais parfois à 5 à 6 heures de trajet). Quelques jeunes circulent également avec des motos.  Parfois pendant une journée, nous ne rencontrons que deux ou trois véhicules.  Nous traversons de magnifiques régions aux paysages variés, où les traditions indiennes et l’architecture ancestrale côtoient quand même le modernisme. L’électrification de ces campagnes est pratiquement terminée ou en cours de l’être, ce qui permet l’accès à internet (cybercafé dans les petites villes) et au téléphone portable. Il reste quand même beaucoup à faire au niveau de l’infrastructure routière !

*circuit à faire obligatoirement avec un véhicule 4X4, en ayant l’habitude de faire du tout terrain, et surtout pas en période de pluies : car risques de pistes boueuses et glissantes et chutes de pierres et de terre dans les canyons aux parois friables.

Une rue de Cajabamba

Une rue du village de Leinebamba, avec d’autres couleurs.

Jour de marché à Huamachuco.

Façades de maisons peintes en vue de prochaines élections. Beaucoup de maisons sont taguées en ville et en campagne.

On fait la causette, tout en filant la laine.

Vendeuse de mandarines qui file également la laine. Ici, les femmes on toujours un ouvrage entre les mains (tricot, crochet ou quenouille), même en marchant.

Et toujours la quenouille entre les mains.

Denis achète des galettes : gâteaux dont on ne se rappelle plus le nom (alfajores,  je crois).

Cette dame nous demande de prendre quelqu’un en stop, ce que nous faisons.

Des visages sévères, mais pourtant cette péruvienne et son fils sont très gentils. Peut être un peu intimidés.

Champ labouré avec des méthodes ancestrales..

Epis de maïs qui sèchent sous un balcon.

Ici aussi les genêts sont en fleurs !!

On se croirait presque sur le plateau ardéchois !!

Il y a même des jonquilles dans les prés. Mais non, c’était une blague!! C’est une photo qu’une copine nous a envoyée.

Pas très rassurant ce pont !!

Soudain sur la piste : un énorme trou et des gros cailloux !!

Au bout de 10mn, on peut passer.

On descend d’un coté,

On remonte de l’autre !! Et que de précipices !!

Et entre les deux, des canyons étroits et profonds, avec des successions de tunnels à certains endroits,

Et des cascades gigantesques (qu’on n’arrive pas à faire rentrer sur la photo).

Plusieurs chercheurs d’or dans le Rio.

Ici dans la vallée, le pont s’est effondré et la piste traverse le rio.

23 et 24 mai, de la Cordillère Blanche à la Panaméricaine (route qui remonte le Pérou du sud au nord, coté Océan Pacifique. Après 8 jours de pistes et environ 1600km de pistes ou mauvaises routes depuis la frontière équatorienne, nous sommes contents de retrouver le goudron.

La Cordillère Blanche dans la région de Huaraz, la plus haute chaîne tropicale de la planète avec des pics culminants, à plus de 6000m d’altitude. Le plus haut est le Huascaran avec 6768m.

Sur la route de Huaraz

Une péruvienne qui attend le bus au bord de la route. 

Dimanche de Pentecôte, mélange de folklore et  de religion : des danses, de la musique et des hommes qui portent une grande croix de bois, sur leurs épaules.

Lima : nous arrivons plutôt que prévu dans la banlieue de Lima (la ville et sa banlieue s’étalent sur plus de 80km) à la tombée de la nuit et nous sommes pris dans le flot de la circulation. Alors, que nous commencions à nous demander où nous allions bien pouvoir loger cette nuit, nous sommes dépassés sur l’autoroute, par un cheerokee et le chauffeur nous crie par la portière : qu’est ce que vous faites ici les gens de la Loire ? Nous nous garons sur le coté et faisons la connaissance de Jean-Georges qui travaille ici à Lima depuis 2ans (professeur en cuisine internationale dans une université de Lima) et lui indiquons que nous devons aller chez le concessionnaire Land Rover, demain lundi,  pour acheter des pièces (en effet, avant Lima la courroie de l’alternateur s’est cassée et nous avons encore quelques problèmes avec des croisillons de cardans de mauvaise qualité). Quelle chance nous avons de rencontrer Jean-Georges, qui connaît l’adresse du garage. Nous garons le land dans un parking à coté de chez lui, sommes invités au restaurant et hébergés dans son appartement pour la nuit. Il y a vraiment des gens sympas !!  Le lendemain matin, direction le concessionnaire Land Rover qui n’a aucune des pièces que nous recherchons, c’est bien le comble pour un représentant de la marque Land Rover? Nous téléphonons à Jean-Georges, qui une fois de plus, il nous sort de la m…. !! Il nous indique l’adresse de son garagiste qui, en moins de 2 heures,  trouve les pièces, puis les installe.

Mille mercis Jean-Georges pour ton hospitalité et ta gentillesse !!

PHOTO 46

Ton mécano est vraiment un type débrouillard.

Ça parle mécanique bien sûr !!

25 au 28 mai, nous filons vers la frontière bolivienne en passant par Nazca, Camanà, Arequipa, Moquegua, Desaguadero : le compte à rebours des jours est amorcé pour arriver à temps à Buenos Aires le 10 juillet. De l’enrobé tout le long sur La Panaméricaine et très bonne route ensuite jusqu’à la frontière bolivienne.

Sur la Panaméricaine, nous croisons les français Anne et Frédéric, qui sont du Gard. (Zigzag.cruiser) et qui montent en Equateur.

Bivouac en plein désert de sable et gravier, le long de La Panaméricaine, 170km après Lima. Un péruvien nous rend visite au petit matin.

Cementerio de Chauchilla près de Nazca,  en plein désert : cimetière pré-inca mis à jour par des pilleurs de tombes. On peut y voir des momies, squelettes et cheveux de parfois 2mètres de long, avec des lambeaux de tissus, des fragments de poteries et des cordelettes funéraires.

Le long de l’océan Pacifique, de Nasca à Camanà, beaucoup de maisons faites de nattes et de bois, assez misérables parfois !

Et des congères de sable, qu’un tracto-pelle enlève.

Arequipa : deuxième ville du Pérou qui n’a rien à voir avec la première. Lima est une ville immense, Arequipa est à taille humaine, agréable à vivre. Elle est située à 2300m d’altitude dans un oasis de verdure au pied du gigantesque volcan éteint le Misti. Nous visitons le magnifique couvent Santa Catalina construit en 1580 et qui est une véritable ville de 20000m2. En déambulant dans les ruelles, cloîtres, courettes et logements des nones, on effectue un véritable voyage dans le temps. Plus de 400 peintures et fresques décorent les plafonds et murs des cloîtres.

Des fresques sur tous les plafonds des cloîtres. L’histoire de ce couvent est bien particulière et très intéressante, (à sa construction, les jeunes filles riches qui y rentraient, n’avaient pas une vie si  désagréable que ça, cellule de luxe avec servantes et agréable train de vie…)mais ce serait trop long pour tout vous  raconter…

Architecture qui lui donne une allure de forteresse. Tons de couleur orange ou bleue  en adoucissent la sévérité.

Ici, dans le cloître des orangers.

Une des ruelles qui portent toutes des noms espagnols

Façade de l’église La Compania à Arequipa.

Du sable gris avant Arequipa, avec au fond un volcan couvert de neige éternelle.

Vaste étendue de désert d’Arequipa à Moquegua : la route traverse la base d’entraînement des avions militaires !!

On  se dirait parfois dans le Sahara.

Après le désert de sable,  la montagne. Après avoir franchi plusieurs cols à 4600m (température 5 degrés), dernier bivouac au Pérou, à 3800m, à une cinquantaine de kilomètres de Desaguadero.

29 mai,  Desaguadero, frontière bolivienne : bonne nuit, un peu fraîche sur le matin (-2° au lever du jour), mais dans le land sous les duvets on n’a pas froid. Petit déjeuner pris dehors au soleil et à l’abri (14°). Formalités de frontière assez rapides, puis nous partons en direction de La Paz. Nous allons nous diriger vers l’est du Pérou, jusqu’à Santa Cruz, où l’on doit se renseigner pour passer au Paraguay.

Rubrique Cuisine :

Ce que nous avons le plus de mal à trouver dans les différents pays que nous avons traversés en Amérique du Sud : c’est du fromage, appelé ici « quezo ». Deux sortes de fromage proposées : une tomme cuite assez fade et un fromage type gouda. C’est dans la ville de Cajamarca, spécialisée pour avoir un grand choix de fromages locaux et étrangers (mais tous fabriqués dans la région) que nous avons pu acheter un fromage ressemblant à l’emmenthal et un fromage fumé appelé «provolone ».  Le Pérou est loin de rivaliser avec nous, de ce coté là, et n’a pas encore réussi à copier nos bons fromages d’Auvergne !


Quelques jours en Equateur, avant de rebrousser chemin.

11:44 , 18/05/2010, Equateur .. Publié dans 5 l equateur .. 2 commentaires .. Lien
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Quelques jours en Equateur, avant de rebrousser chemin.

L’Equateur est l’un des plus petits pays d’Amérique du Sud, avec une superficie de 283560km2. Petit, mais incroyablement riche en diversité de paysages qui passent de la montagne à la mer et la jungle. Comme au Pérou, 3 régions : la côte bordant le Pacifique à l’ouest (50% de la population), la sierra ou cordillère des Andes au Centre (46% de la population) et l’Amazonie équatoriale à l’est (4% de la population). C’est dans le prolongement des Andes, que nous continuons notre route en Equateur : une double chaîne de montagnes qui s’étire du sud au nord et forme une sorte de colonne vertébrale au centre de laquelle se trouvent une trentaine de volcans (à plus de 5000m d’altitude) et les plus grandes villes (Quito, Cuenca, Otaval).

Les volcans souvent dans les nuages, ici le Cotopaxi (5897m) volcan en activité le plus haut du monde.

Arbuste près du cratère du volcan Pululahua à Quito.

Quelques mots sur l’économie : le pays est dominé par une agriculture domestique et familiale qui est peu à peu en train d’évoluer vers des exploitations à grande échelle. La banane appelée aussi «or vert » est la principale culture et représente le premier produit d’exportation agricole. L’Equateur exporte aussi du café, du cacao, des fleurs (1er exportateur mondial pour les roses) et du bois (1er exportateur de balsa). La pêche se développe grâce au thon et à la crevette de mer et d’élevage (3ème producteur mondial).  Autres exportations importantes : du pétrole et des produits dérivés (prix d’un litre de gasoil : 0,24€). Dans un pays où le taux de chômage est important, le tourisme en plein développement ces dernières années, est la 4ème activité génératrice de devises pour l’économie. Le pays souffre d’une trop grande dépendance économique par rapport aux Etats-Unis (50% des exportations vont aux USA). Si depuis la dollarisation (la monnaie du pays est le dollar américain depuis 2000), le taux d’inflation a considérablement baissé, le pouvoir d’achat de la population est devenu l’un des plus bas d’Amérique du Sud et plus de 46% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Quelques photos prises lors de bivouacs dans la montagne :

Famille rencontrée lors de bivouac

Des belles vaches (comme chez nous), qui paissent toute l’année dans de grasses prairies.

Les cochons vivent en liberté

Les femmes descendent le lait au bord de la route où une camionnette le récupère.

Bivouac près de la maison d’un homme accueillant, où  tous les habitants des alentours s’arrêtent (laitiers, écoliers, ramassage scolaire, livraisons…).

Les Indiens de la sierra possèdent quelques terres en altitude, juste de quoi survivre en vendant leur maigre récolte sur les marchés de la région. Infatigables, ils travaillent parfois à la verticale (et bien sur sans machines !!).

Les champs les plus «  à la verticale » qu’on ait pu voir.

Labour avec la charrue et une paire de bœufs.

Méthode naturelle et sans produit chimique pour nettoyer les carottes, avant de les vendre au mercado : 1ère étape, les carottes sont foulées avec les pieds pour enlever la terre.

2ème étape : les carottes sont lavées à grande eau avant le séchage et la mise en sac.

Ramassage scolaire : on joue, on se chamaille sur la benne du pick-up (on a même vu une gamine qui sautait de la camionnette avant qu’elle ne s’arrête).

Moyen de locomotion courant dans les Andes

Quelques portraits bien typiques et familles rencontrées lors de bivouac :

Une petite beauté avec son joli chapeau cloche

Le célèbre chapeau équatorien appelé « panama », la spécialité de la ville de Cuenca. Fabriqué avec de la paille de palmier toquilla. Le panama ne craint ni la pluie, ni les chocs. Il est léger et peut se plier dans la poche sans s’abîmer.

Le costume signe dans la sierra, l’appartenance  ethnique de celui qui le porte. Les longueurs de jupes, les couleurs, voire les types de broderies permettent de distinguer les habitants d’un village à l’autre.

Ils indiquent parfois le statut de la personne, marié ou cœur à prendre !!

Toutefois l’adoption du costume occidental par de nombreux indigènes marque leur intégration au monde moderne.

Famille très sympathique rencontrée lors d’un bivouac en montagne

Bivouac sur le terrain de foot du village : Alex et Kevin

Les deux cousins,  viennent nous chercher pour qu’on aille dans leur maison.

Une partie de la famille d’Alex et Kevin.

La maman et la petite sœur de Kévin

11, 12 et 13 mai : Quito et « Mitad del Mondo : à une vingtaine de kilomètres au nord de Quito, à une altitude de 2483m, la route arrive à la « Mitad del Mondo » ou la moitié du monde : le tracé de la ligne imaginaire de l’Equateur. Nous n’irons pas plus haut : c’est ici que nous rebroussons chemin !!

Un pied en hémisphère nord, un  pied en hémisphère sud.

Le point 00  sur le GPS (qui est resté à l’heure française ?). 

Quito : on a failli avoir un mauvais souvenir de la capitale équatorienne !! : après avoir tourné dans tous les sens (travaux, déviations et une multitude de « sens interdit »), pour atteindre le centre ville et trouver un parking gardé pour garer le land, nous arrivons au centre du Quito colonial. Nous déambulions tranquillement dans les rues et sur les places, lorsque deux pickpockets tentent de nous dérober notre sac à dos : un homme d’une cinquantaine d’années bien vêtu, chemise et pantalon tergal, et une femme un peu plus jeune, également bien habillée (n’ayant pas du tout mauvaise allure et pas la tête de voyous!!). La technique des voleurs consiste à jeter sur le sac à dos, le sac à main ou l’épaule de la victime un produit gluant (style moutarde) pour l’amener à se débarrasser du sac pour le nettoyer et mieux le saisir au vol lorsqu’il aura été déposé par terre. Tout de suite, nous avons compris que nous étions victime de ce genre d’escroquerie, car nous l’avions lu dans le Guide du Routard. La femme essayait de détournait l’attention en nous aidant à nettoyer nos vêtements (en me disant que c’était de la merde de pigeon que nous avions reçue !!!), et l’homme lui,  ne perdait pas de vue le sac à dos de Denis. Les choses ont mal tourné quand Denis l’a surpris en train d’essayer d’ouvrir le sac. Denis lui a alors lancé méchamment : ça suffit maintenant !! Et l’individu, s’apercevant qu’on avait compris, s’est esquivé dans la seconde qui a suivi. La femme continuait à s’apitoyer sur notre sort, jusqu’à ce qu’on se rapproche d’un policier. C’est alors qu’elle disparut soudainement elle aussi… Denis n’avait qu’un regret : c’est de ne pas avoir eu le temps de lui mettre un « marron ». Une histoire qui s’est bien terminée cette fois-ci (car nous avions tous nos papiers, CB et argent dans le sac), mais nous allons redoubler de prudence en ville!!

Couvent San Francisco, c’est sur cette place que notre mésaventure a eu lieu !! 

Palais du gouvernement à Quito, qui abrite le bureau et l’appartement du président de la république.

La lessive après notre mésaventure de Quito

13 et 14 mai, de Riobamba à Machala : de plus de 3000m d’altitude, nous passons à une altitude proche du niveau de la mer. De plus en plus de forêts vierges, et de cultures tropicales. La saison  des pluies vient tout juste de se terminer et tous les terrains regorgent d’eau. Il y a beaucoup d’humidité dans l’air et il fait très chaud (encore 25 degrés à 9 heures du soir). La nuit, on entend le chant des crapauds et des grenouilles : il doit y en avoir des centaines, tellement ça fait du bruit.

Beaucoup de boue partout. Maison sur pilotis à cause de la pluviosité, des insectes et des serpents.

Bivouac en forêt équatoriale : des arbres à cacao de part et d’autres du chemin

Arbre dont le fruit sert à faire le cacao.

Région de Machala, des bananiers de chaque coté de la route pendant des centaines de kilomètres.

Des yuccas immenses.

15 et 16 mai, Loja (2100m) et retour vers la frontière du Pérou :

De retour à une altitude qui nous convient mieux, nous décidons de regagner le Pérou par le petit poste frontière peu fréquenté de La Chota. La piste qui passe par Vilcabamba et Valladolid n’est pas en bon état, à cause des dernières pluies certainement. Une partie de la route est en chantier. Elle traverse une zone entièrement couverte de forêt tropicale très touffue et pratiquement impénétrable. Nous bivouaquons à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, près d’une famille bien sympathique qui produit du café pour une association française (commerce équitable certainement). Nous avons même l’occasion de goûter à leur café. Excellent !!

Mauvaise route sur 130km kilomètres. Pendant la saison des pluies, ça doit être « coton » !!

 Des plantes aux feuilles immenses

Des grains de café qui sèchent au soleil (de différentes couleurs selon la maturité).

L’arbre qui donne le café et qui poussent au dessus de 1000m d’altitude.

16 mai : La Chonta : petit poste frontière au sud de l’Equateur. Nous y arrivons vers 11heures et nous sommes les premiers de la journée, et peut être les seuls de la journée ???

 

Rubrique cuisine :

Le commerce de la banane appelé ici « l’or vert ».

C’est la saison des bananes : on n’en aura jamais autant mangé, en plus elles sont délicieuses. Il existe une douzaine de sortes de bananes, dont la banane plantain qui est servie très souvent frite avec un plat de viande ou de riz.

0,75 dollar (0,57€) les 10 bananes

 

Un beau régime de bananes


Région côtière du Pérou, à l’ouest :

06:35 , 11/05/2010, .. Publié dans 4 Le Perou .. 0 commentaires .. Lien
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Région côtière du Pérou, à l’ouest : c’est une large bande désertique et rocailleuse qui s’étire sur 2000km de long, coincée entre l’océan Pacifique et les contreforts de la cordillère des Andes. Elle est coupée par endroits par des rivières descendant des Andes, dont les vallées sont de véritables oasis (villes de Nazca, Ica, Pisco).

Economie: Mines et pêche sont les deux principales activités. Le Pérou est le 1er producteur au monde d’argent, le 2ème pour le cuivre, le 3ème pour le zinc et l’étain et le 5ème pour l’or. La mer du Pérou est une des plus riche du monde en poisson et en plancton. Les investissements étrangers, notamment américains sont nombreux car les enjeux sont énormes : à peine 10% du sol du pays est exploité aujourd’hui. Si l’économie du pays est en bonne place au niveau mondial, la situation sociale reste fragile : 48% de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté.

Enseignement : Le système éducatif est en ruine. Depuis une cinquantaine d’années, les gouvernements successifs se sont désintéressés de l’éducation. Actuellement, le Pérou occupe le 200ème rang au niveau mondial en matière d’éducation. 90% des élèves sortent du collège sans comprendre ce qu’ils lisent. Les rares bonnes écoles sont privées et inaccessibles à plus de 50% des péruviens. Le nouveau président a du pain sur la planche !! 

Habitation sur le grand plateau désertique entre Cuzco et Nazca. Dans cette région, nous avons vu des enfants plutôt misérables.

30 avril, 1er mai : Nazca, Ica, Pisco : sable, dunes, oasis, palmiers, on se croirait en plein Sahara mais avec la chaleur en moins grâce à l’air de l’0céan Pacifique et aussi de nombreuses cultures (vigne, maïs, coton, canne à sucre, riz, café…).


De nombreux camions, en descendant sur Nazca

Laguna Huacachina, près d’Ica

Champ de canne à sucre

Drôle d’engin pour monter les surfeurs en haut des dunes !!

Dunes de sable à Huacachina

Ce n’est pas la saison idéale pour faire la côte ouest du Pérou car beaucoup de brume, le matin et en fin de journée, qui vient de l’océan Pacifique, surtout dans la région de Lima. Ici, on est bientôt en hiver et les jours raccourcissent de plus en plus, et il est nuit à 6heures et demie du soir. Malgré qu’il n’y ait que quelques heures de soleil, la température reste très agréable (plus de 25° et même plus au nord).

On n’aurait jamais pensé trouver des dunes de sable au Pérou !!

Une ville en plein désert de sable

2 mai : Lima : en ce dimanche, nous décidons de visiter le centre historique de Lima. Mais ici à Lima comme dans bien d’autres grandes villes où nous sommes allés, il est difficile de trouver à garer le land. Dans le centre ville, ne circulent que les taxis et bus et il n’y a aucun parking ou places de stationnement. Tant est si bien, que nous sommes obligés de circuler sans pouvoir  nous arrêter. Nous avons réussi quand même à prendre quelques photos.

Centre historique de Lima

Un quartier de Lima sur la colline

4 au 6 mai, Lambayeque : c’est dans la région côtière du Pérou que se sont épanouies d’autres civilisations avant les Incas. On retrouve la civilisation des Moche (motché) dans la région de Lambayeque. Le tombeau d’un des chefs de cette civilisation, le seigneur de Sipan a été mis à jour, récemment, avec son important trésor funéraire : la plus grande découverte faite au Pérou depuis au moins 50 ans.

C’est dans la ville de Lambayeque, au nord ouest du Pérou que nous rencontrons Marine, originaire des Estables (Haute-Loire) où sa maman tient la chambre d’hôtes « Francillon ». Marine travaille au Ministère du Tourisme et s’occupe de développer l’artisanat dans des villages reculés dans la montagne. Elle adore son travail.

Des villages où Marine intervient. Nous lui laissons les trois caisses de vêtements que nous avions emportés pour donner. Certaines familles  qui vivent dans ces villages sont extrêmement pauvres.

Marine nous accueille dans son studio et pendant deux jours, nous fait visiter la région de Lambayeque et Chiclayo, nous fait découvrir la cuisine typique du nord du Pérou et nous parle de la civilisation mochica. Le Pérou est riche en musées, mais nous n’en avions pas encore visités, nous nous réservions pour celui de Lambayeque qui est le plus beau du pays (4ème des musées les plus riches au monde).C’est au Muséo National Réales de Sipan, que sont exposées les inestimables richesses trouvées, en 1987, dans les tombes de Huaca Rajada au sud-est de Chiclayo.

En visite chez Marine

Une rue de Lambayeque, vue de l’appartement de Marine

Muséo National Réales de Sipan à Lambayeque, créé en 2002.

Découverte d’une tombe

Parures en or : de l’or, de l’argent et des émeraudes

Des nombreuses céramiques.

Jardins de Tucumé

Une des  pyramides (ou houaca) dans  la région de Tucumé où des fouilles sont en cours

Fouilles de Tucumé

Un algarrobo (ou couroubier)

Un peu d’histoire sur la civilisation mochica

« La côte nord du Pérou est une région aride, périodiquement dévastée par le phénomène climatique El Niño. Quand ce courant marin chaud atteint le rivage, des pluies torrentielles s'abattent et provoquent des crues catastrophiques. C'est dans cet environnement hostile qu'a prospéré la civilisation Moche (ou Mochica) entre l'an 100 et l'an 700 de notre ère. L'origine de ce peuple contemporain des Mayas est assez mystérieuse, ce qui ajoute à sa magie et à sa légende. La tradition orale prétend qu'ils seraient descendus en radeau du nord, c'est-à-dire de Colombie ou d'Amérique centrale.
La vallée de Lambayeque, à environ
800 kilomètres au nord de Lima, fut un des centres de la culture Mochica. Les Moche étaient des grands bâtisseurs. Ils ont conçu des pyramides à degrés en adobe d'une taille stupéfaite pour l'époque. Ces constructions nécessitaient des millions et des millions de briquettes d'argile séchées au soleil.
Comme la plupart des sociétés précolombiennes, la société Moche était très hiérarchisée. Au sommet siégeait un seigneur, considéré comme un demi-dieu. Venaient ensuite les prêtres, les guerriers, les administrateurs. Puis les artisans, les commerçants, les bâtisseurs, les pêcheurs et les paysans. Les pyramides abritaient les salles de prière et les autels sacrificiels, les espaces de vie du seigneur et des prêtres, les salles de réception et de conseil. Plus on occupait un rang important, plus on habitait près de la pyramide. Pour apaiser les dieux constamment affamés de chair et de sang, il convenait de les nourrir. Les victimes avaient soit la gorge tranchée, soit le crâne défoncé à coups de masse. Les nobles s'offraient parfois en sacrifice en se tranchant les jugulaires, des filles vierges se jetaient aussi du haut des falaises. Pour les aider à franchir le pas, elles absorbaient un philtre obtenu à partir d'un cactus des Andes riche en mescaline, qui les plongeait dans une ivresse hallucinatoire. Etre sacrifié était un honneur. L'ingratitude du littoral nord péruvien semble avoir stimulé la créativité des Moche. Ils avaient mis au point un système de culture hydraulique élaboré, leur permettant de cultiver deux fois plus de terre qu'aujourd'hui dans ces mêmes régions. Outre le maïs, ils connaissaient la pomme de terre, les quinoas riches en protéines, quantité d'autres plantes nutritives, les lamas pour la viande, et leur alimentation était bien plus riche que celle des Mayas, à la même époque. Les Moche croyaient à la vie après la mort. Ils étaient enterrés avec toutes leurs possessions. Pour leur dernier voyage, les personnages importants étaient accompagnés de leurs épouses, de leurs concubines, de leurs serviteurs et de leurs gardes, sacrifiées contre leur volonté ou non. La présence de trésors à quelques mètres sous terre fait que le paysage, vu d'avion, ressemble parfois à une zone crevassée par les bombes. Chaque excavation correspond à une tombe profanée, de nuit, par les huaqueros, les pilleurs de sépultures. C'est l'un de ces voleurs qui a découvert le plus important complexe funéraire de la culture Mochica, non loin du village de Sipán, en 1987. Un de ses comparses se souvient de la terreur sacrée qu'ils éprouvèrent tous cette nuit-là, quand ils commencèrent à remonter des masques et des bijoux en or. Ces objets somptueux furent retrouvés par la police dans la maison du chef des huaqueros et, depuis, l'archéologue Walter Alva fouille cette nécropole, considérée comme la plus grande découverte depuis celle du Machu Picchu. Une des tombes les plus riches est celle d'un personnage qui régna probablement aux alentours du IIIe siècle, à qui les chercheurs ont donné le nom de Seigneur de Sipán. Douze autres tombes appartenant à de hauts dignitaires ont été exhumées, contenant des parures, des céramiques, des masques, des poteries à effigie d'une expressivité extraordinaire. Certaines nuits, les archéologues ont dû repousser les attaques des pillards pour sauvegarder ces trésors. Ils se trouvent aujourd'hui exposés dans le Musée des Tombes royales de Sipán ».

6 au 8 mai, en route pour l’Equateur, et nous sommes à la moitié de notre voyage en Amérique du Sud : à partir du 1er mai, il nous reste deux mois et 10 jours, pour regagner Buenos Aires en Argentine où la date de retour en bateau est prévu le 10 juillet. Au fur et à mesure, que nous nous éloignons de la côte et rentrons dans la sierra, le climat devient tropical. Dans cette région du nord du Pérou, il fait toujours chaud. La saison des pluies (de janvier à mai) vient de se terminer et tout est vert dans la campagne : beaucoup de zones sont couvertes d’arbustes et de plantes touffues et tout pousse à « vue d’œil » dans les champs (actuellement on récolte le riz). Pour nous, le plus gros inconvénient dans cette région : ce sont les moustiques !!! Car, même s’il y en a peu pour les Péruviens, il y en a assez pour que nous nous fassions piquer. Le pire, des moucherons invisibles actifs toute la journée et qui nous transforme en framboise. Alors, on se protège : chaussettes, pantalons, manches longues et on se vaporise de produit anti-moustiques à la tombée du jour. A quelles mauvaises bestioles !!

Sur la  moto, le père, la mère et les 2 enfants, ça file!!!

8 Mai : La Tina - frontière Equateur

Echange de données (cartes géographiques pour le GPS) avec un Américain qui rentre au Pérou.

Région de Loja (Equateur).Tout est vert, la saison des pluies est tout juste terminée.

Premier bivouac en Equateur (à 40km de Loja), près d’un ancien bâtiment colonial (certainement une mission) et une petite ferme à coté où des enfants jouent. On a bien cru qu’on ne trouverait pas de terrain à peu près plat pour garer la voiture au milieu de ces montagnes. Et ce soir, à 2300m d’altitude, c’est le paradis, il n'y a pas « mostiquos » !!

Rubrique cuisine :

On achète encore des « papas », toutes biscornues celles-ci et roses et jaunes !!

Visite des caves d’El Catador, à Ica  et dégustation de pisco.

Marine nous fait découvrir une des spécialités de la cuisine du nord du Pérou : le ceviche de corvina : poisson de mer servi cru, coupé en petits morceaux, et macéré dans le jus de citron vert. Il est servi avec des oignons rouges crus et un peu de piment.

De nombreux fruits tropicaux (ananas, bananes, noix de coco, avocats…) et d’autres moins connus comme la marucaya, la lucuma, la papaye, la guanabana (le fruit vert sur la photo que nous avons eu l’occasion de manger chez Marine). Pour les mangues, dommage, ce n’est pas la saison !!

Les boissons : la chicha de jora, la plus populaire est une sorte de bière de maïs faiblement alcoolisée  et la chicha morada, un rafraîchissant préparé à base de maïs violet que l’on fait bouillir avec du sucre, de la peau d’ananas et de la cannelle.




Le Pérou

02:26 , 1/05/2010, Pérou .. Publié dans 4 Le Perou .. 4 commentaires .. Lien
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Le Pérou a une superficie de deux fois et demie la France. Trois zones géographiques, la côte à l’ouest, la sierra au centre et la forêt tropicale à l’est. Du sud, nous partons en direction de la sierra qui est le prolongement de la fameuse cordillère des Andes.

20 avril, grand marché du mardi à Desaguadero, ville frontière Bolivie /Pérou

Marché de Desaguadero, la ville est séparée par un pont : d’un coté la Bolivie de l’autre le Pérou.

Nous sommes surpris de voir autant de triporteurs (bicyclettes ou motos).  

Comme en Bolivie, les transports s’effectuent essentiellement d’une ville à l’autre par des fourgons taxi ou des bus, quelquefois des camions. Peu de voitures particulières.

21 avril, Puno, le lac Titicaca et ses îles flottantes : une demi heure de bateau pour se rendre sur une des île flottante du lac Titicaca. Bien que très touristique, cette excursion nous a bien plus, d’autant plus qu’en cette saison, il n’y a que très peu de monde. Deux légendes sur le lac Titicaca : l’une raconte qu’un riche trésor dormirait au fond du lac, l’autre dit, qu’il y aurait une cité enfouie au fond des eaux. Malgré les recherches aucune hypothèse n’a pu être mise à l’évidence. Le mystère reste entier !!! 

Une cinquantaine d’îles flottantes appelées Iles Uros, sur le lac Titicaca où vivent environ 2000 habitants. Sur ces îles, des maisons, des écoles, des églises.

Les îles sont constituées d’une épaisse couche compacte faites de roseaux flottants pouvant atteindre 3m de profondeur, avec une base immergée formée de terre et de racines emmêlées

Le roseau y occupe une place importante. Il sert à fabriquer les maisonnettes, les huttes, les meubles et les barques. 

Une quinzaine d’îles sont ouvertes à tour de rôle aux visiteurs et les habitants tentent coûte que coûte de maintenir leurs traditions. Ils subsistent grâce à la pêche, l’élevage de canards, l’artisanat et bien sur le tourisme.

Magnifique coiffure

Grand trait de la civilisation inca : du temps de leur splendeur, de 1438 à 1532, les Incas dominaient un territoire qui couvrait largement le Pérou, la Bolivie,  l’Equateur et un bon morceau de la Colombie et du Chili d’aujourd’hui. Développant les acquis des tribus qu’ils mettaient sous leur coupe, ils ont réalisé des ouvrages colossaux avec des blocs de pierres impressionnants. Les principales constructions se trouvent dans la région de Cuzco et sur les crêtes de l’Urubamba (Machu Picchu).

22 au 25 avril, camping sur les hauteurs de Cuzco où nous retrouvons une famille suisse que nous avions rencontrée au lac Titicaca. Leur blog : bushcruiser.ch

Camping Quinta Lala à Cusco, rendez vous des voyageurs, une très bonne adresse!!

Nous faisons une pause de 3 nuits, et essayons d’organiser la visite du Machu Picchu.

Cuzco situé à 3400m d’altitude était la capitale de l’empire inca. Elle est au centre d’un ensemble de sites exceptionnels et absolument bien conservés. Lors de l’invasion, les espagnols n’ont pas complètement rasé la ville inca et ont réutilisé les anciens murs comme soubassement pour construire leurs maisons coloniales et les églises. Sur chaque place, des églises et cathédrales toutes plus belles les unes que les autres avec leur intérieur baroque  (statues et autels chargés d’or ou d’argent, boiseries sculptées et nombreuses peintures). Cuzco est une ville très touristique et on se croirait dans n’importe quelle ville européenne comme Rome ou Prague… On ne voit plus de péruviennes en habits traditionnels, si ce n’est des femmes costumées qui posent pour la photo en vendant divers articles artisanaux. Les rues sont bordées d’agences touristiques, d’innombrables boutiques de souvenirs et aussi un nombre impressionnant de restaurants à la cuisine traditionnelle ou pizzerias. Nous n’entendons même pas de la musique  andine (alors que nous pensions voir des groupes de musiciens traditionnels). Malgré cela, Cuzco reste une très jolie ville où il est agréable de flâner.

La cathédrale

Les maisons coloniales aux balcons sculptés, sur la place des Armes de Cuzco.

25, 26 et 27 avril : Ollantaytambo, Agua Callientes et Le Machu Picchu

Anciens murs de maison inca 0llantaytambo.

Visite du Machu Picchu : on ne peut aller sur le site en voiture. Le départ pour la visite se fait en train de Cuzco jusqu’à Agua Callientes, puis en bus jusqu’au Machu Picchu. Le trajet en train est terriblement cher, ainsi que le ticket d’entrée. Avec le land, nous avons pu accéder au site à partir d’Ollantaytambo et laisser la voiture dans le parking gardé des bus (Inca Trail), où nous avons pu dormir deux nuits. Nous sommes partis de ce parking à 5h30 du matin, d’abord en bus puis en train jusqu’à Agua Callientes. Là, un autre bus nous a conduit au Machu Picchu. Retour le soir sur le parking  vers 21h30. La sortie au Machu Picchu nous a quand même coûté la coquette somme de 260€ (beaucoup plus si nous avions pris le train à Cuzco et logé à l’hôtel à Agua Callientes), mais nous ne le regrettons pas car ça valait vraiment le coup d’y aller. (On peut donner de plus amples renseignements aux futurs voyageurs qui doivent venir au Pérou). 

Le Machu Picchu est le monument précolombien le plus spectaculaire d’Amérique du Sud, autant par l’importance des constructions que par la beauté du lieu. Il fut découvert en 1911 par un archéologue américain, complètement enseveli sous la végétation mais intact, en parfait état de conservation. Construit en 1438, le mystère reste entier quant à son utilisation. Machu Picchu était-il une capitale religieuse, résidence d’un empereur ou simplement un lieu de culte consacré au Soleil. Pourquoi, cette cité fut elle abandonnée moins d’un siècle plus tard par les incas : encore un mystère. La crainte la plus logique aurait été de voir tomber la ville aux mains des envahisseurs espagnols. Mais rien n’est prouvé sur la chute de Machu Picchu et les raisons pour lesquelles les conquistadores espagnols ignorèrent le site pendant trois siècles. L’éloignement et les difficultés d’accès peuvent peut être expliquer que ce superbe site fut totalement délaissé.

Le Machu Picchu avec au fond le Wayna Picchu. La ville inca(285 maisons) se divise en quartiers séparés par l’esplanade avec la ville supérieure (mirador, garnison, terrasses) et la ville inférieure (grenier, temples, centres artisanaux). 1200 personnes pouvaient y vivre.

En haut du Wayna Picchu (2700m). Récompensée après de gros  efforts par la superbe vue qu’on a d’en haut. Mais,  j’ai vraiment beaucoup souffert car c’était  très dur : le chemin qui grimpe est très abrupt et parfois fait de marches d’inégales hauteurs. J’en connaîs une d’Annonay qui se serait régalée !!

Descente du Wayna Picchu et de beaux précipices !!

Pas facile non plus la descente !! Il faut mieux y aller «  à reculons ».

Une flore des plus variée : fuchsias, bégonias nains et ci-dessus des orchidées sauvages

Et d’autres espèces dont on ignore le nom.

Croyances et magie :

On protège les maisons avec une croix sur le toit et une tuile faîtière spéciale représentant souvent un taureau et une vache en terre cuite.

On enterre un fœtus de lama dans les fondations des nouvelles constructions.

27, 28, 29 et 30 avril, de Cuzco à Nazca : depuis Cuzco, 669km d’enrobés. La route traverse une très large partie des Andes, elle passe d’une vallée verdoyante à une autre en passant par des cols à 3900m d’altitude et traverse ensuite un large plateau, à une altitude moyenne de 4500m, parsemé de petits lacs (peu propice aux bivouacs car le vent n’est pas très chaud, malgré le soleil). Puis longue descente, sur Nazca dans un paysage désertique, ou il n’y a que des pierres et des cactus séchés par le soleil et quelques arbustes rabougris.

Bivouac dans la petite station thermale de Cconoc (1900m), où l’eau sort de terre à plus de 40 degrés. Plusieurs piscines et douches en plein air.

On en profite pour faire la lessive.

Rubrique Cuisine

La quinoa, la céréale des Andes est très riche en protéine. C’est la seule plante comestible qui contient tous les acides aminés essentiels dans la même proportion que le lait.

Préparation identique à celle du boulgour (pil pil ou blé concassé) : faire revenir dans un peu d’huile un gros oignon, puis y à ajouter un poivron ou une courgette (ou les deux) coupés en petits morceaux. Faire mijoter 5 à 7 minutes, ajouter un verre de quinoa et  mélanger. Recouvrir de deux verres d’eau, saler, poivrer et laisser sur le feu doux jusqu’à absorption de l’eau. Essayez, c’est excellent !! On trouve de la quinoa en France, dans les magasins bio.

La quinoa se prépare aussi en soupe ou avec du lait, mais je n’ai pas essayé.

Et bien sûr, nous avons goûté le pisco sour : le picso sour est un cocktail fait de 3 mesures de pisco (eau de vie de raisin), une mesure de citron vert, deux cuillères à café de sucre de canne,  de la cannelle et un doigt de blanc d’œuf battu. Un délice !!!


HOLA, QUE TAL ? BONJOUR, COMMENT ALLEZ VOUS ?

12:07 , 23/04/2010, .. Publié dans 3 La Bolivie .. 3 commentaires .. Lien
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HOLA, QUE TAL ?  BONJOUR, COMMENT ALLEZ VOUS ?

Bolivie, sur la route des Andes qui nous mène vers le Lac Titicaca, frontière avec le Pérou :

Mode de vie : le quotidien des Boliviens dépend essentiellement du lieu où ils habitent, la ville ou la campagne. Beaucoup dans les campagnes n’ont pas encore l’eau courante, le chauffage ou l’électricité et pour certains l’habillement n’a pas changé  depuis l’arrivée des Espagnols.Dans les grandes villes, les Boliviens peuvent jouir de tout le confort moderne. Toutefois, le niveau de vie de la majorité de Boliviens reste très bas : logement, nutrition, éducation, équipements sanitaires et hygiène sont médiocres. La Bolivie est le pays le plus pauvre d’Amérique Latine.

L’enseignement : Environ 90% des enfants en d’âge d’être scolarisés vont à l’école, mais l’absentéisme est répandu. Partout, où nous sommes passés, nous avons vu une ou plusieurs écoles dans chaque village ou quelquefois au bord d’une route principale pour les enfants habitant dans des maisons isolées. Les écoles sont en bon état avec équipements sportifs (terrain de foot, basket ou volley). Les élèves ont toujours un uniforme. Dans les campagnes, il est courant de croiser des enfants le long des routes qui reviennent de l’école, certains font plusieurs kilomètres à pied ou en vélo.

Tous les enfants ne sont pas logés à la même enseigne !!!

A quoi pensent-ils ces deux lurons ?

Et ces deux là, ils n’avaient pas la brouette pour jouer !!!On se demandait où ils allaient…sûrement dans les champs rejoindre leurs  parents

Un cireur de chaussures à Sucré, 9ans et ne va pas à l’école tous les jours, certainement !!!

Des écoliers sortant du collège

L’économie du pays : parmi les grandes exportations figurent le gaz et le zinc. Coté agriculture, la Bolivie produit du soja, du café, du sucre, du coton, du maïs et des fruits ainsi que la coca (pour le soda), les graines de tournesol (pour l’huile) et le chocolat bio.

17 avril : marché de Cochabamba : nous traversons le marché de Cochabamba sans pouvoir nous y arrêter. Le grand marché du samedi s’étale le long d’une rue (déjà commerçante avec des boutiques de part et d’autre) sur environ 3 ou 4km : petits producteurs et marchands s’installent  où ils peuvent, sur les trottoirs, mais aussi sur la chaussée (la police essaie de les faire déplacer, sans succès !!!). Il y a de tout : des fruits, des légumes, des fleurs, de la viande, des boissons, de la quincaillerie, de l’outillage, des articles ménagers, des vêtements, des chaussures et j’en oublie sûrement…C’est un embouteillage énorme avec les bus qui déposent leurs passagers, les camions qui déchargent les marchandises, les charrettes qui circulent entre les bancs, les voitures qui cherchent à se garer et les gens qui traversent dans tous les sens, et en plus des coups de klaxons retentissants. En fait, dans le land, on est au première loge et on n’a pas tellement envie d’aller au milieu de cette foule. On fera les courses ailleurs !!!! On se dirige vers le centre ville un peu plus calme, où nous trouvons à nous garer facilement. Au programme internet et resto. Nous repartons de Cochabamba vers les 16 heures et prenons la direction de La Paz. Bien que la route soit en très bon état et goudronnée, nous ne roulons pas vite. En 2 heures et demi, nous faisons une centaine de kilomètres et passons de 2500m à 4500m d’altitude. Ici en Bolivie, il n’y a que des routes de montagnes en lacets, et sur celle-ci, assez fréquentée par des camions chargés, il est difficile d’aller plus vite. Pourtant, nous ne voulons pas bivouaquer à cette altitude. Enfin, la route redescend et Denis arrête le land près d’un petit hameau. Nous sommes quand même à 4000m d’altitude.

Un aperçu de la circulation

Et du marché

Sur la route de La Paz

18 avril et 19 avril, La Paz, capitale la plus haute du monde, étagée  de 3200 à 4000m d’altitude dans un immense canyon entouré d’une centaine de pics enneigés à plus de 5000m (dominé par l’Illimani à 6362m)

Vue lointaine sur la chaîne des Andes au dessus de la Paz

Vue sur La Paz : une infime partie, car la ville s’étale sur des kilomètres carrés sur les flancs des collines, que des maisons en briques rouges

Rue en pente de La Paz

Une circulation intense dans la Paz, c’est à celui qui passera le premier. Les minibus s’arrêtent au milieu de la chaussée pour faire descendre leurs passagers et redémarre sans clignotant. Ils n’ont sûrement pas le même permis de conduire que nous !!

Rue de La Paz : un enchevêtrement de fils électriques !!!

La route des Yungas n’est plus ce qu’elle était (à 17km de La Paz): du col de la Cumbre à 4800m au fond de la vallée à 1100m, sur 70km, la route descend en lacets, avec des virages en épingles à cheveux et des précipices de 1000m de profondeur. Il y a encore peu de temps, cette route était appelée route de la Mort, car il y avait de très nombreux accidents de camions, de bus et de jeep, car la piste était si étroite, qu’on ne pouvait à peine se croisait à deux. La circulation est à présent déviée sur une nouvelle route et l’ancienne piste des Yungas a même été élargie et entièrement asphaltée. Nous décidons d’aller bivouaquer au fond de la vallée. La descente, malgré la brume est superbe et nous passons des sommets enneigés des Andes à des paysages de jungle : de végétation luxuriante, bananiers, citronniers, fleurs exotiques …..enfin tout ce qui pousse dans un  climat tropical. Veillée au clair de lune et nuit super à 1100m d’altitude (22° degrés au petit matin). Mais le lendemain, je me suis aperçue que je m’étais faite piquer par des insectes ou des moustiques sur les chevilles. Oh, que ça fait mal. Et, Denis rien du tout, c’est pas normal !!

Route des Yungas ou route de la mort

Au milieu des bananiers.

Tenues vestimentaires et différentes sortes de chapeaux :

Un couple bolivien : les boliviennes tiennent vraiment à leurs traditions  vestimentaires.

Jupe froncée à la taille, sur de amples jupons, plus ou moins longue selon la région. Ici, le chapeau de feutre noir.

Avec toujours un tablier à bretelles par-dessus la robe

Le large chapeau tressé. La mode est aux longs pompons fixés au bout des nattes

De grands châles tricotés sur les épaules.  

Et bien sur, le plus courant : le chapeau melon, vert, noir ou beige.

20 avril, le lac Titicaca et la frontière du Pérou : nous passons la frontière à Desaguadero et franchissons le rio du même nom qui sépare les deux pays, Bolivie et Pérou et qui se jette dans le lac Titicaca. Au poste de douanes, nous rencontrons un couple français qui est depuis 9 mois en Amérique du Sud, avec leurs deux filles 8 et 9 ans (quelques échanges entre voyageurs, car eux rentrent en Bolivie et nous, allons au Pérou).

Le land de la famille strasbourgeoise rencontrée à la frontière.

Rubrique Campement : nous nous arrêtons, en principe vers les 17h30-18h et ne bivouaquons jamais au bord d’une route principale ou près d’une grande ville. Nous cherchons à nous engager sur une route secondaire ou une piste et essayons de trouver un endroit à l’abri des regards. Avec le land, il est facile d’emprunter des chemins difficiles. Par exemple, avant Cochabamba, nous avons pris dans la montagne une piste qui venait d’être ouverte au bulldozer et nous arrivons sur une plateforme entourée de cactus, et là c’est la tranquillité assurée : les seuls habitants sont les colibris. Si nous ne trouvons pas d’endroits pour bivouaquer, nous nous approchons d’une maison dans un village et demandons l’autorisation de stationner pour la nuit. En principe, il n’y a aucun problème. Il nous est arrivé quelquefois de dormir près d’un poste de police ou une station service. Dans les villes, nous allons dans des campings ou parkings gardés.

Un magnifique colibri qui se pose sur les fleurs d’un cactus

Hasta pronto !!! à bientôt, pour le prochain mail


La Bolivie, découverte de l’Altiplano à l’ouest :

03:02 , 18/04/2010, Bolivie .. Publié dans 3 La Bolivie .. 2 commentaires .. Lien
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La Bolivie, découverte de l’Altiplano à l’ouest : ce haut plateau (au dessus de 3000m) est entouré de par deux chaînes montagneuses, à l’est la cordillère Royale 500km de long, 30km de large, 300 pics à plus de 5000m (l’Illampu, le Huayna Potosi et l’Illimani qui domine La Paz), à l’ouest, la cordillère Occidentale et ses sommets volcaniques tels que le Sajama (plus de 6500m). C’est également sur l’Altiplano qu’on trouve les grands lacs boliviens (Lac Titicaca), les déserts de sel avec des lagunes (lagunas  Verde et Colorada).

Population de la Bolivie : Après le Pérou, la Bolivie est le pays qui compte la plus grande majorité d’Indiens : 60% des 8,5 millions d’habitants sont quechuas ou aymaras. C’est depuis 1952 (440 ans après l’arrivée des Espagnols) date d’abolition du servage et attribution des mêmes droits aux Indiens, que les ethnies boliviennes ont compris qu’il fallait s’organiser politiquement pour faire face à la minorité des blancs et métis qui contrôle le pays. En 2005, la Bolivie élit son premier président  indien, Evo Morales qui continue les réformes engagées depuis 1952 (réforme agraire,  suffrage universel et enseignement obligatoire …) et s’est engagé à nationaliser les hydrocarbures (gaz et pétrole) appartenant à des grandes sociétés étrangères. Cependant tout n’est pas simple et les opposants aux réformes entreprises sont nombreux. L’intégration des populations indiennes dans l’administration n’est pas contestée, mais la redistribution des richesses au profit des pauvres passe beaucoup moins bien. Malgré ces oppositions, le président a bien réussi à faire passer ses initiatives, en convainquant les compagnies gazières et pétrolières  étrangères de signer de nouveaux contrats, accordant une participation majoritaire à l’entreprise publique bolivienne. La lutte continue pour sortir le pays de la pauvreté.

5 avril La Quiaca (Argentine), ville frontière avec Villazon en Bolivie.

Des boliviens marchent en file indienne, en silence, lourdement chargés. Des femmes parfois âgées aux longues nattes jusqu’au bas du dos, portent des charges d’au moins 50kg, les hommes sont encore plus chargés. Tous déchargent des camions argentins et transportent les marchandises sur leur dos jusqu’à des camions boliviens et sont payés au nombre de passage. Une fois la marchandise passée, ils courent pour reprendre un chargement. Tout ce trafic, car les taxes douanières sont élevés pour les camions. Quelle misère !!!

Villazon, ici en Bolivie, dans les femmes sont très attachées au costume traditionnel : «  l’aguayo » est un  rectangle de tissu, souvent tissé à la main qui sert de sac fourre- tout où on transporte les  provisions et le bébé.

La vallée de los Machos (autrement dit la vallée des pénis rocheux).

On prend une dame bolivienne qui fait du stop et la déposons devant chez elle à 22km de Tupiza.

Et partout des troupeaux de lamas et d’alpacas : le lama et l’alpaca sont domestiqués et élevés pour leur laine et aussi la viande. Le lama qui pèse entre 120 et 180kg fournit une laine grossière, tandis que l’alpaca plus petit a un poil de meilleure qualité.

Troupeau de lamas, au bord d’un petit lac.

Quelle élégance!!!

Une colombienne qui part s’installer sur le marché d’Uyuni, ici pas de poussette pour les bébés.

8 avril : le Salar d’Uyuni (3650m d’altitude) : un salar est un ancien lac asséché, celui d’Uyuni est le plus grand désert blanc du monde (12000km, l’étendue de deux départements). L’épaisseur du sel  peut atteindre 20m, d’autres pensent que c’est beaucoup plus.

 Pique nique sur le Salar, en charmante compagnie avec le caniche de Monique et Jacky.

Rencontres : Sylvia et Pietro, un couple italien  en camion Iveco et Monique et Jacky de Marmande en pick-up cellule. Nous passons la journée ensemble.

Quelques photos insolites sur le désert blanc !!!

On me fait sauter comme une crêpe dans une padella (poêle en italien ou en patois chez nous)!!!

Et Denis tient son jouet préféré à bout de bras !!!

Quel plaisir de rouler sur cette immense étendue, après les mauvaises pistes de gravier (appelé ici ripio) et pleines de tôles ondulées !!!En Bolivie, peu de routes goudronnées.

L’île Inca Huasi, au milieu du Salar, est couverte de cactus immenses.

Envers du décor : ceux qui travaillent très durement sur le gisement de sel et qui ont moins de chance que nous….

Le sel est accumulé en  tas.

Sur des surfaces immenses.

Puis chargé sur des camions, à la pelle, pour être traité en usine.

Du 9 au 11 avril : La région volcanique du Sud

A quelques centaines de mètres de notre bivouac, nous rencontrons un jeune couple de luxembourgeois en land 300TDI 2006 (très bien équipé) qui descendent du Canada et qui pensent voyager pendant 2ans.

Le Sud Lipez, à 400km d’Uyuni : région à visiter à partir de San Pedro d’Atacama au Chili. Coté bolivien à partir d’Uyuni, comme nous l’avons fait,  il y a trop de kilomètres pour atteindre cette région (800km aller et retour de mauvaises pistes sableuses et beaucoup de tôles ondulées quand la route est dure). Qu’est ce qu’on en avait marre ??? Ah, si on avait su !!!

Tout au GPS,  merci à ceux qui nous ont donné les points, aucun problème pour se diriger.

Les geysers Sol de Manana (4800m d’altitude et – 6° au thermomètre) qu’on est allé voir au lever du jour (geysers ou fumerolles ???)

Des volcans qui fument

La Laguna Verde, au  pied du volcan Licancabur (5960m).

Le mal de montagne (soroche) : depuis presque 15 jours, nous circulons sur l’Altiplano à une altitude allant de 3000m à  4970m (notre record). Il ne faut pas monter trop vite pour que l’organisme ait le temps de s’adapter. Au début, arrivés à 3500m, nous avions du mal à respirer. Maintenant, nous commençons à nous y habituer, mais nous évitons quand même de dormir à très haute altitude. Nous avons seulement passé une nuit à 4500m et Denis n’a pas fermé l’œil de la nuit !!! En Bolivie et Pérou, la feuille de coca est utilisée pour soigner ce mal de montagne.

La coca : en arrivant  en Bolivie, je croise plusieurs personnes qui ont une joue énorme et je me dis en moi-même, ils doivent avoir un abcès dentaire pour avoir une telle chique. Et, c’est là qu’on m’explique que les Boliviens utilisent la feuille de coca pour lutter contre le mal d’altitude,la fatigue, (notamment dans les mines, les travailleurs sur les chantiers de routes en construction, mais aussi les chauffeurs de camions et de bus)et aussi pour couper la faim et la soif. Une cinquantaine de feuilles sont placées une à une dans la bouche, toutes du même coté. Les feuilles ne sont pas mâchées, on en extrait le jus petit à petit. On trouve aussi la coca sous forme d’infusion, le maté de coca. La coca est considérée en occident comme un produit brut qui sert à fabriquer une drogue dure. Les peuples indigènes des Andes la considèrent comme une plante sacrée qu’ils utilisent sous sa forme naturelle depuis des millénaires. Si la culture de la coca reste autorisée en Bolivie, seule la feuille de coca est tolérée. Son exportation est totalement interdite, car selon la Convention de Vienne qui réglemente le trafic des drogues, la feuille de coca est considérée comme telle. Malgré cette interdiction, la guerre de l’antidrogue, qui a commencé il y a quelques années en Bolivie, est loin d’être terminée.

Du 12 au 17 avril : Les montagnes et vallées centrales, à plus basse altitude que les hauts plateaux de l’Altiplano. Les villes situées entre 2500m et 4000m d’altitude ne sont jamais enneigées. Potosi (4100m) est une des rares grandes villes boliviennes qui connaisse la neige. .

Avant Potosi, bivouac près d’une petite maison occupée par un couple ayant à peu près  notre âge. Vie ancestrale et conditions de vie très rudimentaires : pas d’eau, pas d’électricité. La propriété est composée de la maison d’habitation d’environ 15m2 et d’un petit bâtiment de même surface pour mettre le matériel. La dame va chercher l’eau dans un petit ruisseau qui coule près de la maison et fait la cuisine dans un petit four extérieur avec une brassée de bois sec qu’elle a descendu de la montagne. Avec son mari, ils ont un petit troupeau de moutons et chèvres et deux bœufs pour les travaux dans les champs (petites surfaces cultivées sur les endroits un peu plus plats et fertiles au milieu de la steppe) Les animaux restent tout l’année dehors et sont parqués dans de petits enclos entourés de murailles. Avant notre départ, nous leur laissons quelques vêtements que nous avions emportés pour donner.

La ville de Potosi fondée en 1545, fut la ville impériale la plus riche des Amériques grâce à la découverte d’un précieux minerai : l’argent. Mais début du XIX siècle les mines commencèrent à s’épuiser et la ville ne fut sauvée que par l’exploitation de l’étain. Elle abrite des trésors d’architecture et depuis 1987 est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Casa nacional de la Moneda, où l’on frappa la monnaie jusqu’en 1869.

Potosi (4100m d’altitude) la plus haute ville de plus de 100000hab. Des quartiers coloniaux en haut de la ville et les maisons des ouvriers en bas.

Un labeur d’enfer, Germinal vécu en direct au XXI siècle. Dans les mines du Cerro Rico, l’extraction de l’étain n’étant plus rentable les salariés ont été licenciés et l’état a encouragé les mineurs à continuer à y travailler en s’organisant en coopératives privées. Le rendement étant toujours aussi faible, le mineur s’exploite lui-même : il doit soustraire de son salaire déjà dérisoire l’achat d’explosifs et de matériel y compris les lampes à acétylène. En fin de semaine, chaque mineur essaie de vendre sa production au meilleur prix. Les mineurs travaillent à des températures allant de 0 à 45° selon l’étage et sont exposés à toutes sortes de produits chimiques et gaz nocifs. Ils meurent, en général de silicone, au bout de 10 à 15 ans passés à la mine. La plupart des coopératives offrent une assurance minimale en cas d’accident ou de silicose. Quand un mineur a perdu 50% de ses capacités respiratoires, il peut prendre sa retraite. S’il décède sa pension est versée à sa veuve et ses enfants. Les agences touristiques proposent la visite de ces mines, mais nous n’y sommes pas allés. La réalité des choses est parfois insoutenable à voir !!!

Fête des écoliers et étudiants dans toutes les villes que nous traversons, en quel honneur, peut être pour marquer la rentrée des classes ?

Défilé en fanfare de tous les écoliers et étudiants en uniforme, ce lundi dans les rues de Potosi.

Talons aiguille et mini jupe, pas mal comme uniforme !!!

Sucré, la cité blanche, à 2790m d’altitude où l’on peut apprécier la douceur du climat après les rigueurs climatiques de l’altiplano (plus de températures négatives au lever du jour).

De beaux bâtiments coloniaux, place 25 de Mayo

En l’absence de tout système de protection, personnes âgées, handicapées et chômeurs sont contraints à la mendicité, quand ils ne peuvent être pris en charge par la famille. Il existe même un « syndicat »  de mendiant qui envoie de vieilles femmes vêtues de brun, dans les grandes villes en leur assurant un logement.

Le Valle Alto : nous visitons les villages de Tarata, Punata et Arani.toujours sous le soleil, 29 degrés à l’ombre et un peu d’air, l’idéal !!!

 

La basilique d’Arani

Cochabamba, à 2500m d’altitude est une ville moderne et vivante. La région, au climat privilégié (la température descend rarement au dessous de 20° pendant la journée) fournit une grande partie des fruits et légumes du pays et nous sommes aujourd’hui 17 avril en train de faire le marché, avant d’aller au cybercafé.

Rubrique Cuisine : la pomme de terre, la papa  comme on l’appelle ici, a été rapportée de Bolivie par Parmentier au XVIIIeme siècle et sauva à plusieurs reprises l’Europe de la famine. Ici en Bolivie, il en existe des centaines d’espèces. On va essayer d’en goûter quelques unes.

 

Marché de Potosi

Marché central de Sucré

Epicerie de village, où on trouve à peu près tout !!!

Une bonne padelée de patates, mais avant un petit apéritif : ouzo ou pastis. Ce soir, c’est pastis, accompagné de vraies cacahuètes, comme on en trouvait pour les kermesses ou la vogue du Monastier!!!




DE RETOUR EN ARGENTINE DANS LA REGION DU NORD OUEST APPELEE NOA

12:17 , 10/04/2010, .. Publié dans 2 L Argentine le Chili .. 2 commentaires .. Lien
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DE RETOUR EN ARGENTINE DANS LA REGION DU NORD OUEST APPELEE NOA : dernier bastion d’Argentine où l’on parle encore la langue des ancêtres : le quechua. La population qui vit ici est métissée et indienne. On traverse de charmantes petites villes coloniales, des vallées encaissées et verdoyantes, des montagnes aux multiples couleurs, des champs de cactus, des villages en pisé. On est au cœur des traditions indiennes avec des modes de vie ancestraux  (petite agriculture et élevages de moutons, chèvres et lamas). L’artisanat représente aussi une source d’intérêt non négligeable. A ce jour, l’Argentine n’est pas parvenue a bien intégrer la population de cette région à son développement économique, social et politique. On se sent à des milliers de kilomètres de la capitale Buenos Aires. Cette région est aussi celle où les inégalités sont les plus criantes

30 et 31 mars, Andinisme ou landinisme, nous avons choisi landinisme. De San Antonio de los Cobras à Salta nous retrouvons la Ruta 40, ici réservée au mini gabarit sur les 70km. 3 heures de piste pour monter jusqu’au col à 4970m et redescendre à la Poma.

La panoplie complète sur le même panneau !!!

4970m d’altitude grâce à notre mini camping car, qu’on apprécie à ces moments là !!! Mais nous redescendons rapidement, car à cette altitude,  il nous manque de l’air. Le moindre effort nous fatigue, le land aussi manque d’oxygène à la côte.

Nous redescendons et apprécions les magnifiques montagnes aux multiples couleurs.

Bivouac près d’un petit cimetière isolé dans la campagne (garanti à 100% pour le calme !!!).

Des maisons en pisé dans la vallée

Des poivrons qui sèchent au soleil

Toujours intéressée par les « chiffons » et l’artisanat!!! Ici, une habitante de la région file la laine de lama  et vend ses tricots, bonnets,  châles, ponchos etc….

Des cactus immenses dans toute la vallée

Fête de Pâques et croyances : les Argentins sont très majoritairement catholiques (92%). Dans la région où nous sommes, le culte de la Pachamama, la terre mère est encore respecté et mélangé aux croyances chrétiennes. La Pachamama, la terre mère qui représente la fécondité et la source des biens matériels est une divinité qui est censée répondre aux besoins de ses enfants qui la comblent d’offrandes et la vénèrent. (3 jours fériés pour la fête de Pâques).

Nombreuses statues du Christ dans tout le pays et une église dans tous les villages même les plus petits.

Des sanctuaires « bizarres », le long des routes

1er et 2 avril : deus nuits passés au camping de Salta, où nous rencontrons un couple de belges en camping car et 3 couples de jeunes voyageurs Français : Jérémie et Emilie avec un Toyota cellule (www.emiliejeremie.canalblog.com), Fred et Gabrielle avec un camion Mercedes et Marc et Marie avec un bus (www.en-route.info).

Au camping de Salta, Denis arrose son anniversaire (62 ans et encore la pêche !!!), occasion de goûter au petit vin blanc régional de Cayafate.

3 au 4 avril : Traversée de la Québrada (vallée) de Humahuaca

Les montagnes aux 7 couleurs, du beige au violet dans la vallée

Algarrobo negro estimé à 1000ans d'age dans le village de Purmamarca

Monument indiquant le passage du tropique du Capricorne sur la route de Humahuaca.

Orage de grêle fondue à 3500m d’altitude (la température était de 14°)

5 avril Poste Frontière la Quiaca : on rentre en Bolivie dans la ville de Villazon : 3 heures pour sortir d’Argentine (on est tombé sur un « pas dégourdi » et 3 minutes pour faire les formalités boliviennes !!!  

Rubrique Cuisine : deux plats typiques d’Argentique les tamales et les empanadas. Les tamales présentés dans des feuilles de mais  (en forme de gros bonbon) sont constitués de farine de maïs, d’œufs et de viande. Les empanadas sont des sortes de chaussons fourrés à la viande de bœuf, de poulet, de fromage ou jambon  et cuits au four ou frits.  Les deux sont excellents !!!




le chili

12:34 , 3/04/2010, Chili .. Publié dans 2 L Argentine le Chili .. 2 commentaires .. Lien
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Le Chili : peu de pays au monde offrent une aussi grande diversité de paysages : sur une mince bande de terre, longue de 4300km et large en moyenne de 180km, se succèdent déserts et lagunes, salares et canyons, oasis, volcans actifs, lacs, fjords, glaciers, îles…. Coincé entre l’océan Pacifique et la Cordillère des Andes, le Pays s’étale du Pérou à la Terre de Feu. Bordé au Nord-est par la Bolivie, c’est avec l’Argentine que le Chili partage sa plus grande frontière (3500km serpentant à travers la Cordillère). L’île de Pâques et l’archipel Juan Fernandez (dont sa célèbre île de Robinson Crusoé) font également partie du territoire et le Chili revendique aussi une partie du territoire antarctique. La superficie du pays continental et insulaire totalise 756 096km2.

La Cordillère des Andes : Véritable épine dorsale du continent, elle s’étend de la Colombie à la Terre de Feu. Elle domine le Chili du nord au sud, le séparant ainsi de l’Argentine. Dans la zone patagonne, la cordillère est morcelée en massifs isolés et disloquée en d’innombrables archipels. Au cap Horn, elle disparaît dans la mer. La montagne occupe 80% de la superficie totale du pays.

Du sud au nord, 5 grandes régions géographiques :

Patagonie et Terre de Feu à l’extrême sud du pays et Les îles du Pacifique dont l’île de Pâques, la plus isolée du Pacifique.

La Araucania et la région des Lacs : au sud de Santiago commence la région de lacs avec des forêts et des prairies (au large de Puerto Montt, l’île de Chiloé, la plus grande du pays).

Chili Central : cette vallée bénéficie d’un climat méditerranéen, ce qui en fait une région très fertile, de cultures, de vignes et de fruits exotiques. On y trouve les plus grandes villes Santiago et Valparaiso avec 75% de la population du pays.

Norte Chico : de Chanaral à le rivière Aconcagua, région de transition entre les déserts du nord et la zone de pluies du sud. On y trouve de grands contrastes entre la cordillère, les déserts et les vallées fertiles.

Norte Grande : région dominée par le désert de l’Atacama, le plus aride du monde. Beaucoup d’oasis parsèment cette immensité désertique, dont celle de San Pedro de Atacama. La cordillère des Andes suit un  plan incliné qui s’élèvent progressivement jusqu’à 4000m d’altitude. Au-delà, elle prend l’aspect d’un haut plateau (l’altiplano) parsemé de volcans et de sommets de 6000.

 

21 au 23 mars Chili Central : Santiago, Valparaiso, Vine Del  Mar

Après avoir visiter la Patagonie chilienne quand nous étions au sud, nous rentrons dans la zone centrale et nous dirigeons vers le désert d’Atacama au Nord. Nous évitons la zone où il y a eu un tremblement de terre il y a un mois maintenant (région de Conception).

Santiago, place des Armes

Valparaiso, la ville aux 47 collines et ses maisons colorées

Vue sur la baie de Valparaiso

Resto à Vino Del Mar

  nous goûtons le vin chilien

Un des premiers bivouacs au Chili où nous sommes invités par la famille Diaz à prendre le « once », sorte de goûter (et qui peut être le repas du soir s’il est pris un peut plus tard). Au menu, café ou thé, tomates, miel, manjar (confiture de lait) et pain maison tout chaud !!!

24 au 26 mars, Norte Chico, région de la Séréna :

Horgon, charmant petit port de pêche aux maisons colorées où nous avons bivouaquer. Les barques des pécheurs sont tirées sur la plage par des chevaux.

Maisons aux jolies couleurs sur le port d’Horgon

Drôle de plante port d’Horgon

Des minous sur le pas d’une porte (dont deux sont borgnes, il doit y avoir pas mal de bagarres dans le quartier) Nous pensons à Tina, notre minette en pension au Monastier et espérons que tout se passe bien !!!

Une alimentation où l’on trouve de tout à Horgon

Des pélicans au bord de l’océan pacifique attendent le retour des pécheurs.

La Vallée Del Elcanto, où nous avons peu vu de gravures rupestres, mais où nous avons rencontrés trois allemands voyageant également avec un land

Cactus en fleurs Vallée Del Elcante

Des forêts de cactus

On parle mécanique bien entendu mais aussi voyages…Agréable soirée dans le parc où nous sirotons liqueur du pays, sans oublier l’éternel verveine !!!!

Ici, les renards ne sont pas sauvages, celui-ci vient presque  se servir sur notre table, et la nuit vient pisser sur les roues du land pendant la nuit !!!

Au fur et à mesure que l’on monte vers le nord et qu’on s’éloigne de l’océan Pacifique, la végétation devient plus rare. Sur les versants de la Cordillère quelques cactus brûlés par le soleil et dans les vallées de la vigne et des arbres fruitiers

Un peu de vert au fond des vallées (Vallée de l’Elqui où pousse la vigne)

Les vignes en forme de « paillassons ».

Encore des cactus (je crois qu’on appelle ça des chignons de belle mère, heureusement je n’ai pas de chignon !!!)

27 au 30mars : Norte Grande : le désert d’Acatama et l’Altiplano : à l’extrême nord est du Chili, nous rentrons dans le désert d’Acatama, un des plus aride du monde. Des étendues rocheuses à perte de vue, une terre craquelée, des lacs asséchés appelés « salars, des geysers, quelques dunes de sable ocre et des petites oasis. De ce véritable paysage lunaire surgit de temps à autre des villes fantômes, vestiges de l’épopée où on extrayait du sol, du salpêtre. Aujourd’hui, la région de l’Atacama est riche en mine de cuivre. Le Chili est devenu le 1er producteur de cuivre de ce minerai qui représente 45% de ses exportations. A 4000m d’altitude, la Cordillère des Andes à l’aspect d’un haut plateau , l’Altiplano parsemé de volcans et de sommets à 6000m. Quelques grandes villes, dans ce désert : Antafagosta, San Pedro d’Atacama, Arica et Iquique.

Bivouac en plein désert d’Atacama à quelques kilomètres du Paranal. Ici, rien ne pousse, que des cailloux et du sable et dans cette région le ciel est toujours bleu (350 jours sans nuage par an).

Visite de l’observatoire du Céro Paranal situé à 2664m, un des plus grand du monde et qui est géré par l’Européen South Observatory (ESO) dont la France fait partie. Avec ses télescopes de 8,20m de diamètre, il est possible d’observer les astres et les confins de l’univers à quelques 400000km de notre planète.

www.eso.org/paranal/site/

Impressionnant cet énorme, énorme appareil photos de plus de 400 tonnes !!!!

Visite de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert: en premier lieu, nous traversons la ville de Chuquicamata complètement déserte, car depuis 2008 les 12500 habitants, qui y vivaient, ont été relogés dans la ville voisine de Camata, pour des raisons de pollution. Quelques chiffres qui parlent d’eux même : dimension du trou 4,7km de longueur, 3km de largeur et 1km de profondeur. Un parc d’engins de génie civil impressionnant, dont une centaine de camions énormes : poids à vide 100 tonnes et pouvant charger 360 tonnes. Le godet d’une pelleteuse contient 100 tonnes, il faut 3mn pour charger un camion. 600000 tonnes de roches sont enlevées en 24 heures. Après divers traitements, on obtient des plaques à 99,7% de cuivre pur. Les pneumatiques sont essentiellement fournis par Michelin. Sans aucun doute, certains viennent de l’usine Michelin à Blavozy. La mine fonctionne jour et nuit et ne ferme jamais, les 1300 ouvriers qui travaillent sur le site travaillent en équipes (4X8). Que de mauvais souvenirs pour Denis !!!

Moteur 18 cylindres de 3300CV. Consommation d’un camion 2250l de gasoil en 8heures. Dimensions : 22m de longueur, 9 de largeur. Les pneus font 1m de large et 4m de haut ///

Grosse inquiétude avant d’arriver à San Pedro De Acatama : un claquement bizarre sous le land.

Non, ce n’était pas la boite de transfert, mais un croisillon de l’arbre de transmission avant qui s’était cassé. OUF !!!

Pendant que Denis répare le land (il avait emporté une pièce de rechange), je prépare dans ma mini cocotte minute, un ragoût de bœuf aux légumes et épices (genre tajine). Bienvenue ce repas chaud, car quand la réparation fut terminée, il commençait à ne pas faire chaud, c’est vrai qu’on était à 3480m d’altitude.

Désert d’Acatama (Vallée de la Lunes)

Eglise de San Pedro de Atacama (avec charpente en bois de cactus)

De nombreuses rencontres de compatriotes, mais aussi des Allemands et des Suisses : beaucoup de jeunes sac à dos et des moins jeunes (avec des jeunes enfants parfois) ou des retraités. Toutes sortes de moyens de locomotions : transports locaux, vélos, motos, fourgons ou 4X4 aménagés en camping et même un bus aménagé.

Températures dans le désert de Acatama, beaucoup d’écarts entre le jour et la nuit. Dans la journée le thermomètre monte jusqu’à 30° dans l’après midi et le matin au moment où le jour se lève nous avons eu moins 1°, à 3800m d’altitude.

31 mars : frontière Chili/Argentine 

 

Nous voici à nouveau en Argentine : bivouac près du poste des carabiniers, poste du Paso Sico à 3880m d’altitude. 8 heures du matin, petit déjeuner au soleil et à l’abri. Il fait bon et déjà, le ciel bleu.

Rubrique Histoire : On ne vient pas au Chili sans penser à la dictature sous la présidence de Pinochet. Des années après la fin de la dictature (de 1973 à 1990), le Chili tente de mesurer l’ampleur des violations des droits de l’homme. Un rapport, sur les tortures, les incarcérations de prisonniers politiques, rédigé en s’appuyant sur les témoignages des 35000 victimes fut achevé en 2004. Le rapport conclut que la torture était couramment employée par l’armée et la police. Même si des centaines de militaires et fonctionnaires sont actuellement en prison et doivent répondre d’accusation des droits de l’homme, même si des batailles judiciaires sont engagées contre Pinochet, tout cela ne suffira pas au pays pour faire son deuil pour les milliers de disparus. Les plaies du Chili sont encore vives… 

 




Traversée des Andes, de Mendoza à Siantago du Chili

01:53 , 23/03/2010, .. Publié dans 2 L Argentine le Chili .. 3 commentaires .. Lien
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Traversée des Andes, de Mendoza à Siantago du Chili

 

Fin du voyage en Inde de « Cornac expédition ». Avant de vous donnez de nos nouvelles, nous avons une pensée émue à l’idée de ne pouvoir embrasser le petit Félix qui a planté son dernier bivouac dans notre maison à La Roche Haute. Bon retour à Clermont Ferrand, courage à vous trois pour la reprise et au mois d’août pour fêter notre retour. Bisous, bisous….

 

Adieu Patagonie :

 

Volcan Lanin (3776m)

Superbe coin pour pique niquer

Cynorrhodons (plus communément appelés poil à gratter ou goulabaies chez nous)

17 mars: nous quittons La Patagonie au niveau du rio Barrandas et rentrons dans la région NOA (nord ouest de l’Argentine). Depuis Bariloché, paysages variés de montagne aux abords de la cordillère, puis steppes arides plus vers le centre mais route quand même peu languissante avec côtes, descentes, virages, rivières, canyons et même quelques cols à plus de 1500m d’altitude (en bref le contraire, de la route empruntée pour descendre à Ushuaia, coté Atlantique), et surtout beaucoup moins de clôtures !!! Au carrefour de l’incroyable ruta 40 et la non moins mythique ruta 7 qui relie Buenos Aires à Santiago du Chili, nous arrivons à Mendoza. La ville, aux immeubles bas et aux larges allées bordées d’arbres, a beaucoup de charme et un petit côté méditerranéen. Actuellement dans la région, c’est la saison des vendanges. Mendoza est d’ailleurs réputée pour ses vins de qualité.

18 mars : ce matin, nous avons rencontré un rallye touristique de tractions Citroën  (une bonne vingtaine de voitures françaises), qui descendaient à Ushuaia. On a discuté un long moment avec l’organisateur qui lui avait un prototype : une caisse de traction sur un châssis de Toyota Hilux, (beau mariage rétro-4X4)

Un beau face à face !!!

Voir : www.T3.fr

19 mars et 20 mars, la route des Andes : 

 

Super bivouac sur un plateau à 2200m d’altitude, avec la cordillère des Andes pour horizon 

L’Aconcagua enneigé, point culminant des deux Amérique avec ses 6959m.

Le cimetière des Andinistes, émouvant lieu de repos des grimpeurs victimes de l’Aconcagua.

Picheuta, un des plus vieux pont du pays construit par l’armée des Andes

Ici, à 3000m d’altitude, sur la route principale qui relie l’Argentine et le Chili, nous imaginons la hauteur de neige en hiver, vu la dimension des piquets gradués jusqu’à 4 !!!

Nous passons la frontière vers les 16 heures avec un peu d’inquiétude, car pour passer au Chili, il est absolument interdit de rentrer des produits laitiers, de la viande, des fruits et des légumes sous peine de fortes amendes et nous avions un pot de miel (également interdit) dans la voiture. Finalement, tout s’est bien passé, malgré la fouille les douaniers n’ont rien vu !!!

21 et 22 Mars : Visite de Siantago du Chili et Valparaiso, puis direction le nord pour la visite du plus grand observatoire du monde Le Paranal, samedi prochain.  HASTA LUEGO !!!!

 

RUBRIQUE MOTOR HOME – intérieur du land Rover : Le land est aménagé à l’arrière pour qu’on puisse y dormir : matelas en mousse compacte très confortable, sur les cotés des placards pour le rangement des vêtements et divers accessoires, une planisphère colée sur la porte arrière en toile de fond.

La couchette relevable à l’avant permet de dégager une banquette (avec coffre en dessous) et une petite table sur laquelle je peux préparer les messages sur l’ordinateur. De ce siège arrière, on peut facilement accéder au réchaud, frigo et robinet d’eau en cas de besoin.  L’arrière de la couchette également relevable permet d’accéder de l’extérieur à divers coffres de rangement et à un WC chimique. Les douches sont prises sous l’auvent (douchette extérieure et réservoir d’eau sur la galerie) ou dans les campings.

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Terre de Feu, Ushuaia et Patagonie

10:08 , 16/03/2010, .. Publié dans 2 L Argentine le Chili .. 2 commentaires .. Lien
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Terre de Feu, Ushuaia et Patagonie

La Terre de Feu constitue le Sud de La Patagonie. Partagée entre le Chili et l’Argentine, sa superficie est comparable à 8 fois La Corse (71000km2). C’est un véritable archipel quasiment inhabité, séparé du reste de l’Amérique du Sud par le détroit de Magellan. Ushuaia située sur la plus grande île, l’Ile Grande, est la ville la plus australe du monde (pas tout à fait exact, puisque Puerto Williams, la chilienne est 30km, plus au sud).

Un peu d’histoire : c’est Magellan, en 1520, qui découvrit la Terre de Feu, habitée uniquement par des indiens. Il ne put terminer son tour du monde, car il fut assassiné lors de son retour aux Philippines. D’autres navigateurs suivirent ses traces et la Terre de Feu connut un essor économique important grâce aux transits de nombreux navires. Au XIXe et début du XXe siècle, la Terre de Feu attira des chasseurs de peaux de phoques, des chercheurs d’or, des pécheurs de baleines. Des maladies apportées par ces européens disséminèrent petit à petit les indiens. La chasse à l’homme menée par les éleveurs et propriétaires des grands domaines accéléra leur disparition. Il n’en restait pratiquement plus en 1930. Pour développer l’essor de la région, l’état construisit un bagne (pensant que les familles des détenus viendraient y vivre). Ce fut un échec. Puis récemment, le gouvernement encouragea plusieurs entreprises pétrolières à s’installer. Enfin, c’est sur le tourisme que l’on mise aujourd’hui, puisque la région attire de plus en plus de voyageurs. Que pensons nous d’Ushuaia, la ville mythique !!!! La ville, en elle-même, n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est sa situation géographique qui lui donne la mention de « ville du bout du monde ». Nous ne voulions pas venir jusqu’en Terre de Feu, sans nous arrêter à Ushuaia. Ville très médiatisée donc très touristique, nous n’y passons que peu de temps (à peine 2 jours), préférant nous balader sur les pistes moins fréquentées le long de la baie de Beagle et sur les premiers contreforts boisés de la Cordillère des Andes. Nous ne sommes pas déçus car nous avons pu voir de magnifiques paysages (photos dans album photos Argentine).

 

Ushuaia

 

Ushuaia et Cordillère des Andes

 

De magnifiques lupins dans les jardins ou à l’état sauvage

Les arbres de Patagonie souffrent beaucoup du vent

Bateau de pêche sur la baie de Beagle

 

Maison de pécheurs à Herbarton

 

Puerto Williams (Chili), la ville la plus australe

Cordillère des Andes

 

Nous quittons Ushuaia, en n’en ayant pris plein nos yeux, car nous n’y reviendrons certainement jamais et prenons la direction du nord pour nous rendre à El Calafate, le Parc national des Glaciers et El Chalten dans le sud de la cordillère des Andes. Notre route repasse obligatoirement par le Chili et devons traverser à nouveau le détroit de Magellan. Nous faisons un crochet jusqu’à Punta Arénas et Puerto Natales et visitons le parc national de Torre del Paine (superbes paysages de montagnes). 

Le Périto Moreno, le clou du voyage en Patagonie, le plus spectaculaire des glaciers andains, avec ses 15km de long sur 5km de large, et ses 60m au dessus de Lac Argentino où il se jette. Quand on l’aperçoit de loin, au détour d’un virage dans un  paysage arboré, on ne peut rester insensible tant il en impose. MAGNIGIQUE !!! 

El Chalten, village posé au cœur des Andes au pied du Fitz Roy (3441m). Un des plus beau coin de Patagonie, ou l’on pratique l’alpinisme (on dit ici l’andinisme). Nous, nous ferons simplement une randonnée dans les alentours. En 1952, le Fitz Roy a été vaincu pour la première fois, par le français Lionel Terray.

Première tempête de vent : eh oui, il fallait bien que ça arrive. Denis venait de déplier l’auvent, il faisait très beau, et tout d’un coup une rafale de vent très forte nous emporte tout, et nous envoie de la poussière plein les yeux. On arrive quand même à tout replier sans qu’il y ait trop de dégâts. Depuis quelques jours, le temps a sensiblement changé, il y a moins de soleil mais il ne fait pas froid et le souffle très fort.

12 mars : En route pour le nord de la Patagonie par la célèbre Ruta 40 qui remonte l’Argentine du Sud au Nord, jusqu’à la frontière de la Bolivie : des kilomètres de pistes (bien roulantes avec un land rover) et quelques tronçons de route qui commencent à être goudronnées (surtout dans les endroits touristiques). Ce qui nous gênent le plus sur toutes les routes parcourues jusqu’ici, ce sont les clôtures interrompues de part et d’autres, car ici tout est privatisé. Alors, nous nous déplaçons d’une ville à l’autre et d’un parc national à un autre. Heureusement, nous sommes récompensés par la beauté des paysages.

Enfin !!!, passé ces régions touristiques, nous faisons aujourd’hui une piste de plus de 200km qui nous emmène le long de la frontière du Chili et se termine au Lago Buenos Aires. Nous montons jusqu’à 1400m d’altitude et les paysages sont grandioses avec quelques estancias (fermes) dispersées au milieu des pâturages. Nous ne rencontrons que quelques pick-up (ici, il n’y a que ce genre de véhicules) et un deux Gauchos.

 

15 mars : Région d’Esquel,  El Bolson, Bariloché : paysages de montagne (lacs, forêts de sapins, chalets de bois…) et stations de skis. On se croirait en Suisse ou en Autriche. Nous traversons toutes ces régions très tranquillement ne rencontrant que peu de monde, car nous sommes au début de l’automne,  les vacances d’été sont terminées et les enfants ont repris l’école.

Los contactos durante el viaje - Des rencontres au fil du voyage :

 

Une famille d’Argentins à Buenos Aires surprise de nous voir avec notre voiture.

 

Renato, un argentin dont la grand-mère était italienne.

 

Emmanuel, Vanessa et leurs enfants Elisa et Benjamin qui voyagent avec leur voilier dans les eaux de l’Atlantique depuis 2 ans et que nous rencontrons sur une plage dans la région de Punta Tombo. Soirée très agréable passée avec eux autour d’un feu de bois ( www .levoyagedetoumai.com)

Un couple d’allemands photographes partis eux aussi depuis deux ans et qui voyage comme nous en Land Rover (dommage, je n’ai pas pensé de prendre la photo !!!). Nous les croisons à deux reprises et notamment alors qu’on allait prendre le bac pour traverser le détroit de Magellan.

A Punta Arenas, nous rencontrons un couple de retraités habitant Béziers qui fait l’Amérique du Sud en camping car  (Rattrapeur d’horizons) et au Perito Moreno une couple avec un enfant de 3 ans qui voyage également en camping car (www.junglefamily.com).

 

 

Rubrique Cuisine : Le mate (prononcé maté) est la boisson nationale en Argentine. Il s’agit d’une infusion des feuilles d’un arbuste (espèce de houx) que l’on verse dans une calebasse évidée (ou maté) et que l’on boit avec une pipette en métal (ou bombilla). Ici, on en boit partout, au travail pendant les repas. Cette boisson a de multiples vertus et, entre autre elle accroît le taux de bon cholestérol et lutte contre le mauvais et remets en forme après une soirée un peu trop arrosée. 

Préparation du café pour le petit déjeuner (on ne s’est pas encore mis au maté, mais on va s’y mettre car c’est excellent): Denis utilise notre 2ème réchaud qui fonctionne avec tout combustible (essence, gasoil et gaz). Super, ça marche très bien avec de l’essence!!!!Plus de risque de tomber en panne sèche avec notre camping-gaz.

 

 

 

 




L’Argentine : en route pour la Patagonie

12:22 , 6/03/2010, Argentine .. Publié dans 2 L Argentine le Chili .. 5 commentaires .. Lien
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L’Argentine : en route pour la Patagonie

L’Argentine avec 2 770  000km2 (5 fois la France) est le 2ème  pays d’Amérique du Sud par la taille. Dans sa longueur, le pays atteint 3 700km. On distingue 5 grandes régions naturelles :

-         La Patagonie avec ses immenses plateaux représente 30% du territoire avec moins d’un habitant au km2. Au sud, le détroit de Magellan sépare la Terre de Feu du continent.

-         La Pampa, immense plaine monotone de 600 000km2 où sont élevés 50 millions de bovins et 35 millions de moutons à laine et à viande. Cette région, qui représente 20% du territoire et les 2/3 de la population, est le centre économique du pays. A l’ouest, les immenses plaines laisse la place à une chaîne de montagnes (las Sierras de Cordoba)

-         Les Andes du Nord-Ouest, appelées NOA (15% de la population) marquent la fin des grandes plaines. On y trouve des villes situées à plus de 2000m d’altitude.

-         Les Andes Centrales, c’est la région qui possède les plus hauts sommets (Aconcagua s’élevant à presque 7000m)

-         Les plaines du Nord-Est se caractérisent par de vastes zones de marécages et de savanes à l’ouest et par la région humide et forestière des grands fleuves (Rio Parana et Rio Uruguay) à l’est. C’est dans cette région, qu’on trouve les spectaculaires chutes d’Iguazu.

 

Buenos Aires : 18, 19 et 20 février passés à Buenos Aires, car nous devons attendre le début de semaine pour prendre une assurance pour le land.

Arrivée à Buenos Aires

 

Denis sort le land du Grande San Paolo.

Nous profitons du week-end pour flâner dans les rues piétonnières du centre ville et visiter les vieux quartiers de la Boca  et San Telmo, quartiers marqués par les fortes vagues d’immigration des grecs, yougoslaves, turcs, et surtout italiens au cours du siècle dernier. Dans le quartier de San Telmo se tient, tous les dimanches, un grand marché aux puces et nous avons la chance de pouvoir y aller. Beaucoup de brocante sur la petite place centrale, mais aussi dans les rues des mini- orchestres, des chanteurs et surtout des danseurs de tango. Bien que ces deux quartiers soient devenus très touristiques, nous ne regrettons pas d’y être venus, ça valait vraiment le coup !!!!

 

 Caminito à la Boca

 

 Danseurs de tango

 

 Une petite devinette : quels sont ces objets vendus sur ce stand ? (Il y en a qui vont trouver tout de suite…).

Après 1700km à travers d’immenses plaines où l’on cultive essentiellement du soja (l’Argentine est le 3e exportateur mondiale) et la pampa à perte de vue où sont élevés des bovins (l’économie du pays repose en grande partie de l’exportation des viandes), nous arrivons dans la région de Patagonie. Il fait encore très chaud (plus de 30°), mais nous apprécions !!! Le paysage commence à changer au fur et à mesure que nous avançons. Les pâturages laissent la place à des steppes buissonnantes et arides où paissent des moutons. De temps en temps, nous apercevons des animaux que nous n’avons pas l’habitude de voir chez nous, guanacos (cousins du lama), des nandous (sorte d’autruches plus petites), ou encore des tatous.

Des guanacos

 

Un tatou

26, 27 et 28 février : Péninsule Valdès (réserve naturelle inscrite au Patrimoine mondiale de l’Unesco) : c’est dans les deux golfes qui bordent la péninsule que se réfugient un nombre impressionnant d’animaux marins (éléphants et lions et de mer (sorte d’otaries), dauphins, phoques, pingouins et même des baleines. Hélas, nous ne verrons pas ces dernières, car elles sont reparties depuis trois mois. Plus au sud, sous un soleil de plomb (38 degrés à l’ombre), Punta Tombo une réserve naturelle où l’on trouve la plus grande colonie de pingouins de Magellan.

 

 

 Des éléphants et lions de mer

 

 Des milliers de pingouins de Magellan sur les plages de Punta Tombo

Des pingouins qui se font des bisous*

3 mars : frontière chilienne à Monte Aymond. Pour accéder à La Terre de Feu, nous devons traverser le Chili sur environ 200km et mettre la voiture sur un bac pour passer le détroit de Magellan. Celui-ci a une longueur de 583km et une largeur de 32km au maximum et 3km au minimum à Punta Delgada (c’est là que nous prenons le bac, 15mn de traversée). La frontière se passe en moins d’une heure. Au cours de la même journée, nous rentrons à nouveau en Argentine (passage de frontière encore plus rapide).

4 mars : Au fur et à mesure que nous avançons depuis le détroit de Magellan, les températures ont baissé (pas plus de 17° l’après midi), mais peu de vent. Les paysages changent, les pâturages sont plus verts et nous apercevons les premiers contreforts de la Cordillère des Andes avec un  peu de neige au sommet et nous traversons des forêts de résineux. Ici, nous aurons moins de mal pour trouver un bivouac. Nous avons eu beaucoup de difficultés ces derniers jours pour bivouaquer, car depuis Buenos Aires, que des plaines sans arbres et des pâturages clôturés en bordure de route,  avec des haciendas dispersées (3500km de routes bordées de clôtures, ça représente quelques rouleaux de fils barbelés, celui qui l’a inventé doit être riche !!!!)

Nous arrivons en fin de journée à Ushuaia avec du soleil et très peu de vent. Quelle chance nous avons !!!! On en attendait pas autant par rapport à tout ce qu’on nous avait dit ou avions lu (pluie, brouillard, et beaucoup beaucoup de vent froid…...

Nous retrouvons le couple d’allemands qui étaient avec nous dans le cargo, au camping.

HASTA LUEGO, vous en saurez un peu plus sur Ushuaia et la Terre de Feu, la prochaine fois !!!

* Voir album photos Argentine.

 

Rubrique Cuisine

La parilla des gauchos (les gauchos étaient les cavaliers de la pampa, au temps ou le fil barbelé n’existait pas) : la parilla est un assortiment de viandes de bœuf, boudin et chorizo cuites à la braise et servies dans les restaurants sur un mini gril (la parilla) pour la maintenir au chaud. On la sert avec le chimichurry, sauce à base de tomates, huile d’olive, origan, thym, laurier, piment et ail.

 

Le dulce de léché : confiture de lait très sucré (ayant l’aspect de caramel fondu) qui accompagne pratiquement tous les desserts. Les alfajores, sorte de petits gâteaux fourrés de dulce de léché et enrobés de sucre glace ou chocolat. Un délice !!

Au bord de la plage ma cuisine d’été, avec tout à portée de main en un quart de tour (arrivée d’eau, réfrigérateur, réchaud et petits placards de rangement.

 




Traversée de l'Atlantique Bilbao / Buenos-Aires partie 3

02:23 , 20/02/2010, Buenos Aires .. Publié dans 1 La traversee de l Atlantique .. 4 commentaires .. Lien
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Traversée de l’Atlantique Bilbao/Buenos-Aires (SUITE et FIN)

 

(5 escales prévues en Amérique du Sud : Vitoria (Brésil), Rio de Janéiro (Brésil), Santos -  port de Sao Paulo, Montevideo (Uruguay), Zarate (Argentine) et arrivée à Buenos Aires (Argentine)

 

Vitoria – Buenos Aires (8 au 16 février)

8 février : Vitoria (Brésil) : première escale en Amérique du Sud bien appréciée après 10 jours sans avoir mis les pieds sur terre. Les dockers brésiliens déchargent des voitures et engins neufs qui viennent d’Europe. L’organisation dans le port n’est pas du tout comparable à celle qu’on a vu précédemment en Afrique. Il fait très beau, mais c’est normal ici c’est l’été. On passe la journée en ville.

9 et 10 février : Rio de Janéiro (Brésil) : 2ème escale au Brésil dans la baie de Rio de Janéiro (rivière de janvier). Si Rio a perdu son statut de capitale en faveur de Brasilia en 1960, elle reste la deuxième ville en taille après Sao Paulo. Elle demeure la plus célèbre ville du Brésil avec son site exceptionnel, le Pao de Açucar 394mètres (pain de sucre) en bordure d’océan et le  Corcovado qui surplombe la ville, à 710mètres.

A l’heure où nous accostons il fait très chaud (39° à 16h). Malgré la chaleur, nous décidons de prendre un bus jusqu’à la célèbre plage de Copacabana. Nous avons quartier libre jusqu’à 4 heures du matin. La ville est en effervescence et commence à se parer pour son célèbre carnaval qui aura lieu dans quelques jours. La plage de Copacabana n’est pas bondée, mais il faut dire qu’elle mesure aux alentours de 5km de long. Beaucoup de brésiliens viennent y passer la journée en famille. Retour au bercail un peu difficile, car il n’est pas facile de trouver la bonne ligne de bus et de se faire comprendre : ici on parle portugais et pas du tout anglais…Mais, on se débrouille très bien avec les mains et le plan de la ville. En plus, les brésiliens sont très gentils et serviables.

Le lendemain, nous faisons connaissance avec le nouveau capitaine qui a pris la relève à Rio. L’organisation du travail sur le cargo prévoit pour le personnel des rotations de 4 mois en mer suivis de 2 mois de vacances.

 

 

 

10 et 11 février : Santos, port de Sao Paulo (Brésil). En fin de journée, sous l’orage, nous arrivons dans le port. Santos est le plus grand port d’Amérique latine. Sur d’immenses parkings, 2000 voitures (Fiat et Volkswagen) vont être chargées dans le cargo pendant la nuit, en destination de Zarate et Buenos Aires. Nous repartons le lendemain au milieu de la matinée. La sortie du port se fait le long d’un bras de mer bordé d’un coté par des  bidonvilles sur pilotis, de l’autre coté par des villas et gratte-ciels à perte de vue. Encore deux jours et demi de navigation avant la prochaine escale

 

 

 

 

13 février : Montevideo (Uruguay)  situé dans le large estuaire du Rio de La Plata. Beaucoup de ferry vont d’une rive à l’autre, de l’Uruguay à l’Argentine, dont les capitales Montevideo et Buenos Aires ne sont séparées que par cet estuaire large d’une cinquantaine de kilomètres. Montevideo est une ville tranquille avec 1 300 000 habitants, entourée par 14km de plages de sable Terre d’immigration depuis l’arrivée des espagnols en 1724 (Italiens, Français, Anglais, Allemands, Suisses, Suédois, Polonais, Russes, Grecs, Turcs), la vieille ville est située juste à coté du port. Et ce samedi soir, c’est le carnaval. Il y a de l’ambiance !!!!

 

 

14, 15, 16 et 17 février : Zarate, à coté de Buenos Aires (Argentine) : pour la 4ème fois, nous retardons nos montres d’une heure. Zarate : la plus longue des escales!!!! Le bateau stationne une journée et demi sans bouger dans l’embouchure du Rio Grande, en attendant d’avoir l’autorisation d’accoster, mais nous ne sommes pas les seuls (environ une bonne vingtaine de navires attendent leur tour également). Zarate est un port où sont embarqués et débarqués des milliers de véhicules neufs (environ 300 000 voitures et engins de toutes sortes sont en attente sur d’immenses parkings). Le grande San Paolo doit en décharger 2000 et en charger 1500 et tout cela prend beaucoup de temps….. Nous passons la journée du 16, en centre ville, mais il n’y a pas grand chose à voir. Il commence quand même à nous tarder d’arriver!!!

 

18 février : BUENOS AIRES (capitale de l’Argentine) est une ville tentaculaire (12 millions d’habitants) qui commence au Rio de La Plata et s’étend sur plus de 194km  jusqu’aux pampas et plaines fertiles de l’intérieur. La traversée en cargo Bilbao/Buenos Aires va prendre fin ici et aura duré 25 jours.  Nous disons au revoir à l’équipage et les remercions pour leur gentillesse et l’agréable séjour que nous avons passé à bord du Grande San Paolo. Nous passons au bureau du commandant pour récupérer nos passeports tamponnés. La douane argentine nous établit une autorisation de circuler pendant 3 mois.  Nous prenons l’ascenseur pour descendre du 12ème au 3ème étage où est garé le land rover. Les sangles qui le maintenaient ont été enlevées. Nous disons au revoir à nos compagnons de traversée en nous souhaitant bon voyage (peut être aurons nous l’occasion de nous rencontrer, car nous prenons presque tous la direction du sud. C’est Denis qui prend les commandes à présent : un tour de clé et le land démarre au premier quart de tour. Il va falloir allumer le GPS et sortir les cartes. Nous descendons la rampe du Grande San Paolo et nous dirigeons vers la sortie du port. ESTAMOS EN AMERICA DEL SUR !!!!

C’est ici que va commencer notre grand périple de 5 mois en Amérique du Sud. Nous allons partir vers La Patagonie et La Terre de Feu tout en bas, car c’est encore la bonne saison. Il fait très beau  pour le moment (autour de 28° 30°). Ici, on est en été, les températures correspondent au mois d’août en France, avec la différence qu’elles peuvent atteindre les 40°, ici à Buenos Aires (au passage, nous vous envoyons beaucoup de soleil pour vous réchauffer le cœur, car il parait que vous grelottez pour le moment en France et qu’il y a de la neige!!!). Nous aurons donc encore un bon mois de beau temps pour descendre jusqu’à Ushuaia, peut être pas de grosses chaleurs, car il va faire plus frais vers le Sud et qu’il y a des vents très forts (à « décorner les bœufs » nous a-t-on dit, encore pire qu’à Freycenet Lacuche !!!!) Puis, nous remonterons par la cordillère des Andes (tantôt au Chili, tantôt en Argentine).HASTA PRONTO.

 

 

 




Traversée de l’Atlantique Bilbao/Buenos-Aires partie 2

09:37 , 10/02/2010, .. Publié dans 1 La traversee de l Atlantique .. 7 commentaires .. Lien
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Traversée de l’Atlantique Bilbao/Buenos-Aires (SUITE)

(3 escales prévues en Afrique : Dakar (Sénégal), Banjul (Gambie), Conakry (Guinée) et arrivée à Vitoria (Brésil) en Amérique du Sud)

 

Dakar – Conakry (29 janvier/ 2 février)

Conakry – Vitoria (2 février au 8 février)

Nous avons appris qu’il n’y avait pas d’escale prévue à Freetown (Sierra Léone) sur cette traversée, et qu’après Conakry nous irions directement sur Vitoria au Brésil. Nous allons gagner 1 ou 2 jours sur la traversée de l’Atlantique. Il arrive souvent sur ce genre de bateau que les horaires et les itinéraires fluctuent en fonction du fret à transporter, de la météo et des marées.

 

 


 

29 et 30 janvier : Petite promenade en soirée dans les rues du centre ville de Dakar (Sénégal). Nous retrouvons l’Afrique avec son animation, ses couleurs, ses parfums, mais aussi sa misère, ses mendiants (les enfants qui cherchent à récolter quelques pièces de monnaie pour leur marabout ??? et les jeunes filles avec leur bébé dans le dos qui demande de l’argent….). Il commence à faire très chaud, 29° à 11h du matin sur le port de Dakar. Au large, avec l’air marin la température est très agréable, à l’intérieur du bateau on nous a mis la « clim ». Le Grande San Paolo repart du port vers les 11h45, nous repassons à coté de l’Ile de Gorée. Vers la fin de l’après midi, nous apercevons Banjul, mais nous attendrons 2h du matin pour accoster, à marée haute.

 

  

 

 

 

31 janvier : Banjul (Gambie). Le port est situé dans l’estuaire de la Gambie. Nos collègues partent passer la journée dans la ville. Nous ne pouvons les suivre, car la Gambie exige un visa pour les ressortissants français. Nous passons donc notre journée sur le pont à regarder les dockers africains sortir les voitures du bateau. Le Grande San Paolo est plus long que le quai. Un ferry assure la liaison entre les deux rives du fleuve. Nous attendrons à nouveau la marée haute pour quitter Banjul.


 

1er et 2 février : Nous naviguons toute la journée. Nous apercevons parfois des dauphins qui viennent jouer autour du cargo et croisons des pirogues, des gros et petits bateaux. A 21h30, nous sommes amarrés à Conakry (Guinée). Martins, Norbert, Giuseppe et Denis vont descendre passer la nuit dans le garage afin de surveiller leur véhicule. Nous ne serons pas autorisés à descendre du cargo, car le pays n’est pas sûr. Du pont supérieur, nous apercevons Conakry, ville basse avec quelques buildings. Des centaines de véhicules sont sortis du bateau dans une belle pagaille. La plupart ne peuvent démarrer, ils sont descendus par tous les moyens : tractés ou poussés par les voitures qui peuvent encore rouler,  par des engins de manutention ou soulevés par des chariots élévateurs, sans souci d’abîmer la mécanique ou la carrosserie. Bonjour la casse !!! Sitôt sur le quai, les chauffeurs tentent de forcer les coffres et les portières (pourtant soudés) pour récupérer tout ce qu’ils peuvent trouver à l’intérieur (réfrigérateur, matelas, pneumatiques etc.….).Avant de fermer la porte du bateau, tout l’équipage contrôle tous les coins et recoins des garages (sur les 11 étages) pour vérifier la présence de clandestins. Malgré toute cette surveillance, il arrive que des africains soient retrouvés à l’arrivée sur le continent américain, ce qui occasionne de gros problèmes pour le commandant. Nous quittons Conakry vers 18 heures.

 

  


 

3 au  8 février : Dernière ligne droite avant l’Amérique du Sud.

L’océan est toujours très calme (et c’est tant mieux !!!) et le soleil nous accompagne. Les journées passent assez vite :

-         Le matin, lecture et cours d’espagnol pour Denis. Quant à moi, je prépare les textes pour le blog (ce sera peut être moins détaillé par la suite, quand nous aurons pris la route avec le land, je serai certainement plus occupée !!!). Nous profitons également de ces quelques jours pour faire un peu de lessive : une machine à laver et un sèche linge sont à notre disposition,

-         L’après midi : farnienté à l’extérieur, en essayant de trouver un peu d’ombre (car, bonjour les coups de soleil, il y en a qui ont viré au rouge !!!!)

-         Le soir à la tombée de la nuit après le dîner, marche d’une demi-heure sur le pont supérieur qui a été vidé des voitures, avant de retrouver les autres passagers dans le salon.

 

 

 


 

Nous profitons de ces journées pour parler avec l’équipage et le commandant (qui nous propose encore de nouvelles visites dans le bateau). Nous apprenons que le cargo consomme 70 tonnes de gasoil chaque jour et qu’au départ la cuve a été remplie avec 27000tonnes IMPRESSIONNANT!!! Jeudi 4 février, vers 10 heures, le pilote sonne la corne de brume : nous venons de passer l’équateur.

 


A gauche : William le stewart indien,  Nikko le cuisinier roumain et un officier italien

A droite : le commandant nous décerne un diplôme pour le passage de l’équateur.

 

8 Février : 8 heures du matin, nous arrivons en Amérique du Sud et accostons à Vitoria (Brésil). La traversée du continent africain au continent américain, environ 4500km, aura duré 5 jours et demi. Nous descendons du cargo (ça fait tout drôle de marcher sur la terre ferme) et  nous prenons un taxi pour nous rendre en ville. Nous allons pouvoir envoyer un mail et prendre des nouvelles de la famille.




petit texto

07:00 , 4/02/2010, Conakry .. Publié dans 1 La traversee de l Atlantique .. 2 commentaires .. Lien
Mots clefs :
un petit texto de la part des Robin le 3/02/10 à 19/12 heure locale
 
News de Konakry il fait très chaud nous sommes pas descendu du bateau
prochaine escale au Brésil Bises
 
Conakry* est la capitale de la République de Guinée.
Son centre historique se situe sur l'île de Tombo, dans l'océan Atlantique.
L'activité portuaire constitue aujourd'hui un secteur majeur de l'économie de la ville.

Conakry a été créée officiellement en 1887 lorsque les colonisateurs
français ont procédé à l'agglomération de quatre villages : Conakry,
Boulbinet, Krutown et Tombo. Conakry devint la capitale de la colonie
des « Rivières du Sud » en 1889, puis de la colonie de Guinée-Française
en 1891.



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